Politique

Corse : les élections territoriales déjà en ligne de mire

Par Patrick Rossi et Patrick Vinciguerra, France Bleu RCFM mardi 20 juin 2017 à 9:13

Les élections territoriales déjà en ligne de mire
Les élections territoriales déjà en ligne de mire © Maxppp -

Une élection chasse l'autre. Après la présidentielle, les législatives, voici que se profilent les territoriales.

La page des élections législatives à peine tournée, voici que tous les projecteurs s’orientent vers le prochain rendez-vous électoral, celui des territoriales. Le scrutin se déroulera début décembre. Et que ce soit dans le camp des vainqueurs ou des vaincus, c'est bien là la prochaine étape.

Une étape très importante car ceux qui l'emporteront accompagneront les premiers pas de la collectivité unique, la fusion de l'actuelle Collectivité Territoriale de Corse et des deux conseils départementaux. 5 000 agents, un budget de plus d'un milliard et demi d'euros. Ajaccio sera plus que jamais le cœur du pouvoir. Un pouvoir que les nationalistes entendent bien conserver, portés par les élans de ces législatives.

Reste à savoir si l'actuelle majorité territoriale partira unie dès le premier tour, comme le souhaite clairement Jean Guy Talamoni, le président de l’assemblée de Corse ou si, comme en 2015, elle ne se fera qu'au second. C'est ce que semble préférer Gilles Simeoni. Il faudra sans doute également compter sur une liste Rinnovu.

Quel leader à droite ?

Dans le camp libéral, deux députés sont restés sur le carreau, seule la droite ajaccienne a résisté à la vague nationaliste. C'est donc tout naturellement vers elle, vers Laurent Marcangeli, principalement, que se tournent les regards. Relèvera-t-il le challenge ? Pas sûr. L'ancien député a toujours fait valoir sa préférence pour la gestion de la cité impériale.

En tout cas, dans les rangs de la droite, certains aspirent à faire bouger les choses. Stéphanie Grimaldi, la présidente de la fédération "Les républicains" de Haute-Corse le précise : "la droite a toujours été majoritaire sur l’île, à travers notamment les scrutins nationaux. Je suis persuadé qu’elle a un avenir sur cette île. Mais un avenir à travers, premièrement, une stratégie collective. Il faut arrêter impérativement toute stratégie individuelle, non concertée et poussée uniquement par des ambitions personnelles, parce que ça c’est suicidaire. Elle a un avenir aussi si on arrive, à travers cette stratégie collective, à remobiliser un électorat, à avoir une base militante comme nous l’avions auparavant. Et puis surtout, il faut arriver à travers cette stratégie collective à nous renouveler".

Un trio à gauche ?

A gauche enfin, c'est un champ de ruines. Au tapis les radicaux de gauche, marginalisés les socialistes, mais aussi les communistes et la France insoumise, reste La République en Marche. Les trois candidats malheureux de ces législatives (Francois Orlandi, Maria Guidicelli et Jean-Charles Orsucci) qui n'ont pas démérités, devraient relever le gant. Ensemble.