Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

VIDÉOS - Couacs, accrochages, départ en pleine séance : la loi de moralisation examinée dans la confusion à l'Assemblée

vendredi 28 juillet 2017 à 16:27 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

L'Assemblée nationale doit, théoriquement, terminer ce vendredi l'examen des projets de loi de moralisation politique. Mais entre cafouillages, coups de colère et même un article rejeté par erreur par la majorité, la semaine a été chaotique. Jeudi, les députés Insoumis ont même quitté la séance.

Jean-Luc Mélenchon a quitté l'Assemblée en pleine séance, jeudi soir, suivi par les autres députés Insoumis.
Jean-Luc Mélenchon a quitté l'Assemblée en pleine séance, jeudi soir, suivi par les autres députés Insoumis. © AFP - Christophe Archambault

Après une semaine chaotique à l'Assemblée nationale, les députés doivent normalement terminer ce vendredi soir l'examen des projets de loi sur la moralisation de la vie publique. Mais les accrochages, les coups de colère et les cafouillages se sont enchaînés ces derniers jours. Ce jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon, chef de file des députés de la France insoumise, a même quitté l'assemblée en pleine séance, suivi par tous les députés de son groupe.

"Franchement c'est soûlant !" : le départ tonitruant de Jean-Luc Mélenchon

La soirée de jeudi a été particulièrement houleuse, après le décompte d'un vote à main levée très contesté, qui a provoqué le départ des Insoumis. L'amendement concerné visait à remédier aux difficultés que rencontrent des candidats pour ouvrir un compte de campagne dans une banque. Mais lors du vote à main levée, vers 23H30, le président de séance Hugues Renson, député La République en Marche, a estimé que l'amendement était rejeté. Le vote étant très serré, certains députés, y compris dans la majorité, ont réclamé un recomptage. Hugues Renson a refusé de procéder à un nouveau vote. Jean-Luc Mélenchon a pris la parole : "Franchement c'est soûlant! Allez on s'en va, restez entre vous, bonsoir", a-t-il lancé.

Jean-Luc Mélenchon a d'ailleurs déclaré ce vendredi que son groupe envisage une "abstention navrée" sur les projets de loi de moralisation.

La majorité rejette un article de loi par erreur

Mercredi, les députés de la majorité ont supprimé par erreur un article, qui visait à élargir les vérifications fiscales des membres du gouvernement, mesure pourtant validée en commission. Sacha Houlié, président de la séance, en est resté bouche bée. Les députés de La République en marche semblent avoir voté par "réflexe", puisque c'est Eric Coquerel, un député du groupe d'opposition de La France insoumise, qui a défendu le texte avant le vote. Le président de la séance a sèchement recadré ses troupes.

Des députés LR et PS dénoncent une majorité absente

Dans la nuit de jeudi à vendredi, après le départ des Insoumis, un nouvel incident de séance s'est produit, et Christian Jacob, député LR, a dénoncé les absences du président de l'Assemblée François de Rugy, du ministre des Relations avec le Parlement Christophe Castaner, et du chef du groupe REM Richard Ferrand.

"La majorité n'est pas dirigée", a lancé ce vendredi la socialiste Delphine Batho sur franceinfo. Le communiste André Chassaigne estime, lui, que Richard Ferrand, le président du groupe REM, n'intervient "quasiment jamais en séance" alors que "la mosaïque" du groupe nécessiterait un "timonier".

Philippe Gosselin, député LR, a carrément lancé une "alerte enlèvement" du président REM sur Twitter.

François de Rugy évoque "une forme de bizutage"

Sur franceinfo, le président de l'Assemblée nationale a dénoncé "une forme de bizutage fait par d'anciens députés". Selon lui, les incidents de séance font "partie d'une certaine tradition parlementaire que certains députés veulent entretenir". Pour lui, "il y a une forme de surenchère entre les différents groupes d'opposition". Répondant aux critiques sur son absence lors du débat de jeudi soir, il a répondu : "Christian Jacob n'a pas cherché à me joindre hier soir. S'il l'avait fait, il m'aurait joint sans aucun problème de même qu'il m'a joint ce matin et que nous nous sommes parlé."

Plus de 900 amendements déposés

Pour tenter d'apaiser ces cafouillages, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, est venu ce vendredi à l'Assemblée. Il a appelé à se focaliser sur "le bon déroulement global" des "travaux du Parlement". "Ce qui compte c'est que les choses avancent , a estimé le porte-parole du gouvernement. Plus de 900 amendements ont été déposés au total. Les projets de loi doivent être validés dans la foulée de cette première lecture. Assemblée et Sénat tenteront mardi de trouver une version commune, ce qui permettrait une adoption définitive avant la fin de la session jeudi soir, comme le souhaitait l'exécutif initialement. Sinon, ces textes reviendront en octobre.