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Politique

"Courage", "rires", "concentration" : François Fillon vu par ses proches sarthois

lundi 28 novembre 2016 à 1:06 - Mis à jour le lundi 28 novembre 2016 à 8:00 Par Alexandre Chassignon, France Bleu Maine et France Bleu

François Fillon a été élu pendant 31 ans et sept mois en Sarthe. Le candidat de la droite à la présidentielle conserve de solides liens dans le département. Que pensent de lui ceux qui le connaissent depuis si longtemps ?

François Fillon lors d'un meeting de campagne pour la primaire.
François Fillon lors d'un meeting de campagne pour la primaire. © Maxppp - Aurelien Morissard / IP3

"Il a l'image de quelqu'un de réservé, assez sombre, à tort... il n'est pas triste, pas du tout !", assure Vanessa Charbonneau. Aujourd'hui vice-présidente (LR) du conseil régional, elle a dirigé le cabinet de François Fillon à la communauté de communes de Sablé. Elle se souvient avoir "beaucoup ri, en prenant un café avec lui, deux semaines avant le premier tour de la primaire".

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Si François Fillon est né au Mans et qu'il a grandi, enfant, à Cérans-Foulletourte, c'est à Sablé qu'il a construit la base de sa carrière politique. D'abord dans l'ombre de Joël Le Theule, puis avec son nom sur les bulletins de vote, à partir de 1981. Il a dirigé la ville pendant 18 ans et n'a lâché les rênes de la communauté de communes qu'en 2012, pour se présenter dans une circonscription parisienne.

Il voulait toujours avoir raison"

Gérard Fretellière a été dans l'opposition de gauche au conseil municipal. Il garde le souvenir d'un maire tranchant, qui "connaissait bien ses dossiers et voulait toujours avoir raison", mais aussi d'un homme en retrait. "On ne le voyait pas dans la rue, il n'organisait pas de réunions publiques où il risquait d'être contredit".

Un portrait à l'opposé de celui que dresse Pierre Fillon. Le président de l'Automobile club de l'Ouest a toujours connu un côté fonceur chez son frère. "Il aime prendre le volant d'un voiture de course, et ce n'est pas rien ! Être seul aux commandes, prendre des risques, c'est une preuve de courage. Et cela demande beaucoup de concentration".

Je le trouve plus spontané, plus serein"

Véronique Rivron, aujourd'hui vice-présidente du conseil départemental, a connu François Fillon en 1980, avant sa première élection. Elle trouve qu'il a changé récemment. "Il est parfois un peu "absorbé", reconnaît-elle. Mais avec cette campagne il a cassé cette carapace, il est plus spontané, plus serein". Cette sérénité a effectivement frappé ses interlocuteurs, ces derniers mois, quand il répétait sa certitude d'être au second tour alors que les sondages voyaient en lui le quatrième homme de cette primaire.