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Politique

Dans le Loiret, que reste-t-il du Parti Socialiste ?

lundi 1 octobre 2018 à 6:06 Par Cyrille Ardaud, France Bleu Orléans

La traditionnelle fête de la rose avait lieu à Ingré, ce dimanche. Une cinquantaine de militants du Parti Socialiste se sont réunis autour de la question de l'Europe. Plus d'un an après la lourde défaite à la présidentielle, le parti tente aujourd'hui de se reconstruire.

Une cinquantaine de militants du PS ont pris part à cette Fête de la rose
Une cinquantaine de militants du PS ont pris part à cette Fête de la rose © Radio France - Cyrille Ardaud

Ingré, France

Quelques drapeaux du PS et de l'Europe, des affiches, des chapiteaux et une cinquantaine de militants du Parti Socialiste. Ce dimanche à l'espace Boutrouche d'Ingré, c'était l'annuel rendez-vous de la Fête de la Rose. Les membres du PS étaient notamment invités à discuter de la question de l'Europe à travers une série de tables rondes. Les élections européennes qui se tiendront au printemps 2019 sont bien évidemment en ligne de mire, mais les lourdes défaites à la présidentielle et aux législatives de 2017 restent encore dans tous les esprits.

"On est pas dans une bonne situation, et ça tout le monde le reconnait."

Ces dernières années, le Parti Socialiste du Loiret a perdu plus de la moitié de ses adhérents. Ils sont toujours environ 500, selon Carole Canette, première secrétaire fédérale du PS dans le département. Et lorsqu'on les interroge, ces militants sont sincères : tout n'est pas au beau fixe. Thomas fait partie de la vingtaine de militants loirétains des Jeunes Socialistes, et il se rend compte que le parti a été un peu déserté : "On est pas dans une bonne situation, et ça tout le monde le reconnait. C'est à nous de retrouver les bons outils pour refaire venir des personnes et avoir un renouvellement des militants. Mais on se demande tous quels sont ces bons outils !"

La chasses aux "coupables"

Moins de militants, c'est aussi moins d'argent. Les finances du Parti Socialiste, dans le Loiret comme ailleurs en France ne sont pas au beau fixe. Pour Thierry, c'est sûr que cela n'aide pas à remonter la pente : "Il y a eu des périodes où il était possible de faire beaucoup plus de communication, d'événements. C'est peut-être pour ça qu'en ce moment le PS est un peu inaudible."

Au sein du PS, les responsables de la situation actuelle ont été trouvés : les militants parlent avec amertume de Benoit Hamon ou encore de Manuel Valls. Pour Carole Canette, la chef de file du PS dans le Loiret : "On en veut à Benoit Hamon comme on en veut à d'autres. On se rend compte que les candidats socialistes à la primaire de la gauche ne sont plus au parti socialiste. Évidemment que ça pose question."

Aller de l'avant

Le mot d'ordre aujourd'hui c'est "aller de l'avant". Mais comme un symbole d'un parti qui a perdu de sa superbe, les clefs du siège historique, situé rue de Solférinoà Paris doivent être rendues ce lundi. Pour autant, ça n'émeut pas Pierre, militant depuis une vingtaine d'années : "La symbolique remonte aux années 80, mais on n'est plus en 1980. Il faut penser à l'avenir."

Les militants sont tous persuadés que la situation actuelle n'est qu'une mauvaise passe. Et signe selon eux, que le parti va reprendre du poil de la bête, ils étaient plus nombreux à cette édition de la Fête de la rose que l'année dernière.

Réécoutez le reportage de France Bleu Orléans