Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

COVID-19 : "En Corse comme ailleurs, tout peut basculer", selon Gabriel Attal

-
Par , France Bleu RCFM

Le porte-parole du gouvernement est en visite dans l'île. Il a annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre la propagation du virus, mais indiqué aussi que les tests négatifs pour les vacanciers arrivants du continent resteront de l'ordre du facultatif.

Gabriel Attal, dans les jardins de la préfecture de Corse, le 11 août 2020
Gabriel Attal, dans les jardins de la préfecture de Corse, le 11 août 2020 © Radio France - Olivier Castel

Gabriel Attal, le porte-parole du nouveau gouvernement de Jean Castex, a assisté en visio-conférence ce mardi, depuis la préfecture d'Ajaccio, au conseil de défense organisé autour de la situation -préoccupante- de l'épidémie de COVID-19 en France. Parmi les mesures qui y ont été prises, l'inscription d'une quinzaine de nouveaux pays à la liste des provenances pour lesquelles les passagers devront présenter un test négatif pour venir en France. La chose n'est pour l'instant pas envisagée à l'échelle nationale.

En Corse, pourtant, les arrivées font l'objet d'une attention particulière. Gabriel Attal visitera ce mercredi l'aéroport d'Ajaccio, où caméras thermiques et thermomètres corporels sont employés depuis plusieurs semaines.  

En outre, le porte-parole a annoncé à notre radio que les préfets vont obtenir de nouveaux moyens pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Couvre-feux et fermetures d'établissements seront désormais possibles à partir d'une certaine heure, pour éviter les regroupements. Gabriel Attal a indiqué que la Corse n'était pas dans une situation préoccupante, mais que l'épidémie s'aggraverait si les gestes barrières n'étaient pas respectés.  

"On est le plus inquiets sur Paris et Marseille. Le taux d'incidence franchit le 50 pour 100 000 habitants, c'est à dire le seuil d'alerte où on considère que le virus circule activement. Et pourtant en Corse, comme dans beaucoup d'autres territoires de tourisme, tout peut basculer ! C'est très important de maintenir les gestes barrières et le port du masque quand il est nécessaire".  

Plus d'effectifs et plus de contrôles

Les contrôles et les sanctions pour le non-respect des règles vont être renforcés, et les préfets sont enjoints à mobiliser les forces de police et de gendarmerie. "Des plans de contrôles, pour le respect du port du masques où il est obligatoire (extérieurs et établissements)", précise Gabriel Attal. 

Concernant un éventuel re-confinement, en cas de recrudescences, Gabriel Attal précise que "dans les territoires où il y aurait une circulation active du virus, on donne aux préfets des moyens supplémentaires. [...] Si le virus redevient hors de contrôle, il y aura un re-confinement, mais c'est ce que l'on veut éviter. On peut encore éteindre ce virus". 

Droits de successions : Vers une différenciation pour l'impôt en Corse

Enfin, Gabriel Attal a répondu sur la question des droits de successions (Lire ici). L'exécutif territorial entend désormais fixer et collecter lui-même l'impôt, afin de lutter contre la spéculation, la dépossession et la désertification du rural. Réponse favorable, comme l'envisageait Gilles Simeoni.

"Le gouvernement de Jean Castex, c'est le gouvernement des territoires. [...] Il y a le nouvel acte de décentralisation, qui concernera bien évidemment la Corse, et la loi organique -adoptée il y a quelques semaines- sur la différenciation, pour permette aux territoires de déroger aux règles nationales. Un dialogue va s'entamer avec les élus de Corse, pour regarder comment cela s'appliquera à l'île".

Enfin, le porte-parole du gouvernement a confirmé que la réforme constitutionnelle, plusieurs fois reportée, n'était "pas à l'ordre du jour immédiat".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess