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Politique

Corse : tous les maires ne seront pas de la visite d’Emmanuel Macron

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Par , , France Bleu RCFM

Iront ? N’iront pas ? Alors que le président de la République sera à Cozzano jeudi dans le cadre du grand débat national, tous les maires insulaires ne participeront pas à ce rendez-vous.

Tous les maires ne participeront pas à l'échange avec Emmanuel Macron à Cozzano
Tous les maires ne participeront pas à l'échange avec Emmanuel Macron à Cozzano © Maxppp -

Corse, France

Le grand débat national mis sur pied après la crise des « gilets jaunes » va se refermer en Corse jeudi 4 avril. La clôture se fera en présence d’Emmanuel Macron. Le président de la République participera, une nouvelle fois, à un large échange avec les maires des différentes communes insulaires. Mais, l’échange s’annonce ici bien différents de ceux vécus par ailleurs sur le territoire national. Emmanuel Macron n’est pas vraiment le bien venu en Corse. Les élus de la majorité territoriale ont annoncé qu’ils boycotteraient ce rendez-vous. Ils relaient également l’appel lancé par Pè a Corsica qui souhaite faire de la Corse, ce jeudi, une « île morte ». 

Des maires divisés

Du côté des maires, on est divisé. Il y a ceux qui honoreront cette invitation présidentielle. Pierre-Marie Mancini sera de ceux-ci. Le maire de Costa et président de l’association des maires de Haute-Corse entend profiter de cette occasion pour exprimer au président de la République « les inquiétudes qu’ont les maires au niveau de la fiscalité, des dotations, de l’urbanisme, de l’intercommunalité … »

Pierre-Marie Mancini, président de l'association des maires de Haute-Corse

Pour la plupart des édiles, ce débat est l'occasion de faire remonter leurs doléances et celles de leurs concitoyens. « Nous avons des choses à dire au nom de la population. Nous avons des choses à dire au titre d’élus dans la gestion des communes. Nous avons des choses à dire au sujet de la Corse. J’ai vu que le président de la République avait ouvert le débat aux questions locales et qui concernaient plus directement la Corse » indique Jean-Marie Séité, le maire de Galeria. 

Jean-Marie Séité, le maire de Galeria

Mais tous ne sont pas sur cette longueur d’onde. C’est le cas du maire de Poggio-di-Venaco, Jean-Marc Rodriguez, auteur d'une lettre ouverte au président Macron : «_Le président à ériger un mur entre le peuple corse et sa personne_. Je ne pense pas qu’il soit disposé pour le dialogue. Il n’a donné aucun signe de bonne volonté pour un réel dialogue »

Jean-Marc Rodriguez, le maire de Poggio-di-Venaco

Le maire de Levie, Napoléon de Peretti (della Rocca) ne se rendra pas non plus à Cozzano. « En tant qu’élu je serai monté, mais le militant que je suis ne s’y rendra pas. Je fais partie de Femu a Corsica et j’ai un devoir de solidarité. Ce n’est pas le cadre pour poser des questions de manière intéressante. »

Napoleon De Peretti, le maire de Levie

 La dernière sortie du président de la République dans le cadre du grand débat national ne sera certainement pas celle qu’il espérait.