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Déconfinement à Nantes : une aide de 100 euros pour faire réparer son vélo et inciter les Nantais à l'utiliser

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Par , France Bleu Loire Océan

Au premier jour du déconfinement, la maire de Nantes, Johanna Rolland, était l'invitée de France Bleu Loire Océan, ce lundi matin. Il a notamment été question de la gestion de l'après 11 mai, des transports en commun, de la reprise de l'école ou encore de la crise sociale qui se profile. Interview.

Johanna Rolland le 13 novembre 2019.
Johanna Rolland le 13 novembre 2019. © Radio France -

"Ce déconfinement a bien occupé nos équipes", sourit Johanna Rolland, invitée de France Bleu Loire Océan, ce lundi matin, après 55 jours de confinement. "Rien n'a été laissé au hasard", assure la maire de Nantes, qui plaide pour un déconfinement progressif de la population. "Nous ne pouvons pas d'un coup d'un seul reprendre notre vie d'avant, confie-t-elle. Les choses doivent se faire par étape en respectant les gestes barrières". 

La première édile de la Cité des ducs, candidate à sa propre succession et arrivée en tête à l'issue du premier tour des élections municipales, s'est longuement confiée sur ce premier jour de déconfinement, ses problématiques sanitaires en matière de transports, de reprise de l'école et sur sa vision de la ville pour les semaines à venir. Entretien. 

Plusieurs maires ont déclaré, ces derniers jours, que ce déconfinement intervenait trop tôt, est-ce également votre position ? 

Je crois surtout qu'il doit être progressif, prudent et attentif. On peut aussi lancer cet appel au civisme et à la citoyenneté des habitants. Ce qui est sûr, c'est qu'il ne peut pas y avoir d’improvisation sur un sujet pareil. Nous, maires, sommes en première ligne depuis le début de cette crise. Nous l'étions dans la période de confinement et nous le sommes à nouveau dans ce déconfinement.

En plus de l'aide de l'État de 50 euros pour faire réparer son vélo, la métropole vient ajouter 50 euros supplémentaires. - Johanna Rolland, maire de Nantes

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Un des gros volets de ce déconfinement concerne les transports en commun. Pouvez-vous nous assurer, ce lundi matin, qu'il n'y a aucun risque pour les Nantais et Nantaises qui vont emprunter bus et tramways ? 

Tout a été organisé [pour qu'il n'y ait pas de risque]. Aujourd'hui, le réseau de transports en commun redémarre avec une capacité qui avoisine les 75 % d'un lundi ordinaire. Mais il va aussi y avoir un principe de réalité. Pour faire respecter ces gestes barrières, il y aura potentiellement moins de personnes possibles dans un tramway, par exemple, par rapport à d'habitude. C'est pour ça qu'en complément des transports en commun, nous voulons développer l'usage du vélo. En plus de l'aide de l'État de 50 euros pour faire réparer son vélo, la métropole vient ajouter 50 euros supplémentaires. Il y a également eu des aménagements cyclables, six pistes ont été réalisées et on en fera d'autres. Il n'y a pas une seule réponse dans ce déconfinement mais une complémentarité de réponses.

Ces aménagements n'arrivent-ils pas trop tardivement ? Pourquoi ne pas les avoir faits au cours de votre mandat ? 

Ce n'est pas non plus comme si rien n'avait été mis en place au cours de ces six dernières années. En revanche, le moment nous incite à accélérer sur ces sujets. Nous dialoguons avec les acteurs du vélo pour qu'il y ait, demain, plus de pistes cyclables. Une autre aide jusqu'à 200 euros va également être mise en place par la métropole pour ceux qui souhaitent acheter un vélo électrique.

Nous avons ressenti cette crise sociale en direct et de manière très forte. - Johanna Rolland, maire de Nantes

En matière d'éducation, vous avez opté pour un retour progressif des enseignants dès ce lundi et des écoliers à partir de jeudi. N'aurait-il pas fallu attendre encore quelques semaines ? 

Sur ce sujet, j'ai une priorité : la santé des enfants, des personnels municipaux et des enseignants. Je l'ai dit dès le début, là où on pourra faire, on fera et là où nous ne sommes pas en situation de faire, nous le dirons en toute transparence. C'est pour ça qu'à Nantes, nous avons dit qu'en maternelle, seuls les enfants de grandes sections pouvaient revenir et nous avons mis en place des normes plus restrictives que celles de l'État dans ces classes avec un maximum de dix élèves. J'assume cette décision. 

Cette crise sanitaire s'est rapidement transformée en crise sociale avec des centaines de familles qui ont basculé dans la précarité. Avez-vous fait ce constat ? 

Nous l'avons ressenti en direct et de manière très forte. Prenons l'exemple des Restos du Cœur, ils ont parfois distribué plus de 1.800 colis en une demi-journée, il y a également eu des livraisons de colis alimentaires [...] Dans cette crise, il y a ceux qui étaient en grandes difficultés et la crise a accentué les complexités du quotidien et il y a des familles qui s'en sortaient à peu près et qui parfois nous ont écrit pour nous dire qu'avec le chômage partiel, ils avaient moins que d'habitude et qu'il devenait impossible de nourrir leurs enfants. C'est pour ces familles que nous avons déclenché une aide de 100 euros. 

Le déblocage de ces fonds d'urgence vont-ils vous contraindre à rogner sur certains postes budgétaires ou à augmenter les impôts ? 

Pour avoir une vision claire des sujets financiers, il faudra regarder ce qui a été dépensé et ce que nous n'avons pas dépensé. Cette aide de 100 euros pour les familles les plus modestes, ça représente un budget d'environ 1,1 million d'euros pour la ville. Mais il y a aussi des dépenses qui n'ont pas été faites comme dans la restauration scolaire. Une chose est sûre, dans ce type de périodes, avoir une situation financière saine comme c'est le cas de la ville de Nantes, c'est un plus car on peut engager ces dépenses de façon sereine. 

J'ai confiance dans les capacités des forces vives nantaises, des acteurs économiques, sociaux et culturels à rebondir et à inventer l'après. - Johanna Rolland, maire de Nantes

Mais faut-il s'attendre à une augmentation des impôts dans les mois qui viennent ? 

Cette question interviendra dans une autre période. Nous sommes pas dans ce moment là. Vous le savez, la période électorale n'est pas terminée. On reste dans l'entre deux tours donc je ne doute pas que ces questions là viendront. 

Êtes-vous inquiète pour l'économie nantaise, locomotive d'emplois dans tout l'ouest de la France et qui - comme tout le pays - doit faire face à une crise économique de grande ampleur ? 

Je fais partie de celles et ceux qui pensent que le plan de relance économique qui va devoir se mettre en place devra intégrer les enjeux écologiques. J'y serai attentive. A Nantes, on part d'une situation qui était positive. La ville présentait le deuxième taux de chômage le plus faible avant la crise et je peux vous garantir qu'il vaut mieux partir de cette situation pour amortir cette crise mais aussi pour trouver les ressources. J'ai confiance dans les capacités des forces vives nantaises, des acteurs économiques, sociaux et culturels à rebondir et à inventer l'après. 

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