Politique

Débat d'entre-deux tours à Bergerac : les déclarations des candidats

Par Sophie Constanzer, France Bleu Périgord jeudi 27 mars 2014 à 19:16

Daniel Garrigue, Dominique Rousseau et Robert Dubois à Bergerac, le 27 mars 2014.
Daniel Garrigue, Dominique Rousseau et Robert Dubois à Bergerac, le 27 mars 2014. © Radio France - Pierre Breteau

Ce jeudi 27 mars, France Bleu Périgord et Sud Ouest organisaient un grand débat d'entre-deux tours à Bergerac. Principales déclarations de Robert Dubois, Daniel Garrigue et Dominique Rousseau, les trois candidats du second tour dans la deuxième ville de Dordogne.

Emploi : que faire ? 

Le taux de chômage à Bergerac (12,6 %) est le plus haut d'Aquitaine. Et les mauvaises nouvelles sont nombreuses. Les salariés de la SEITA, institut du tabac, est menacé de fermeture. "L'acteur qui est en première ligne et qu'il faut alerter, c'est le conseil régional. Faut essayer de trouver des solutions, et voir ce qu'on peut engager en termes de recherche" , estime Daniel Garrigue. 

Le maire socialiste sortant Dominique Rousseau défend son bilan en matière économique : "On a investi 45 millions d'euros, notamment pour le bâtiment et les travaux publics. A partir du moment ou il y a des chantiers, il y a de l'emploi." Mais pour son adversaire Daniel Garrigue, ce n'est pas assez. "Il faut faire mieux en matière de formation, et poursuivre le désenclavement numérique de la ville" , estime le candidat divers droite. 

Sur le bilan, le candidat du Front national Robert Dubois estime qu'on "tourne en rond" . Il met en avant une proposition de son programme : "On propose des zones franches, avec des exonérations, pour insciter les acteurs économiques à s'installer ici."

Les finances de la ville : "désastre" ou pas ? 

La gestion de l'ancien maire de Bergerac, ou celle du maire actuel : pour le candidat Front National c'est la même chose. "Trop d'impôts" , estime Robert Dubois qui a ses solutions pour faire des économies et améliorer les finances de la ville : "On peut regrouper les associations, revoir les emplois d'avenir, réduire le personnel et le parc automobile."  

Le candidat divers droite Daniel Garrigue se repose sur le rapport de la Chambre régionale des comptes. "La dette a beaucoup augmenté, les dépenses de personnel sont toujours au même niveau, et le maire sortant a augmenté les impôts locaux." Ce qui fait sourire le maire sortant.

Dominique Rousseau considère qu'il a trouvé les caisses vides lorsqu'il est arrivé à la mairie en 2008 : "Les transports, le CFA, tous les budgets étaient déficitaires ! il a fallu remettre de la rigueur. La ville était dans le réseau d'alerte après la gestion de Monsieur Garrigue... "  Le maire sortant qui se défend en rappelant un autre chiffre : la ville de Bergerac a perdu 300.000 euros de dotations de l'État depuis 2008. 

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Le sport et les équipements : vieillissants ?

La piscine de Bergerac a 40 ans d'âge, et les candidats n'ont pas le même projet pour elle. Pour le maire sortant, "la remettre en état c'est 9 millions d'euros. Et avec du vieux, on fait pas du neuf" . Dominique Rousseau souhaite construire un parc aqualudique avec "50 emplois à la clé" dans le cadre du plan de redynamisation de l'ESCAT.

Aqualudique ? Ça n'intéresse pas le candidat divers droite Daniel Garrigue qui souhaite refaire la piscine de Picquecailloux. "Il faut penser aux scolaires, et au programme de natation au BAC" , insiste Daniel Garrigue. 

Sur la piscine, le candidat Front national n'a pas de projet mais n'y va pas avec le dos de la cuillère sur le sport dans la ville : "Il faut regrouper les clubs, réduire les subventions, les coûts."

Quels reports de voix au second tour ? 

Le candidat UMP Carmel Fontana (11 %) s'est retiré de la bataille du second tour. "Décision raisonnable" , selon Daniel Garrigue qui ne parie pas pour autant sur les électeurs UMP :  "Les reports de voix c'est compliqué vous savez, nous avons une liste de rassemblement par delà les clivages."

Le maire sortant Dominique Rousseau compte sur "les alliés naturels des socialistes" et "le soutien d'Europe écologie les verts au niveau national" .

De son côté, le candidat FN Robert Dubois n'a pas de "querelles d'alliance" et invite à se "serrer les coudes"

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