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Départementales 2021 : dans le canton d'Issoudun, la gauche prend le risque de la division

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Par , France Bleu Berry

Pour les départementales dans le canton d'Issoudun, la gauche se présente divisée. Droite et extrême-droite espèrent en profiter pour faire basculer ce bastion socialiste.

Le canton d'Issoudun, sans doute l'un des plus disputés lors des départementales de juin
Le canton d'Issoudun, sans doute l'un des plus disputés lors des départementales de juin © Radio France - Sarah Tuchscherer

C'est l'un des deux seuls cantons de l'Indre où les électeurs auront le choix entre quatre binômes de candidats (contre trois ailleurs). Dans le canton d'Issoudun, bastion socialiste, la gauche part divisée. D'un côté, Daniel Guiet et Fanny Ries, candidats désignés officiellement lors d'une primaire interne au PS. De l'autre, Michel Bougault et Lucie Barbier, conseillers départementaux sortants, qui espéraient pouvoir porter de nouveau l'étiquette socialiste lors de ce scrutin. 

Désavoués par le vote des militants de la section issoldunoise, ils ont choisi de se maintenir, ce qui a entraîné leur exclusion du parti. Michel Bougault assume ce choix : "La démocratie ne s'exprime pas sur quelques dizaines de personnes. Nous estimons avoir la légitimité des sortants. Une légitimité que nous avons gagnée par notre présence, notre travail et notre assiduité au sein de la minorité départementale"

Incarner le renouvellement 

Agés de 54 et 41 ans, Daniel Guiet et Fanny Ries veulent pour leur part incarner le renouvellement, "les militants ont voulu la présence d'actifs sur la liste. Ils ont voté pour le dynamisme et la compétence". La présence de deux binômes de gauche concurrents pourrait-elle se révéler risquée pour elle ? A cette question, Daniel Guiet répond par l'affirmative : "L'union fait la force, la désunion est néfaste", tout en précisant qu'à ses yeux la gauche reste unie, puisque "l'intégralité du parti [nous] soutient"

Le maire d'Issoudun, André Laignel, a pris la tête d'un comité de soutien au binôme officiellement investi par le PS, il revendique plus de 150 signataires. Sur le fond, les deux listes ont peu de différences. Elles s'engagent à mettre l'accent sur le social, en distribuant notamment plus généreusement le RSA.

Daniel Guiet et Fanny Ries entourés de leurs suppléants Eric Hervouet et Carole Vitte, lors de la présentation de leur liste
Daniel Guiet et Fanny Ries entourés de leurs suppléants Eric Hervouet et Carole Vitte, lors de la présentation de leur liste © Radio France - Sarah Tuchscherer

La droite et l'extrême-droite à l'affût

Opposant de longue date à André Laignel au niveau municipal, candidat divers droite aux côtés de Sandrine Metz, Régis Bonnin se gausse de ces dissensions dans le camp adverse. Il les attribue sans hésiter au maire d'Issoudun, "nous avons toujours respecté les gens. En face, il y a la division parce que le chef a toujours utilisé les gens, les a usés jusqu'à la corde. Puis, sans vergogne, lorsqu'il faut qu'il les lâcher, il les lâche. On en a l'exemple avec les deux conseillers départementaux sortants [Lucie Barbier et Michel Bougault]. Nous n'avons pas ces valeurs". Sa priorité s'il est élu ? La formation et le développement de l'emploi dans le secteur. 

Sébastien Dulion est le candidat du Rassemblement National, en binôme avec Claire Ropars. Lui aussi estime que la gauche passe à côté du sujet de ce scrutin : "On a un territoire qui se meurt. Nous observons ce qui se passe à gauche en trouvant dommageable de voir ces personnes qui s'opposent sur des questions personnelles et pas idéologiques". Sébastien Dulion croit en ses chances de victoire. Pour cela, il lui faudra dépasser largement le score réalisé par le FN en 2015. Au second tour, il avait obtenu 34% des voix. Michel Bougault, à l'époque candidat officiel des socialistes, l'avait emporté avec 66% des suffrages. 

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