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Politique

Débat sur l'immigration : le gouvernement se dit prêt à réfléchir "à l'idée de quotas"

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Par , France Bleu

Edouard Philippe a assuré ne pas avoir peur de réfléchir à des quotas d'immigration, lundi à l'ouverture du débat sur la question à l'Assemblée nationale. Le Premier ministre a également présenté six orientations pour ce débat.

Edouard Philippe à l’Assemblée nationale lundi 7 octobre 2019
Edouard Philippe à l’Assemblée nationale lundi 7 octobre 2019 © AFP - Alain JOCARD

Le Premier ministre Édouard Philippe a affirmé lundi que le gouvernement réfléchit "à l'idée de quotas" en matière migratoire, en particulier dans le domaine professionnel, reprenant ainsi en ouverture du débat sur l'immigration à l'Assemblée un thème controversé.

"Je n'ai pas peur de réfléchir à l'idée de quotas", a lancé le Premier ministre dans l'hémicycle, lors de son discours d'ouverture de ce débat voulu par Emmanuel Macron.

"S'agissant de l'immigration professionnelle", il faut "avoir une approche pragmatique en relation avec nos besoins de main d'oeuvre", a-t-il déclaré, en référence à une catégorie de migration qui concerne près de 34.000 personnes en France. "Et s'il fallait piloter par objectifs quantitatifs notre immigration en matière professionnelle", a-t-il poursuivi, "il faudrait s'interroger sur l'intérêt de quotas par nationalités ou par secteurs professionnels".  

S'il a reconnu que "les quotas ne peuvent pas s'appliquer à l'asile, ni à l'immigration familiale", domaines sanctuarisés par des textes européens, il a toutefois souligné que cette dernière catégorie familiale "ne saurait échapper à toute maîtrise" : "Il faut lutter contre les abus et les fraudes, et resserrer les critères là où cela s'impose". 

Ce faisant, le Premier ministre a ouvert la voie à un durcissement possible de cette voie d'entrée en France qui a concerné quelque 90.000 personnes en 2018, dont environ 12.000 pour le regroupement familial. "Nous nous sommes par ailleurs fixés des objectifs ambitieux d'accueil d'étudiants", a-t-il encore ajouté.   

Par ailleurs, il a également évoqué un possible durcissement de l'accès à la naturalisation, qui concerne 60.000 personnes par an environ. Il a ainsi affirmé que son gouvernement se penchait sur les "critères que nous nous donnons pour vérifier le niveau de langue française des candidats". "Je pense qu'il faut relever ce niveau", a-t-il affirmé.

Enfin, le Premier ministre Edouard Philippe a reconnu "des dérives communautaires" en France, "une sécession insidieuse dont nous ne voulons pas", se disant "évidemment prêt" à avoir un débat sur le sujet et à "répondre aux inquiétudes de nos compatriotes".

Six orientations pour le débat sur l'immigration

Le Premier ministre Edouard Philippe a présenté six orientations pour ce débat sur l'immigration.

  1. L'aide publique au développement : "Notre aide publique au développement doit être un levier de notre politique migratoire, en concentrant nos efforts sur les régions du monde où ils se justifient le plus", estime le Premier ministre.
     
  2. L'Europe des frontières : "Nous devons mieux construire l'Europe de la protection des frontières. Nous voulons proposer à nos partenaires européens de refonder l'espace Schengen pour mieux protéger nos frontières extérieures, et rapprocher nos systèmes d'asile nationaux."
     
  3. Des conditions d'accueil identiques en Europe : "Nous devons assurer une convergence européenne des conditions d'accueil des demandeurs d'asiles et des migrants. Il y a des décalages sur les allocations versées aux demandeurs d'asile ou sur les conditions d'accès aux systèmes de santé. La France doit soigner tous ceux sur son territoire, mais elle ne doit être ni plus ni moins attractive que ses voisins".
     
  4. Donner plein effet à la loi du 10 septembre 2018, en poursuivant les efforts "sur l'éloignement des étrangers en situation irrégulière et sur la réduction des délais d'examen des demandes d'asile : nous devons arriver au délai moyen de six mois avant la fin du quinquennat".
     
  5. Le travail : "L'intégration par le travail est un enjeu majeur. Les procédures d'accès au marché du travail sont archaïques. Nous devons les simplifier et lutter contre le travail illégal."
     
  6. Internet : "Je souhaite que nous accueillons dans de meilleures conditions les usagers du service public : la dématérialisation des procédures nous aidera".
     
  7. Attirer les cerveaux : "Nous devons continuer à attirer les talents. Je souhaite que nous réfléchissions à l'idée de fixer chaque année des objectifs d'attraction de compétences rares et de talents".
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