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Politique

Démission du gouvernement : la gauche périgourdine sous le choc

lundi 25 août 2014 à 17:44 Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord

Les socialistes de Dordogne ne s'y attendaient pas : mais Manuel Valls a bien démissionné avec tout son gouvernement ce lundi. Les élus périgourdins de gauche hésitent entre soutien au premier ministre et envie d'une autre politique.

Arnaud Montebourg face à la presse, le 25 août 2014
Arnaud Montebourg face à la presse, le 25 août 2014 © Capture d'écran Public Sénat

Personne ne s'y attendait vraiment mais le gouvernement est tombé ce lundi. Il est tombé sous les coups notamment des critiques d'Arnaud Montebourg. Le désormais ex-ministre de l'économie a dit tout le mal qu'il pense de la politique "d'austérité" menée selon lui par Manuel Valls.

Il a été suivi dans son sillage par Benoît Hamon le ministre de l'éducation nationale, et par Aurélie Filippetti , la ministre de la culture qui dit ne plus vouloir de portefeuille ministériel dans la prochaine équipe.

En Dordogne, les réactions n'ont pas manqué. D'abord, celle de Bernard Cazeau , le président socialiste du Conseil général de la Dordogne. Selon lui, "on ne peut pas voter au conseil des ministres une politique et dire que on est pas d'accord, c'est difficile" .

Claude Bérit Debat, et Bernard Cazeau, les sénateurs socialistes de la Dordogne - Radio France
Claude Bérit Debat, et Bernard Cazeau, les sénateurs socialistes de la Dordogne © Radio France

Bernard Cazeau estime donc que le débat doit être interne au gouvernement, ou démissionner.

"Moi-même je ne me verrais pas diriger un conseil général où la majorité ne serait pas d'accord avec ma politique." — Bernard Cazeau

Sur la même ligne, l'autre sénateur périgourdin Claude Bérit-Debat : "Cela va forcément déstabiliser un peu la politique du gouvernement. Mais on est dedans ou dehors. Un nouveau gouvernement aura la volonté de travailler devrait permettre d'aller plus loin."

La réaction de Bernard Cazeau sénateur de la Dordogne sur le remaniement

Les deux sénateurs soutiennent donc contre vents et marées leur gouvernement et la politique qu'il mène. Même s'ils émettent depuis de nombreuses semaines des réserves sur la réforme territoriale , et la volonté de supprimer les Conseils généraux en zone rurale.

En revanche, Jean-Pierre Roussarie, le maire socialiste et proche d'Arnaud Montebourg de Coulounieix-Chamiers voit en la décision de son ami, un "acte de panache" .

Jean-Pierre Roussarie, le maire PS de Coulounieix Chamiers

Pour lui, cela fait forcément courir le risque d'un vote de confiance refusé à Manuel Valls et donc le risque à terme d'une cohabitation. Mais le responsable selon lui, c'est François Hollande:

"Je crois que c'est le président lui-même qui s'est déstabilisé. Je propose des états généraux de la gauche. C'est sûr que s'il y a dissolution demain, nous perdons la majorité, c'est pour ça qu'il est de la responsabilité de la gauche de se ressaisir." — Jean-Pierre Roussarie

Enfin il y a les périgourdins eux-mêmes, agacés, voire très en colère contre "l'ambition des uns et des autres" . "Ils feraient mieux de s'occuper de nous" , c'est la phrase que l'on pouvait entendre ce lundi dans les rues de Périgueux.

Les périgourdins agacés par les ambitions et les remaniements à répétition