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Décès de Valéry Giscard d'Estaing : son ancien ministre Pierre Méhaignerie témoigne

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Pierre Méhaignerie, ancien député-maire de Vitré (Ille-et-Vilaine) et ancien président du CDS (Centre des Démocrates Sociaux) a été ministre de l'agriculture de Valéry Giscard d'Estaing de 1977 à 1981. Touché par le décès de l'ancien président, il réagit sur France Bleu.

Pierre Méhaignerie ancien ministre de Valéry Giscard d'Estaing
Pierre Méhaignerie ancien ministre de Valéry Giscard d'Estaing © Radio France - Laetitia Cherbonnel

"D'abord la tristesse", c'est la première réaction de Pierre Méhaignerie ancien député-maire de Vitré (Ille-et-Vilaine) et ancien président du CDS (Centre des Démocrates sociaux). L'ancien dirigeant politique et ancien élu breton a été secrétaire d'Etat chargé de l'agriculture en 1976, puis ministre de l'agriculture de 1977 à 1981 dans les différents gouvernements de Valéry Giscard d'Estaing. A 37 ans, Pierre Méhaignerie a été le plus jeune ministre de l'ancien président décédé mardi 2 décembre à l'âge de 94 ans. Ce mercredi 3 décembre, au lendemain de l'annonce de la disparition de VGE, il réagit pour France Bleu.

Quelle votre réaction après l'annonce du décès du président Giscard d'Estaing ?

Pierre Méhaignerie : d'abord beaucoup de tristesse. Je pense à sa famille et à son fils Louis avec qui nous avons beaucoup travaillé et qui est aujourd'hui maire de Chamalières (Puy-de-Dôme). Je retiens lors de son septennat sa  vision d'avenir et le courage de faire. La vision d'avenir ce sont les réformes sociétales et l'engagement européen. Le courage de faire, c'est le droit à l'avortement qui à cette pèriode n'était pas accepté par la majorité des Français. Je pense aussi à la place des femmes dans la société et dans la vie politique. Il a mis aussi beaucoup de passion pour convaincre que ce soit une ancienne déportée Simone Veil qui devienne première présidente du parlement Européen.

Comme vous, VGE était centriste. Est-ce que l'ancien président a été l'un de vos exemples en politique ?

Pierre Méhaignerie : oui. J'aimais beaucoup le couple VGE-Raymond Barre car c'était le refus de la démagogie et en France hélas la démagogie paye trop souvent.  Je me souviens de cette phrase, Pierre, pas de démagogie. L'agriculture est une formidable chance pour l'avenir de la France, travaille et pense à long terme.

Sa carrière politique nationale s'est arrêtée assez jeune quand il a été battu par François Mitterrand le 10 mai 1981; il avait 55 ans. Est ce que vous regrettez qu'il n'ait pas pu retrouver une place importante sur la scène politique  ?

Pierre Méhaignerie : certainement, d'autant plus que la politique de François Mitterrand était basée sur des illusions qui nous ont couté cher. Mais la majorité de l'époque était divisée. Je me rappelle cette matinée du 25 août 1976 où le Premier ministre Jacques Chirac décide de se retirer disant qu'il n'avait pas le pouvoir pour agir. C'est là qu'on a vu à la table du Conseil des ministres un début de rupture et de fracture. Cette matinée-là, je m'en rappelle toujours et je vois les visages autour de la table. En 1981, l'unité n'a pas été retrouvée et nous avons perdu.

Malgré sa défaite électorale, son septennat aura-t-il marqué l'histoire de la France ?

Pierre Méhaignerie : quand on lit les commentaires extérieurs sur le septennat de Valéry Giscard d'Estaing, on constate que la France en 1980, par rapport à ses voisins, était dans une situation économique plus favorable que nos voisins et çà on l'a souvent oublié.

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