Politique

David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus, appelle à son tour à la création d'une "nouvelle force politique"

Par Florent Le Saux, France Bleu Provence mardi 20 juin 2017 à 10:15

David Rachline était le porte-parole de Marine Le Pen pendant la campagne de l'élection présidentielle
David Rachline était le porte-parole de Marine Le Pen pendant la campagne de l'élection présidentielle © Maxppp - Thomas Padilla

Le Front national espère encore former un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale. Pour David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus (Var), cet élargissement doit passer par la création d'une nouvelle force politique. Il était l'invité de France Bleu Provence ce mardi matin.

France Bleu Provence : Louis Aliot, nouveau député Front national des Pyrénées-Orientales, souhaite que votre parti soit capable de rassembler au-delà de ses frontières habituelles, vous êtes d'accord ?

David Rachline : Oui, il faut rassembler encore plus largement, il faut rassembler les patriotes, d'où qu'ils viennent, de la gauche, de la droite. Il faut convaincre celles et ceux qui ne sont pas forcément intéressés par la vie politique et qui ont espoir en un véritable changement. Emmanuel Macron va continuer la politique de François Hollande et aggraver encore la situation de la France. Nous allons devoir trouver des réponses aux aspirations des Français et préparer un véritable projet de redressement national. Dans ce cadre, il faudra sans doute créer une nouvelle force politique.

FBP : Un nouveau parti avec un nouveau nom ?

DR : Pourquoi pas ? Ça peut être une des options mises sur la table. Parce qu'il y a beaucoup de caricatures faites sur notre mouvement politique. Je veux que nos propositions soient d'avantage comprises par les Français, que nous soyons jugés sur nos idées. Cette nouvelle force politique sera encore plus rassembleuse, plus performante et devra porter au pouvoir le projet patriote de Marine. Et dans un premier temps, j'espère que cet élargissement nous permettra d'avoir un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale dans les prochaines ou les prochains mois.

FBP : Et qu'en pensent les militants du FN ?

DR : Nous allons en discuter avec eux, ce sont eux qui doivent trancher. Nous sommes dans un mouvement démocratique, les adhérents doivent pouvoir prendre position. Mais oui, je crois que les militants veulent qu'on soit encore plus forts, plus rassembleurs, plus efficaces.

FBP : Le Front national souffre encore d'une mauvaise image ?

DR : Peut-être que le Front national peut parfois effrayer un certain nombre de nos compatriotes. Par conséquent, nous devons être extrêmement clairs sur notre message politique et nos propositions. Nous devons évoluer, c'est sûr.