Politique

Débat d'entre-deux tours à Périgueux : les déclarations d'Antoine Audi et Michel Moyrand

Par Cédric Lieto, France Bleu Périgord mercredi 26 mars 2014 à 19:52

Antoine Audi (UMP-UDI) et Michel Moyrand (PS), le 26 mars.
Antoine Audi (UMP-UDI) et Michel Moyrand (PS), le 26 mars. © Radio France - Pierre Breteau

Ce mercredi 26 mars, France Bleu Périgord organisait un grand débat entre les deux candidats à la mairie de Périgueux. Pendant près d'une heure, le maire socialiste sortant Michel Moyrand et son adversaire Antoine Audi (UMP) ont débattu, retrouvez leurs principales déclarations.

Les transports

Quiconque s’est déjà rendu à Périgueux en voiture sait qu’il est difficile de s’y garer les jours de marché notamment. Antoine Audi plaide pour des parkings supplémentaires et notamment un souterrain place Mauvard "pour réaménager la place de la Clautre" . Pour la tête de liste UMP-UDI, il s’agit surtout d’un problème d’accès à la commune par l’ouest et l’est.

De son côté, Michel Moyrand juge le projet de son adversaire trop coûteux : "En 2007, il était chiffré à 15 millions d’euros pour 380 places." Un chiffre que conteste Antoine Audi. Le maire socialiste sortant propose lui des parkings relais en sortie de ville reliés au centre-ville par des bus à haut niveau de service (BHNS). Une solution qui ne correspond pas à une ville comme Périgueux pour Antoine Audi.

Pas de désaccord entre les deux candidats au sujet de la navette ferroviaire Mussidan-Niversac prévue en 2017 même si Antoine Audi aimerait une halte à Saint-Georges.

La grosse différence en matière de transports, c’est le raccordement de Périgueux à une ligne à grande vitesse. Antoine Audi est favorable à une liaison via Coutras en Gironde où le TGV devrait arriver en 2017. Une solution à 127 millions d’euros selon contre 176 millions pour une électrification de l’axe Périgueux-Limoges. En effet, Michel Moyrand préfère un raccordement par le Limousin où un projet de LGV est à l’étude. Selon le maire sortant, "il faut penser aux usagers, le plus court, c’est par Limoges, et le prix du billet est en fonction des kilomètres" . Au sujet du montant du projet, "176 millions d’euros pour désenclaver un bassin pour des générations, c’est un investissement qui a son importance" .

Mise en régie de l’eau et de l’AOL

La mise en régie de l’eau figurait au programme de Michel Moyrand en 2008. Le projet figure une nouvelle fois cette année. "Les délais étaient beaucoup trop court. Nous allons rouvrir le dossier", explique le maire socialiste qui se félicite que le prix du mètre cube ait baissé durant son mandat d’environ 30 %. "C’est une promesse de 2008 qui va peut-être être tenue en 2021", déplore Antoine Audi. Il ne conteste pas la baisse du prix du mètre-cube. En revanche, il affirme que la renégociation du contrat avec Suez-Lyonnaise des eaux aboutira à terme à une hausse des tarifs, car les investissements seront à la charge des contribuables. "Je me suis engagé à faire des investissements à hauteur de 5,6 millions d’euros sans augmenter la surtaxe" qui sert à les financer, se défend Michel Moyrand.

Au sujet de la mise en régie de l’AOL (Association des œuvres laïques) présente dans le programme de Michel Moyrand, Antoine Audi conteste la méthode employée par le maire sortant : "Les personnels l’ont appris dans le programme de Michel Moyrand. L’AOL, ce n’est pas seulement 175 salariés, ce sont tous les périgourdins qui ont le souvenir d’y avoir usé leurs culottes courtes" . Michel Moyrand affirme qu’il a consulté il y a plusieurs mois les personnels de l’association qui s’occupe de la restauration scolaire et des activités péri-scolaires. Le maire socialiste qui confirme qu’il gardera tous les personnels : "Quand une collectivité reprend un service, elle reprend les personnels."

Santé

Où se faire soigner à Périgueux ? S’il n’y a pas de pénurie de médecins généralistes, c’est souvent plus compliqué pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste.Antoine Audi estime que c’est une preuve du manque d’attractivité de Périgueux : "Ce qu’on évoque dans de petits villages du Rouergue, demain, c’est nous à Périgueux." Pour Michel Moyrand, il s’agit d’un problème national : "À Agen, à Mont-de-Marsan, c’est pareil."

** Pour désengorger les urgences à Périgueux, le maire sortant propose de chercher une solution pour assurer une permanence des soins généralistes entre 19 heures et minuit, une fois que les cabinets sont fermés.

Autre sujet de désaccord, l’instauration d’une première année de médecine sur le campus de Périgueux. Antoine Audi juge que c’est impossible, car elle nécessite un tutorat entre les étudiants de première et deuxième année. Michel Moyrand se défend, "les internes de l’hôpital de Périgueux pourront assurer ce tutorat" .

Réécoutez l'intégralité du grand débat d'entre-deux tours à Périgueux

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