Politique

Départ d'une centaine de "marcheurs" à LREM : en côte-d'Or, la décision ne fait pas l'unanimité

Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne mardi 14 novembre 2017 à 16:05

Y aurait il un manque de démocratie à la République en Marche ? (dessin humoristique)
Y aurait il un manque de démocratie à la République en Marche ? (dessin humoristique) © Maxppp - Jean Louis Gorce

A la veille de l'élection du nouveau délégué général de la République en marche, une centaine de "marcheurs" annoncent qu'ils quittent le mouvement initié par Emmanuel Macron. Ils dénoncent un manque de démocratie et un culte de la personnalité autour du Chef de l'Etat.

Une centaine de "marcheurs" annoncent qu’ils vont quitter le mouvement vendredi 17 novembre, à la veille du congrès de La République en marche (LREM). Ces démissionnaires sont pour la plupart de simples adhérents, mais aussi des élus, des animateurs de comités locaux ou encore des référents issus de toute la France. Parmi ces élus, la Finistérienne Tiphaine Beaulieu, Présidente de la Confédération des Marcheurs de la République, et Emmanuel Drouin, élu de Segré (Maine-et-Loire).

Ces "100 démocrates", comme ils se sont surnommés, publient une tribune dans laquelle ils dénoncent le manque de démocratie au sein de La République en marche, notamment pour choisir la nouvelle direction du parti. Contrairement à ce qui se passe dans d’autres partis, les 380 000 adhérents de LREM ne vont pas voter : c’est un collège d’élus, de ministres, de cadres et 200 militants tirés au sort qui vont désigner les dirigeants. Et il n’y a qu’un seul candidat au poste de délégué général : Christophe Castaner. Les 100 démissionnaires dénoncent aussi le culte de la personnalité autour d’Emmanuel Macron et ont le sentiment que leur avis ne comptent plus. Ils ont donc choisi la veille du congrès de LREM, qui se tiendra à Lyon, pour quitter en bloc le mouvement. Un huissier apportera leurs lettres de démission au siège du parti ce vendredi.

L'avis d'un jeune adhérent de Côte-d'Or

Ces démissions et les raisons invoquées ne sont pas partagées par tous les adhérents. En Côte-d'Or, Alexandre Georges estime ainsi que si Christophe Castaner est le seul candidat, rien n'empêchait à d'autres de se présenter, et dans le collège d'électeurs, il y a aussi des adhérents tirés au hasard. Les avis des adhérents sont écoutés mais, au final, il est évident que tous ces avis ne peuvent pas aboutir à des propositions. Seuls les meilleurs sont retenus. Quant au culte de la personnalité évoqué par les "100 démocrates", si Emmanuel Macron s'impose, c'est parce qu'il est brillant et fondateur du mouvement, mais il est évident que personne n'est obligé de saluer son portrait.

Alexandre Georges, adhérent dijonnais à LREM - Radio France
Alexandre Georges, adhérent dijonnais à LREM © Radio France - Christophe Tourné

Alexandre Georges est donc toujours aussi convaincu par Emmanuel Macron malgré ces départs annoncés. Evidemment ce n'est que son opinion. Et n'allez surtout pas croire que ce jeune adhérent de 20 ans n'a rien dans la tête, parce que justement la sienne est bien remplie. Il a même réussi à bluffer les scientifiques avec une "Théorie du Tout" qui unifierait les lois de la physique en une seule formule, il y a 3 ans.

Retrouvez l'interview d'Alexandre Georges ce mercredi 15 novembre sur France bleu Bourgogne à 6H43 et 8H12