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Corse : le 1er tour de l'élection présidentielle vu d’ici

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Par , France Bleu RCFM
Corse, France

Macron / Le Pen à l’affiche du second tour de l'élection présidentielle le 7 mai prochain. A l'issue du 1er tour, l'ancien ministre de l'Economie est arrivé en tête, devant la candidate du FN qui en revanche le devance en Corse. Sur l’île, les soutiens des principaux candidats réagissent.

Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont au second tour de l'élection présidentielle 2017
Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont au second tour de l'élection présidentielle 2017 © Maxppp -

La Corse, comme souvent, est à contrecourant des résultats nationaux puisque c'est Marine Le Pen qui a viré en tête du 1er tour ce dimanche avec 27,88% des voix, devant François Fillon, 25,52%, tandis qu'Emmanuel Macron arrive seulement en troisième place avec 18,48% .

Un FN "majoritaire et souverain"

Ce lundi, dans un communiqué, le FN "Rassemblement Bleu Marine" lance un appel aux électeurs de Nicolas Dupont Aignan et François Fillon, soulignant "ensemble des valeurs communes que nous partageons avec les électeurs des deux candidats ainsi qu'avec les patriotes de tous horizons politiques" afin de "permettre un grand rassemblement autour de Marine Le Pen pour le second tour." Francis Nadizi, le secrétaire territorial du FN, revient sur les positions de Marine Le Pen, il ne veut pas que l'on évoque un vote contestataire.

"On a parlé de vote contestataire, je n’y crois pas un seul instant. Elle a mis en exergue les problèmes de la Corse avec des propositions spécifiques. Les gens ont réfléchi, analysé et mis en parallèle les solutions très concrètes qu’elle apportait. Le peuple corse s’est prononcé de manière souveraine, un certain nombre de personne devrait revoir leur positionnement. C’est un déni de l’accueil catastrophique qui lui a été fait il y a 15 jours, le peuple corse dans son ensemble s’est majoritairement prononcé pour du changement mais avec Marine Le Pen comme présidente de la république."

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Tiercé dans le désordre

En Corse, Emmanuel Macron n’arrive qu’en troisième position, le leader "En marche" obtient 18,48% des voix. Emmanuel Macron n'arrive que rarement en tête dans l'île. C'est le cas à Vivariu, à Patrimoniu ou à San Martinu di Lota, mais aussi à Vescovato ou à Tomino avec 37,5% des voix. Le candidat d'En marche arrive en seconde position à Cuttoli ou à Saint Pierre de Venaco. A Bastia, le choc est important, Emmanuel Macron arrive certes second, mais 1540 voix derrière Marine Le Pen. En fait, dans la plupart des communes, il est le troisième homme. C'est le cas à Ajaccio où il accuse près de 2 800 voix de retard sur Marine Le Pen. Emmanuel Macron est aussi troisième à Calvi, l'île rousse, Corte, Saint Florent, Oletta ou encore à Bonifacio et là c'est surprenant et c'est même un revers pour le maire Jean Charles Orsucci, qui soutient Emmanuel Macron quasiment depuis le début.

"Il faut rester les pieds sur terre, lucide, je serais vraiment heureux si au soir du second tour Emmanuel Macron était élu Président de la République mais évidemment ce soir c’est déjà une première satisfaction. Les républicains qui dans une vision économique ne se reconnaissait pas à 100% dans le projet d’Emmanuel Macron sauront faire le bon choix. Face à la candidate du chaos, je fais confiance à l’intelligence collective y compris celle des militants Les Républicains pour apporter leurs suffrages à Emmanuel Macron et faire gagner la France."

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Un score à contrecourant de son résultat national mais qui n'a pas empêché les militants de fêter la victoire ce dimanche malgré un enthousiasme tempéré par le résultat du FN dans l'île. François Orlandi, le président du conseil départemental de Haute-Corse, candidat à l'investiture d'en marche pour les législatives. "C’est la meilleure configuration possible. Tous les démocrates appellent et appelleront à voter pour Emmanuel Macron. Le résultat du premier tour laisse augurer une avance considérable pour le second. C’est important de marquer pour la France et la Corse, qui a besoin de se ressaisir, une volonté d’aller vers une démarche d’ouverture, de progrès, de tolérance, de compréhension et pas rejet ou de replis sur soi-même…De la tristesse et en même temps la compréhension, nous avons une partie de notre population qui s’est exprimée et a contesté par ce vote la précarité et les difficultés qui sévissent dans notre région, je crois qu’il faut entendre cette expression."

Les militants d'En Marche ont tout de même déchanté en fin de soirée, en réalisant que le Front National était en tête dans les grandes villes de Corse. Julien Morganti, candidat à l’investiture pour les législatives également : "Sur le fond et sur la forme il faut que tous les militants, de toutes les sensibilités se retrouvent sur ce projet, parce que là on est entre les démocrates et les racistes, il faut que les choses soient dites !" Ce sera la position d'En Marche pour les 15 jours de campagne à venir.

La fin des partis traditionnels ?

Arrivé en troisième position, François Fillon, le candidat Les Républicains est éliminé de cette élection présidentielle. Second dans l'ile avec 25,52% des suffrages, l'ancien premier ministre appelle à voter pour Emmanuel Macron au second tour. En Corse, François Fillon n'a pas réussi à faire mieux que Nicolas Sarkozy en 2012. C’est une déception pour Camille de Rocca Serra, un de ses fidèles soutiens, même si pour le député de Corse du Sud, la défaite était prévisible.

"Une grande déception bien sûr même si on savait depuis quelques temps que ce n’était pas la victoire qui se dessinait. C’est une défaite qui va nous obliger à nous remettre en question, éviter les divisions, les règlements de compte. Je n’ai jamais failli dans mes engagements, je serais très clair même si je sais que la voix qui sera la mienne ne sera pas forcement entendue par tous, mon choix ne surprendra pas ma famille politique."

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Double déception pour Sauveur Gandolfi-Scheit, le député-maire de Biguglia, qui était d'abord derrière Nicolas Sarkozy, puis derrière François Fillon. Une défaite qu'il explique notamment par le rôle des médias. "Moi j’ai été déçu une première fois pour la primaire, je suis à nouveau déçu. On peut féliciter les médias nationaux qui ont fait une campagne extraordinaire pour Macron…Les gens ont été sensibles à ce qui s’est passé ces derniers jours sur Paris, avec tous les actes terroristes que nous avons connus, ils ont voté pour la candidate qui se battait le mieux à ce niveau…Concernant Macron pour moi c’est un ectoplasme."

Le grand perdant de ce premier tour, reste évidemment le Parti Socialiste. Le parti de la majorité réalise un score historiquement bas, en Corse également, où il est même devancé par Jean Lassalle. Moins de 3% des voix pour Benoît Hamon sur l’île. Une déconvenue violente, mais logique pour le secrétaire de la fédération du PS de Corse-du-Sud, Jean-Marc Ciabrini, qui a fustigé les fuites vers le camp Macron, et mis en garde sur le vote FN. "Lorsqu’on se donne des règles du jeu on joue selon ces règles. On ne peut pas prétendre être démocrate et quand le peuple ne choisit pas selon nos souhaits, aller voir ailleurs. Je suis consterné de voir qu’ils pensent que l’île à son avenir dans l’extrême droite, le nationalisme. Je pense que c’est davantage un coup de colère, j’invite les partis de droite et de gauche à faire une analyse sur ce qui s’est passé ici, et faire en sorte que les débats sur les valeurs de nos partis puissent contrecarrer cette fuite en avant d’une population qui a l’air de se retrouver sur les hourras politiques."

La Corse insoumise… quatrième alternative

Le Porte-Parole de la Corse insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, Jacques Casamarta, donne un ton positif, malgré le score plus faible dans l’île qu'au national, avec 13.75%. En Corse, le Candidat Mélenchon n'arrive en tête dans aucune grande agglomération, terminant le plus souvent quatrième. "C’est pour nous un très bon résultat, on aurait aimé être au second tour ceci dit Jean-Luc Mélenchon avait fait 11% des voix en 2012, on multiplie par deux, je pense surtout que peut être pour la première fois on a placé cette gauche alternative sur ses vraies valeurs, en position de force". Paroles de militants : "Un peu déçu mais on a quand même fait un bon score, il faut surtout éviter Le Pen au second tour… il y a énormément de déperdition de voix à gauche… sur les 6.5 % de Benoît Hamon je pense que 5 seraient allés à Mélenchon, dans ce cadre-là nous serions au second tour."

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