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Politique

Déception, surprise, "gâchis" : les réactions à la démission de Nicolas Hulot

mardi 28 août 2018 à 10:42 - Mis à jour le mardi 28 août 2018 à 11:54 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Après la démission surprise de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique ce mardi, les réactions sont nombreuses dans le monde politique. Les écologistes dénoncent le manque d'intérêt du gouvernement pour l'écologie. La gauche y voit le signe d'une "crise grave" au sein de l’exécutif.

Nicolas Hulot a annoncé, ce mardi, sa démission du gouvernement.
Nicolas Hulot a annoncé, ce mardi, sa démission du gouvernement. © AFP - Bertrand GUAY

Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a annoncé mardi qu'il quittait le gouvernement pour ne plus avoir à se résigner à une politique des "petits pas", insuffisante à ses yeux face aux enjeux environnementaux.

Le porte-parole du gouvernement dénonce le "manque de courtoisie" de Nicolas Hulot et regrette son départ 

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a dit, peu après l'annonce de Nicolas Hulot,  "regrette(r)" ce départ surprise. Mais il a aussi dénoncé un manque de "courtoisie" envers Emmanuel Macron et Edouard Philippe, qui n'étaient pas prévenus selon Nicolas Hulot. "Je veux rendre hommage au travail qui a été accompli depuis plus d'une année par Nicolas Hulot", bien que "la plus élémentaire des courtoisies aurait été effectivement de prévenir le président de la République et le Premier ministre", a-t-il ajouté sur BFMTV.

L'Élysée assure que la "détermination du gouvernement reste totale"

L'Élysée a officiellement réagi ce mardi matin, en affirmant que "la détermination du gouvernement reste totale" pour l'environnement. Nicolas Hulot peut être "fier de son bilan" au ministère de la Transition écologique, a commenté l'Elysée auprès de l'AFP. "Il y aura un remaniement mais pas dans l'immédiat", précise l'Élysée.

François de Rugy "regrette" et "respecte" la décision de Hulot

"Je respecte la décision de Nicolas Hulot même si je la regrette. Je salue son action depuis 15 mois au sein du gouvernement pour enclencher des transformations écologiques profondes : plus que jamais, celles-ci doivent être accomplies avec engagement, persévérance et détermination" a réagi François de Rugy, le président de l'Assemblée nationale, sur Twitter.

Europe Écologie-Les Verts dénonce le pouvoir des lobbies 

Chez les écologistes d'EELV, Yannick Jadot a estimé que "le départ de Nicolas Hulot est la conséquence de l'absence de politique écologique de ce gouvernement". Pourt lui, "La voix de Macron sur l’écologie était EDF et Stéphane Travert, et "Nicolas Hulot essayait de convaincre mais n'était pas entendu, il refuse de servir de caution et il a raison". "A chaque fois, les lobbies gagnaient", a-t-il précisé sur LCI. 

"Je veux saluer l'exercice de vérité auquel s'est astreint Nicolas Hulot ce matin", a réagi sur franceinfo le secrétaire national d'EELV David Cormand. "L'écologie" avait de toute façon, selon lui, "quitté ce gouvernement depuis un moment". "Le déclencheur de son départ, c'est la présence du lobby de la chasse à une réunion où il n'y avait rien à faire, au sein même du palais de l'Elysée", a pointé David Cormand. "L'omniprésence des lobbys, ce n'est pas une question anecdotique, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, notre démocratie, notre environnement, nos relations sociales sont en train de crever de la toute-puissance d'intérêts privés au détriment de l'intérêt collectif", a-t-il poursuivi.

Un "gâchis" pour Greenpeace

Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace France, a estimé sut Twitter que cette démisssion était aussi le signe d'un "gâchis". "Quel gâchis! Il aura essayé mais n'a jamais pu s'imposer dans un gouvernement pour lequel l'écologie n'est qu'un vernis", a-t-il estimé sur Twitter. 

Allain Bougrain-Dubourg se sent "un peu orphelin"

Allain Bougrain-Dubourg, le président de la Ligue de protection des oiseaux, a confié à franceinfo avoir "le sentiment d’être un peu orphelin" après cette annonce. Deux possibilités existent, analyse Allain Bougrain-Dubourg, "soit le président de la République persiste dans l’ignorance de l’urgence, soit il entend la lucidité de Nicolas Hulot. On verra ça avec le nouveau ministre".

"L'histoire d'une trahison" pour le premier secrétaire du PS 

Pour Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, la démission de Nicolas Hulot, "c’est l’histoire d’une trahison". "C’est l’histoire d’un président qui a trahi le candidat, ses engagements de campagne. Là où on attendait un progressiste, on a un néo-libéral qui applique les mêmes recettes qui prévalent depuis si longtemps et qui nous valent ce désastre écologique", a-t-il estimé sur franceinfo. "Ce sont les lobbys qui l’ont emporté", a ajouté Olivier Faure, qui pointe du doigt la responsabilité d’Emmanuel Macron.

Benoît Hamon appelle au "réveil des consciences" 

L'ancien candidat du Parti socialiste à la présidentielle Benoît Hamon y voit "un appel au réveil des consciences global pour engager la transformation de notre modèle de développement".

Une "crise grave du gouvernement" pour Stéphane le Foll 

Pour Stéphane Le Foll, ancien ministre de l'Agriculture socialiste et maire du Mans, "le départ de Nicolas Hulot est une crise grave du gouvernement d'Emmanuel Macron. Face à cela, le Parti socialiste doit faire des propositions pour un projet écologique, économique et durable."

Laurent Wauquiez "comprend qu'il sente trahi"

Le président des Républicains Laurent Wauquiez a dit "comprendre qu'il se sente trahi comme aujourd'hui pas mal de Français par des promesses fortes qui avaient été faites, et le sentiment à l'arrivée que ce n'est pas très tenu".

Pour Alain Juppé, "noblesse et hauteur de vue" 

Le maire de Bordeaux s'est exprimé sur Twitter et s'est déclaré, à propos de Nicolas Hulot, "impressionné par sa hauteur de vue et la noblesse de sa démarche". En se projetant vers l'avenir, Alain Juppé estime que la démission de Nicolas Hulot doit servir d'électrochoc et inciter chacun à changer vis à vis des enjeux de l'environnement, indique France Bleu Gironde.

Pour Mélenchon, "la Macronie commence sa décomposition" 

Pour le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, ce départ sonne "comme un vote de censure contre Macron", et "la Macronie commence sa décomposition".

Pour Nicolas Sarkozy, les questions d'immigration ou des impôts "plus importantes"

L'ancien président Nicolas Sarkozy a estimé, lui, que les questions de l'immigration ou des impôts étaient "plus importantes" que la démission de Nicolas Hulot. "Qu'il y ait monsieur Hulot ou pas, la question de l'immigration est centrale. Qu'il y ait monsieur Hulot ou pas, la question du montant des impôts qu'on paie est centrale", a déclaré sur France Culture l'ancien président de la République.