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Départementales dans le Loiret : "on a fait le travail", pour le président réélu Marc Gaudet (UDI)

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Marc Gaudet, président du Conseil départemental du Loiret, était l'invité de France Bleu Orléans ce lundi, au lendemain de la victoire de la droite et du centre aux élections départementales.

Marc Gaudet, le président UDI du Conseil départemental du Loiret était l'invité de France Bleu Orléans. Marc Gaudet, le président UDI du Conseil départemental du Loiret était l'invité de France Bleu Orléans.
Marc Gaudet, le président UDI du Conseil départemental du Loiret était l'invité de France Bleu Orléans. © Radio France - Antoine Denechere

"C'est la reconnaissance d'un travail bien fait", estime Marc Gaudet, au lendemain des élections départementales, qui ont vu la droite et le centre confirmer leur assise dans le département (15 cantons sur 21) . Le président du Conseil départemental était l'invité ce lundi de France Bleu Orléans. Interrogé sur la forte abstention, il reconnait que cela peut laisser "un petit goût amer dans le sens où l'on se dit qu'on n'est pas élu avec sur une grande vague".

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Quinze cantons sur 21 pour la majorité départementale, c'est forcément un Marc Gaudet heureux que nous recevons ce matin. Qu'est-ce qui a payé ?

Ce que l'on voit déjà c'est qu'en zone rurale, les conseillers départementaux sont majoritairement réélus et avec des scores très importants, ce qui signifie que c'est la reconnaissance d'un travail bien fait. Clairement, je pense que nos conseillers départementaux sont sur le terrain, constamment, ils sont au près des loirétains, dans toutes les périodes de leur vie puisque les compétences départementales, vont de la petite enfance jusqu'à l'Ehpad et en passant par le RSA et le handicap, mais aussi les routes départementales, les collèges. Je pense qu'on a bien fait le travail. 

Très bon score en zone rurale, c'est un peu moins vrai sur Orléans. La gauche gagne du terrain. Elle remporte trois cantons sur la métropole. Est-ce que la droite est en train de perdre la ville?

Alors, on peut se poser la question : qu'est ce qu'il se passe sur la métropole ? Effectivement, vous l'avez dit, nous perdons trois cantons sur quatre cantons qui sont purement orléanais ou orléanais avec la métropole à côté, donc, qui s'ajoutent aux cantons de Saint-Jean-de-Braye, de Saint-Jean-de-la-Ruelle et de Fleury-les-Aubrais. Donc**, je ne sais pas si c'est vraiment un glissement à gauche, une vague de fond.** Souvent, il y a un écart très faible, je le vois sur le canton Orléans 2, 8 voix séparent Nathalie Kerrien et Jean-Paul Imbault de leurs adversaires. C'est très peu. 

C'est même le retour des communistes au conseil départemental. S'il y a un glissement à gauche, il est là quand même. 

Oui, effectivement. Là, on voit aussi que Alain Touchard et Béatrice Barruel échouent de peu. Donc, c'est vrai que la commune de Sarran a beaucoup pesé, sur Orléans les gens ont peu voté, se sont peu exprimés, avec un taux d'abstention qui est très élevé, ce qui peut expliquer peut être cette déception pour Alain Touchard et Béatrice Barruel.

Le Rassemblement National, lui, est battu dans les huit cantons du département où il était présent au second tour. C'est une bonne nouvelle pour vous?

Oui, clairement le Rassemblement National a baissé, souvent de plus de 10 points et donc il est en net recul. Je pense que les loirétains, mais que les électeurs au niveau national aussi, s'aperçoivent que derrière des grands mots, des grandes incantations, il n'y a pas forcément du fond. Il n'y a pas forcément de solide et de l'ancrage local. 

Se pose tout de même la question de l'abstention, Marc Gaudet, vous l'avez dit, très forte sur Orléans même ailleurs dans le Loiret, 67,2%. Ça vous choque?

Oui, ça me choque parce que c'est une respiration démocratique, ces élections. Alors peut être qu'il y a un peu de confusion entre la Région, le Département et l'électeur.

Est-ce que ça ne va pas un peu gâcher la saveur de la victoire ?

Ça ne gâche pas, mais ça peut aussi quelque part, laisser un petit goût amer dans le sens où on se dit qu'on n'est pas élu avec sur une grande vague où il y aurait 60 ou 70% de participation, comme on a pu connaître à une époque où 60% c'était très fréquent. Là, il faut certainement que recommuniquer, peut être clarifier à nouveau parce que la loi Notre a voulu clarifier les compétences sauf que je pense que les Français s'y perdent un peu entre la Région et le Département. Moi, je regrette une chose aussi, c'est la disparition du conseiller territorial qui avait été conçu, imaginé, mais qui n'a pas pu entrer en application parce qu'il a été rejeté par François Hollande à l'époque. 

Six ans supplémentaires de la droite et du centre aux manettes du conseil départemental. Cela va ressembler à quoi le Loiret dans les six prochaines années ? 

On va poursuivre tous les nombreux chantiers engagés. Je pense qu'on a aussi toute une démarche dans ce qu'on appelle la transition environnementale, qu'on va vraiment pousser encore plus loin. Beaucoup de projets sont en cours et iront à leur terme.

Avec une équipe un peu modifiée. Vous avez perdu Alain Touchard, votre vice-président, sur Orléans 3, vous allez devoir remodeler.

Effectivement, il faut reconstituer une équipe, un exécutif, comme on dit avec six présidents de commissions, donc je dirais la garde rapprochée autour du président, et puis, six autres vice présidents, ce qui fait une douzaine de vice présidents.

Les tractations, les négociations ont débuté ?

Effectivement, cette nuit, ça a été aussi un moment d'échange, de discussions pour voir qui à quel poste. Et ça, ce n'est pas toujours simple.

Marc Gaudet, vous étiez dimanche soir très en colère, quant au problème de distribution de la propagande électorale, vous êtes dans le même état d'esprit ce matin ?

Je ne sais pas si la nuit porte conseil, mais je me dis "mais quel gaspillage, quel gaspillage d'argent public !" C'est à dire que nous avons mis notre énergie, en tant que candidat, pour constituer une profession de foi, travailler sur le style, toute la partie communication, nous avons fait éditer ces documents ainsi que les bulletins de vote qui étaient censés être distribués chez chacun des particuliers et des électeurs.

Vous allez demander des mesures ?

Alors oui, le recours peut être pas parce que finalement, tout le monde a été traité à même enseigne. Mais je trouve qu'il y a un gaspillage d'argent public et on n'a pas de leçon à recevoir d'un gouvernement qui prétendait révolutionner l'ancien monde. Sauf que l'ancien monde est certainement mieux que ce nouveau monde d'aujourd'hui qui, finalement, a l'air de s'effondrer quelque peu.

Hier, vous disiez même qu'il ne fallait pas payer !

Bien sûr. Quand on demande une prestation quelque part, j'ai pris l'exemple :  je suis paysan, si je fais semer mon maïs pour mettre des petites graines tous les 10 cm dans ma parcelle et s'il en manque, si c'est mal semé je ne paye pas. Je ne vais pas payer parce que je ne récolterai pas derrière. Là, nos professions de foi n'ont pas été distribuées dans les boîtes aux lettres, je trouve ça scandaleux.

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