Politique

Débat des départementales sur France Bleu Périgord : ce qu'il faut en retenir

Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord mercredi 11 mars 2015 à 19:15

Les débatteurs du premier tour sur France Bleu Périgord.
Les débatteurs du premier tour sur France Bleu Périgord. © Radio France - Pierre Breteau

France Bleu Périgord organisait ce mercredi soir le grand débat de l'avant premier tour des élections départementales. C'était en public au centre de la communication de Périgueux entre 18 et 19h. Les candidats ont donné leur solution pour mieux vivre en Périgord, mais ils ont aussi évoqué les finances du département et les divisions à droite comme à gauche.

Le débat a commencé par LA mesure proposée par les candidats pour "Mieux vivre en Périgord". Pour Patrick Cousin, pour Europe Ecologie Les Verts, il faut rénover les logements pour consommer moins d'énergie et fermer les aéroports périgourdins.

Pour Robert Dubois, pour le Front national, il faut supprimer un aéroport , celui de Périgueux et maintenir les compétences actuelles du département pour dégager des moyens pour les périgourdins.

Patrick Cousin (EELV), lors du débat du premier tour. - Radio France
Patrick Cousin (EELV), lors du débat du premier tour. © Radio France - Pierre Breteau

Pour Dominique Bousquet de l'UDD/UMP il faut créer une agence économique départementale pour défendre les entreprises et les aider dans leur développement. 

Revivez le débat des départementales sur France Bleu Périgord

Pour Francis Colbac, pour le PCF-Front de Gauche, il faut aider plus les associations et dégager de l'argent pour le social, ainsi que maintenir les compétences du département.

Enfin pour Germinal Peiro, pour le PS, il faut créer des prêts d'honneur pour les étudiants et des bourses qui vont en faculté à l'extérieur. Les étudiants qui travaillent dans le secteur médical signeront un contrat avec le département dans lequel ils s'engageront à revenir travailler pendant 5 ans en Dordogne.

Dominique Bousquet (UMP), lors du débat du premier tour des départementales en Dordogne. - Radio France
Dominique Bousquet (UMP), lors du débat du premier tour des départementales en Dordogne. © Radio France - Pierre Breteau

Comment faire des économies en Dordogne ?

Les candidats se sont ensuite prononcés sur les finances du département, comment maintenir les aides sociales ou encore les compétences actuelles malgré la baisse des dotations de l'Etat.

Dominique Bousquet pour l'UDD a immédiatement attaqué en dénonçant le train de vie du département. Pour lui "15 vice-présidents, c'est bien, mais 7 suffiront largement". Il a aussi dénoncé "les personnels pas embauchés forcément pour leur compétence".

Ce qui a provoqué la réaction de Germinal Peiro. Le candidat PS a répondu que dans le budget 20158, "les frais d'administration ont été réduits d'un million d'euros". Selon lui les indemnités des élus représentent 0.003% du budget. 

Francis Colbac (PCF), lors du débat du premier tour des départementales en Dordogne. - Radio France
Francis Colbac (PCF), lors du débat du premier tour des départementales en Dordogne. © Radio France - Pierre Breteau

Pour Robert Dubois, il suffisait déjà de passer à 25 élus pour 25 cantons et pas forcément des binômes donc. "Il faut aussi supprimer les doublons, notamment en terme d'aéoports, et limiter les abus aux prestations sociales, ainsi que ne pas remplacer les départs en retraite".

Patrick Cousin, d'EELV, a alors attaqué sur le prix du projet de Centre International d'art pariétal Lascaux 4, trop cher selon lui, ce qui a provoqué la réaction immédiate de Germinal Peiro qui précise que le prix est de 16 millions seulement pour le département sur 57 au total.

"J'ai écouté un concentré de démagogie remarquable " a alors laché Francis Colbac, candidat PC. "On supprime quoi dans le personnel par exemple?" a-t-il dit en se tournant vers Dominique Bousquet. Pas la communication, pas l'information aux citoyens, il n'y a pas d'économie miracle". "Ce qu'il faut, c'est que les dotations d'Etat restent les mêmes" a-t-il noté.Enfin sur la dette, Germinal Peiro a défendu le bilan du conseil général. Pour lui il est faux de dire que la dette est trop élevée. Il rappelle que les impôts n'ont pas été augmentés. Pour le leader PS, la commune la plus endettée est même... La Roque Gageac, la commune du président de l'UMP en Dordogne. Mais pour lui, "ce qui compte, c'est ce que l'on peut rembourser".

Germinal Peiro (PS), lors du débat du premier tour des départementales en Dordogne. - Radio France
Germinal Peiro (PS), lors du débat du premier tour des départementales en Dordogne. © Radio France

Dominique Bousquet a alors attaqué sur les chiffres et a sorti sa calculette pour montrer que la situation n'est pas si rose. Un échange musclé entre les deux hommes. 

Alliances et mésententes à gauche et à droite

La fin du débat a été consacrée à la stratégie des partis pour ces élections. Notamment à la multiplication des candidatures à gauche.

"Une situation normale, classique" pour Francis Colbac pour le PC. "Nous sommes un parti démocratique , nous assumons notre stratégie" a laché Patrick Cousin pour les Verts. "Les alliances, c'est du chantage permanent, on assume, on a rien à perdre" a-t-il précisé.

"Il n'y a aucun pronostic qui dit que la Dordogne basculera à droite" pour Germinal Peiro. "Le risque est réel, mais l'UMP a aussi ses dissidences. Le danger, c'est de ne pas être présent au deuxième tour, mais le fait que les gens de gauche se présentent, ça ne me pose aucun problème".

Robert Dubois (FN) lors du débat du premier tour des départementales en Dordogne. - Radio France
Robert Dubois (FN) lors du débat du premier tour des départementales en Dordogne. © Radio France - Pierre Breteau

"Je viens d'apprendre que la gauche était unie " , a souri Dominique Bousquet. "Je n'ai jamais vu la gauche aussi peu unie en ce moment au conseil général" a-t-il souligné, en précisant à l'adresse de Germinal Peiro: "vous, vous avez un canton découpé pour vous, alors pas de soucis". 

Enfin Robert Dubois a souligné qu'il avait déjà gagné, par la présence du FN dans les 25 cantons. "Nous serons donc des arbitres qui peuvent gagner" a-t-il dit. Débat qu'a conclu Francis Colbac qui a dit redouter l'abstention, moteur des bons scores du FN. Avant une dernière percée de Dominique Bousquet, qui a refusé de dire en cas de duel au deuxième tour FN/ PS, pour qui l'UMP appelerait à voter. "Nous serons présents au deuxième tour" a-t-il simplement dit.

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