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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : quel coût pour les communes en Moselle ?

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Entre les masques, les désinfections à financer, mais aussi les baisses de recettes, les communes ont dû mettre largement la main au portefeuille pour pouvoir faire face à la crise du coronavirus. A combien cette facture s'élève-t-elle ? Quelques exemples en Moselle.

Thionville mairie
Thionville mairie © Radio France - François Pelleray

Le coronavirus aura plombé, depuis un an déjà, les finances des collectivités locales, obligées de puiser dans leur budget pour fournir du matériel ou désinfecter les locaux recevant du public... Selon l'Association des Maires de France, la Covid va coûter 8 milliards d'euros aux communes d'ici 2022, dont 6 milliards rien que pour l'année 2020. Voici trois exemples en Moselle.

Près d'un million et demi d'euros pour Thionville

Facture salée à Thionville : 1,4 million d'euros au total depuis le début de la pandémie. "On a eu 400.000 euros de frais directs : 250.000 euros d'achats de matériel (masques, gel, protections, virucides) et 150.000 euros de soutien à la population, aux associations, aux entreprises, détaille le maire, Pierre Cuny. Et on a eu aussi des baisses de recettes, qui s'élèvent à ce jour à un million d'euros",  avec les cantines qui ont fermé lors du premier confinement, ou le stationnement qui a moins rapporté.

La municipalité a choisi d'emprunter, plutôt que d'augmenter les impôts ou de réduire ses investissements : "Geler les investissements, ça aurait été un très mauvais signal envoyé aux entreprises, notamment celles du BTP", explique Pierre Cuny. La municipalité a donc contracté un emprunt "covid" d'1,4 million d'euros, remboursable sur cinq ans, pour ne pas abandonner ses grands projets.

Pour l'agglomération Portes de France-Thionville, également présidée par Pierre Cuny, les pertes sont chiffrées à 500.000 euros, essentiellement des baisses de recettes, avec la fermeture des équipements comme les piscines, par exemple. Une somme qui sera aisément absorbée dans les finances de la collectivité, selon son président. Il n'y aura donc pas d'augmentation de la fiscalité, que ce soit pour les contribuables de la ville comme de l'agglomération.

900.000 euros pour Sarreguemines en 2020

Dans la cité des faïenciers, la note est également lourde : 900.000 euros rien que pour l'année 2020. Si les achats de matériel de protection ne sont pas si élevés (70.000 euros tout de même), c'est surtout les pertes de recettes qui sont impressionnantes

Les remboursements suites à l'annulation de la saison culturelle, par exemple, ont été conséquents. Mais ce qui a le plus plombé le budget, c'est le ralentissement, voire l'arrêt pendant plusieurs mois, des transactions immobilières : "la ville a perdu 300.000 euros de droits de mutation", selon l'adjoint au maire de Sarreguemines en charge des finances, Jean-Marc Schwartz.

Les droits d'occupation du domaine public, aussi, ont été bien moindres en 2020, avec les fermetures des cafés et restaurants (et donc de leurs terrasses), ou le stationnement qui a moins rapporté.

"Il a fallu procéder à des arbitrages" pour compenser ces pertes, détaille Jean-Marc Schwartz : les subventions aux associations ont été rabotées, et la taxe foncière a été augmentée de 0,9% pour 2021.

Les communes rurales également mises à contribution

Dans les plus petites communes, les sommes sont évidemment moins importantes, mais tout de même... Rémilly, 2.000 habitants au sud de Metz, a déboursé 12.000 euros rien qu'en gel ou en masques, l'an dernier. "On a multiplié la ligne de dépenses par quatre, explique le maire, Jean-Luc Saccani : on était à 4.000 euros de dépenses d'hygiène et d'entretien en temps normal, on en est à 16.000 euros rien que pour 2020". 

Pour 2021, la commune s'attend à redébourser cette même somme. Mais elle a aussi cette année, en plus, la gestion du centre de vaccination, qui a ouvert le 1er mars dernier. Si l'Etat fournit les flacons de vaccin et les seringues, tout le reste (matériel, locaux, repas, personnel...) est à la charge de la mairie. "On estime les frais entre 4 et 5.000 euros par mois. Si on se projette sur dix mois, cela va nous coûter entre 40 et 50.000 euros. Mais j'espère que la crise sera résorbée avant !", sourit Jean-Luc Saccani, qui croit en la vaccination comme seul moyen d'enrayer l'épidémie.

La commune de Rémilly ne sera pas en déficit à cause de ce surplus de dépenses, assure le maire. Mais "hors Covid, si on en avait eu besoin, on aurait pu recruter 1,5 équivalent temps plein d'agent technique" avec tous les frais engendrés.

L'Etat pourrait débloquer une aide forfaitaire pour les communes accueillant des centres de vaccination, mais à ce stade, rien n'est moins sûr.

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