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Politique DOSSIER : Bordeaux : de Juppé à Florian

VIDÉO - Alain Juppé très ému : "Bordeaux la belle, je te souhaite bon vent"

jeudi 14 février 2019 à 10:10 - Mis à jour le jeudi 14 février 2019 à 12:10 Par Olivier Uguen, France Bleu Gironde, France Bleu et France Bleu Périgord

Au lendemain de l'annonce surprise de sa nomination au Conseil constitutionnel, synonyme de démission de la mairie de Bordeaux, Alain Juppé s'est expliqué au cours d'une conférence de presse ce jeudi matin. "C’est un arrachement de me séparer" de Bordeaux, a-t-il déclaré des sanglots dans la voix.

Alain Juppé a expliqué les raisons de sa démission ce jeudi au cours d'une conférence de presse
Alain Juppé a expliqué les raisons de sa démission ce jeudi au cours d'une conférence de presse © AFP - GEORGES GOBET

Bordeaux, France

A la surprise générale, Alain Juppé a annoncé ce mercredi qu'il allait rejoindre le Conseil constitutionnel, sur nomination de Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale. Le maire de Bordeaux y succède à Lionel Jospin. Conséquence : l'ancien Premier ministre va quitter les fonctions de maire de Bordeaux occupées pendant 22 ans, ainsi que la présidence de Bordeaux Métropole. Au lendemain de cette annonce, Alain Juppé a tenu une conférence de presse ce jeudi matin pour s'adresser "aux Bordelais" depuis les salons de l'hôtel de ville.

"Quitter cet hôtel de ville est pour moi un crève-cœur"

"Quitter cet hôtel de ville est pour moi évidemment un crève-cœur", a-t-il expliqué au cours d'une déclaration de six minutes, qualifiant d’"honneur" la proposition du président de l'Assemblée nationale de rejoindre le Conseil constitutionnel.

"Quitter cet hôtel de ville est pour moi évidemment un crève-cœur"

"Ne pas faire le mandat de trop"

"Depuis quelques mois j’avais pris la décision de ne pas me représenter à l’élection municipale de 2020", a-t-il poursuivi, pour "deux raisons : d’abord la volonté qui m’anime de ne pas faire le mandat de trop. Je suis fier du travail accompli depuis 25 ans. Je suis heureux de l’attachement réciproque qui me lit aux Bordelais. J’ai ou j’avais tant de projets en tête." Mais "je sens aussi le besoin de renouvellement qui monte ici et là, a expliqué l'ancien Premier ministre. Le temps est venu de nouveaux visages".

"L'envie me quitte tant le contexte change", "l’esprit public est devenu délétère"

"J’ai aussi une raison plus personnelle, a-t-il expliqué. J’ai aimé le combat que représente la vie politique. Je l’ai fait avec passion pendant plus de 40 ans. Aujourd’hui l’envie me quitte tant le contexte change. L’esprit public est devenu délétère. La montée de la violence, sous toutes ses formes, verbales et physiques, le discrédit du monde politique réputé tous pourris, la stigmatisation des élites dont le pays a pourtant besoin pourvu qu'elles ne reproduisent pas par cooptation."

"Bref, dans ce climat général infecté par les mensonges et les haines que véhiculent les réseaux sociaux, l'esprit public, la vie publique sont difficiles à vivre et lourdes à porter." 

Aujourd’hui l’envie me quitte tant le contexte change

Alain Juppé souhaite continuer son parcours "dans un environnement de travail plus serein". "Cette espèce de stigmatisation des élus me devient insupportable parce qu’elle est injuste et dangereuse pour la démocratie".

"Bordeaux la belle, la belle tout court, je te souhaite bon vent"

Ému, Alain Juppé est revenu sur la relation très particulière qui le lit à sa ville. "Je n'ai pas pris ma décision de gaieté de coeur. Avec Bordeaux et son peuple nous sommes en quelque sorte un vieux couple", a-t-il dit des sanglots dans la voix. "C’est un arrachement de me séparer de qui j'ai tant aimé".

"Bordeaux la belle, la belle tout court, je te souhaite bon vent", a-t-il conclu avant de répondre aux questions des journalistes.

"C’est un arrachement de me séparer de qui j'ai tant aimé"

"Il ne me revient pas de désigner un dauphin"

"Nous ne sommes pas en monarchie et il ne me revient donc pas de désigner un dauphin", a-t-il ajouté, alors que le nom de Nicolas Florian revient avec insistance pour occuper le fauteuil de maire de Bordeaux jusqu'en 2020.

"Place à la relève"

Parmi les événements marquants de ses 22 années de mandat à Bordeaux, l'ancien Premier ministre cite notamment "le 18 juin 1995", date de sa 1re élection, alors que "Chaban venait de partir".

Alain Juppé, ses meilleurs moments

Alain Juppé doit ensuite tenir une réunion avec les élus de la majorité municipale en fin d'après-midi.  Son entrée en fonction au Conseil constitutionnel devrait se faire début mars.

L'intégralité de la conférence de presse d'Alain Juppé

Retrouvez l'intégralité de la conférence de presse d'Alain Juppé (images Facebook - France 3 Aquitaine).