Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Départementales 2021 : 87 binômes candidats dans le Loiret

-
Par , France Bleu Orléans

Le dépôt des candidatures pour les élections départementales de juin prochain est désormais clos : 87 binômes seront en lice dans le Loiret, contre 94 en 2015, avec des configurations très contrastées selon les cantons.

L'hémicycle du conseil départemental du Loiret compte 42 élus
L'hémicycle du conseil départemental du Loiret compte 42 élus - Dominique Chauveau (CD45)

En 2015 dans le Loiret, 94 binômes étaient candidats pour les élections départementales : il n'y en aura que 87 cette année, avec un record enregistré dans le canton de Fleury-les-Aubrais où s'affronteront sept binômes lors du scrutin organisé le 20 et 27 juin. Le ministère de l'Intérieur vient de publier l'ensemble des candidatures.

Huit cantons à trois candidatures

Il y a six ans, chaque canton se disputait la faveur d'au moins quatre binômes. Ce ne sera pas le cas cette fois-ci, puisque dans huit cantons il n'y a que trois candidatures : c'est le cas pour Beaugency, Le Malesherbois, Lorris, Meung-sur-Loire, Olivet, Pithiviers (où est élu Marc Gaudet, le président actuel du Département), Saint-Jean-le-Blanc et Sully-sur-Loire, ce qui laisse entrevoir la possibilité d'une élection dès le premier tour. 

Ce changement s'explique en fait par l'explosion du front de gauche qui était présent dans tous les cantons en 2015 : depuis, le Parti communiste et la France insoumise se tournent le dos. Or cette année, la France insoumise n'est présente que sur deux cantons (Orléans-4 et Saint-Jean-de-la-Ruelle), et quand le Parti communiste est en lice, c'est le plus souvent via un accord avec le Parti socialiste. 

La gauche plus divisée que la droite

Mais l'union de la gauche est loin d'être parfaite : bisbilles avec les écologistes, stigmates des municipales, la gauche se présentera en rangs dispersés dans 10 cantons, singulièrement dans la métropole d'Orléans et le Montargois. On note ainsi que sur les quatre cantons orléanais, les candidats investis par le PS et/ou le PC devront affronter des adversaires qui figuraient sur la liste de l'écologiste Jean-Philippe Grand au premier tour des élections municipales l'an passé, et qui avaient sans doute mal vécu la fusion d'entre-deux-tours avec la liste PS/PC.

A l'inverse, la sensibilité droite/centre qui gouverne l'assemblée départementale ne part divisée que dans quatre cantons, dont deux à Orléans provoqués par d'anciens proches d'Olivier Carré (Marc Costys sur Orléans-2, Stéphanie Anton sur Orléans-4), la primaire la plus indécise étant sans doute à Gien où le maire Francis Cammal (associé à Aude Denizot) affronte le binôme sortant (Michel Lechauve / Nadine Quaix).

Impossible alternance

L'une des particularités du conseil départemental du Loiret, c'est le poids écrasant de la majorité départementale formée par la droite et le centre, qui détiennent 18 cantons sur 21. A vrai dire, et quelle que soit l'opposition, personne n'ose rêver d'alternance.... 

Ainsi la gauche aura d'abord pour ambition de conserver les trois cantons qu'elle détient (Fleury-les-Aubrais, Saint-Jean-de-Braye et Saint Jean de la Ruelle) : six élus, dont deux qui ne se représentent pas (Thierry Soler à Saint-Jean-de-Braye et Michel Breffy à Fleury). Or, on sait l'importance de la prime aux sortants dans ce genre d'élection... Quant aux espoirs de conquête, ils sont assez limités : "avec une telle division de la gauche au premier tour, notamment dans les cantons de la métropole, le risque est grand d'avoir dans beaucoup de cantons un second tour entre la droite et le RN", regrette-t-on au PS.

L'enjeu du RN, la discrétion de LREM

Le Rassemblement national, justement, présente à nouveau des candidats dans tous les cantons avec la volonté de briser cette fois son plafond de verre : présent au second tour dans 16 cantons en 2015, il n'avait eu aucun élu. Mais son implantation locale est toujours aussi faible, ce qui reste un gros handicap dans "un scrutin de notables", surtout en milieu rural. La République en marche connaît d'ailleurs la même difficulté et ne sera présente officiellement que dans quatre cantons.

A noter enfin, 13 conseillers départementaux sortants ne se représentent pas, dont quatre binômes sortants (cantons de Beaugency, Châlette-sur-Loing, Le Malesherbois et Montargis). Il y aura donc au moins 30% de renouvellement parmi les élus de la prochaine mandature.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess