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Politique

"Radeau de la Méduse", "Titanic" : la démission de Gérard Collomb replonge l’exécutif dans la crise

mercredi 3 octobre 2018 à 12:42 - Mis à jour le mercredi 3 octobre 2018 à 14:29 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Isère et France Bleu

La démission du ministre de l'Intérieur, actée par l'Élysée mardi soir après plusieurs jours de flou, replonge Emmanuel Macron dans la tourmente. L'opposition dénonce une crise majeure, alors que l’exécutif assure que le remplacement de Gérard Collomb est l'affaire de "quelques jours".

Gérard Collomb, lors de la passation de pouvoir avec Édouard Philippe au ministère de l'Intérieur ce mercredi.
Gérard Collomb, lors de la passation de pouvoir avec Édouard Philippe au ministère de l'Intérieur ce mercredi. © AFP - STEPHANE DE SAKUTIN

La démission de Gérard Collomb, finalement acceptée par Emmanuel Macron tard mardi soir après un long bras de fer avec son ministre de l'Intérieur, plonge l'exécutif dans une nouvelle crise. C'est le Premier ministre Edouard Philippe qui va assurer l'intérim du ministre de l'Intérieur, parti à la reconquête de Lyon. Le porte-parole du gouvernement benjamin griveaux a assuré, ce mercredi après le Conseil des ministres, que le remplacement de Gérard Collomb était "l'affaire de quelques jours". 

Gérard Collomb dresse un constat alarmant de la situation dans les quartiers

Lors d'une passation de pouvoir assez froide, Edouard Philippe, a salué "la culture, le caractère direct de l'expression" du ministre. Gérard Collomb, lui, a dressé un tableau très sombre de la situation sécuritaire dans le pays : "Je suis allé dans tous ces quartiers, les quartiers Nord de Marseille, le Mirail à Toulouse, la périphérie parisienne. La situation est très dégradée. Le terme de reconquête républicaine prend dans ces quartiers tout son sens", a estimé le ministre démissionnaire. 

Un nouveau poids lourd quitte le navire 

Le départ de ce poids lourd du dispositif macronien a plongé le pouvoir, déjà fragilisé par une rentrée difficile, dans une nouvelle crise. A peine rentré de son voyage aux Antilles, Emmanuel Macron perd son troisième ministre d'État depuis son arrivée, après la démission de François Bayrou en juin 2017 et celle de Nicolas Hulot en septembre. 

Pour Marine Le Pen, Collomb "réussit sa propre évasion du gouvernement"

Alors que Gérard Collomb a également félicité les forces de l'ordre pour l'arrestation dans la nuit du braqueur récidiviste Redoine Faïd, il s'est attiré les sarcasmes de Marine Le Pen sur son "beau doublé", lui qui  "endosse l'arrestation de l'évadé le plus célèbre et réussit sa propre évasion du gouvernement". Un peu plus tôt, la présidente du Rassemblement national avait dénoncé un "Cirque Pinder". 

Pour Eric Ciotti, "le Titanic s'enfonce" 

"Le Titanic s'enfonce de plus en plus vite et l'orchestre a arrêté de jouer", a ironisé le député LR Eric Ciotti sur RTL ce mercredi matin. Emmanuel Macron "n'est plus le maître des horloges", a ajouté Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, qui voit dans le départ de Gérard Collomb le "symbole" du "divorce" avec les Français. 

Pour le député la France Insoumise de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel, ce départ du gouvernement est "assez inquiétant", a-t-il estimé sur franceinfo. "Ça montre une fois de plus la crise politique au sommet de l'Etat et ça ne rassure en rien sur la situation", a-t-il insisté. 

"Le gouvernement ressemble à un radeau de la Méduse", a raillé le sénateur socialiste Rachid Temal sur franceinfo.

"Pas une crise politique" pour Macron

Malgré la tourmente, Emmanuel Macron estime que cette démission ne s'apparente pas à "une crise politique". C'est du moins ce qu'il a dit pendant le Conseil des ministres, a rapporté le porte-parole du gouvernement. Benjamin Griveaux. "Rien de ce qui se passe depuis 48 heures ne s'apparente à une crise politique. L'Etat fonctionne (...), le gouvernement est parfaitement à sa tâche", a déclaré le chef de l'Etat selon Benjamin Griveaux. Emmanuel Macron a ainsi appelé les ministres à être "pleinement concentrés" sur leur tâche.

La difficulté à trouver un remplaçant 

Le cafouillage autour du départ de Gérard Collomb et la nomination provisoire d'Edouard Philippe à l'Intérieur soulignent  justement la difficulté pour l'exécutif de trouver un remplaçant à ce poste stratégique. 

Parmi les noms qui circulent, Gérald Darmanin, le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner, Benjamin Griveaux, ou encore l'ancien patron de la police nationale Frédéric Péchenard, proche de Nicolas Sarkozy. Un temps évoqué, le maire LR de Nice Christian Estrosi a assuré n'être "absolument pas" candidat. 

Le nom de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, circule également. Tout comme celui de Jean-Michel Fauvergue, ex-patron du Raid devenu député LREM, ou encore de François Molins, procureur de Paris en partance pour la Cour de cassation et visage de la lutte antiterroriste depuis les attentats de 2015.

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