Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Départementales dans les Landes : qui sont les deux chefs de file Xavier Fortinon et Mathieu Ara ?

-
Par , France Bleu Gascogne

Les deux souhaitent présider le conseil départemental des Landes pour les sept années à venir. Les électeurs devront les départager lors du second tour ce dimanche 27 juin.

Mathieu Ara et Xavier Fortinon lors du débat le 23 juin, organisé dans le studio de France Bleu Gascogne
Mathieu Ara et Xavier Fortinon lors du débat le 23 juin, organisé dans le studio de France Bleu Gascogne © Radio France - Renaud Biondi-Maugey

L'un, Xavier Fortinon, a 58 ans et est le président socialiste sortant du conseil départemental des Landes et chef de file des candidats "Les Landes avec vous". L'autre, Mathieu Ara, a 39 ans et est le chef de file des candidats "Couleurs Landes", de la droite et du centre, représentant une partie de l'opposition actuelle. L'un des deux sera - sauf énorme surprise - le prochain président du Conseil départemental des Landes, à l'issue de ces élections. A trois jours du second tour des élections départementales, France Bleu Gascogne dresse, ce jeudi 24 juin, le portrait des deux candidats chefs de file. 

Xavier Fortinon, président sortant

Xavier Fortinon a déjà plusieurs décennies d'ancienneté au Parti socialiste : c'est à l'âge de 18 ans, en 1980, qu'il prend sa carte au PS. Lors du premier vote de sa vie, à la présidentielle de 1981, il glisse donc un bulletin pour François Mitterrand. Son inclination politique ne doit rien au hasard : dans sa famille - un milieu populaire - on parle politique et on vote à gauche, tendance socialiste pour son père et communiste du côté de sa mère. Sa famille est implantée depuis de nombreuses générations dans le pays de Born. Et c'est à Mimizan (Landes) que Xavier Fortinon naît le 18 août 1962. Ses parents ont travaillé à la scierie de Mimizan. Et il est le premier de sa famille à faire des études supérieures : il part à l'université de Bordeaux dans les années 80 pour une formation en sciences économiques. 

Après ces études en sciences éco, de nombreux étudiants s'orientent vers des métiers liés au monde de la banque. "Mais je me sentais pas l'âme d'un trader" reconnaît aujourd'hui Xavier Fortinon. Il suit alors un DESS qui l'oriente vers l'univers des collectivités locales. "J'étais intéressé par les territoires et j'avais envie de revenir dans les Landes." C'est ce qu'il fait, en 1989 : il est élu pour la première fois et devient conseiller municipal à Mimizan. Il est nommé, dans le même temps, responsable administratif du district de Mimizan, qui deviendra plus tard la communauté de communes, un poste qu'il occupera jusqu'en 2008. Entre-temps, en 1991, il devient adjoint au maire de l'époque, Jean Bourden. Ce dernier lui propose, en 2004, de devenir conseiller général, à sa place. Lors des élections cantonales de 2004, Xavier Fortinon est élu et fait son entrée dans l'assemblée départementale, présidée alors par Henri Emmanuelli. "Je me suis toujours investi pour les autres, pour les idées de solidarité, pour lutter contre les inégalités et il n'y avait pas meilleur maître pour cela qu'Henri Emmanuelli" dit aujourd'hui Xavier Fortinon. L'homme fort du parti socialiste dans les Landes de l'époque le fait d'ailleurs rapidement monter en grade : il confie d'abord à Xavier Fortinon le dossier de l'environnement, au conseil général des Landes, puis le nomme vice-président et, quelques années plus tard, premier vice-président. 

A la mort d'Henri Emmanuelli, en 2017, c'est donc vers lui, Xavier Fortinon, alors premier vice-président, que les regards se tournent. La majorité de gauche le choisit pour prendre la tête du département. "Je n'étais pas programmé pour ça" reconnaît Xavier Fortinon.  "J'ai suivi un parcours, j'ai été militant, j'ai été élu dans un conseil municipal, après j'ai eu l'opportunité d'être élu dans un conseil départemental, j'ai accompagné le président Emmanuelli pendant de nombreuses années et ce sont les circonstances, malheureuses, qui ont fait que j'ai été en position d'être président, mais rien n'était programmé." Xavier Fortinon place la loyauté et la fidélité parmi ses valeurs cardinales : "Je suis un exemple qui témoigne qu'être fidèle et loyal, ça vous conduit aussi à des responsabilités, il n'y a pas que la trahison qui conduit aux responsabilités comme certains doivent le penser. La trahison, c'est quelque chose que je hais particulièrement."

Xavier Fortinon dit aujourd'hui être resté fidèle à l'héritage d'Henri Emmanuelli. Il a la possibilité ce dimanche de continuer dans son sillon en étant élu, pour la première fois, en tant que chef de file aux élections départementales. 

Mathieu Ara, militant centriste et proche de Géneviève Darrieussecq

Comme Xavier Fortinon, Mathieu Ara fait son entrée très tôt dans le monde politique. "J'ai commencé à m'intéresser à la vie politique à 13 ans, en 1995, lors de la présidentielle" confie-t-il. Pourtant, dans sa famille, "personne n'est encarté dans un parti, personne ne s'est jamais présenté à une élection". Fils de militaire, petit-fils de Résistant durant la Seconde guerre mondiale et arrière petit-fils d'immigrés espagnols ayant fui le franquisme, Mathieu Ara naît à Pessac (Gironde), le 8 juillet 1981. Comme Xavier Fortinon, il suit des études d'économie à l'université de Bordeaux. Il fait ensuite Sciences Po, dans la même ville, et échange alors, dans le cadre de ses études, avec Jean Dionis du Séjour, député UDF du Lot-et-Garonne. Une rencontre décisive. Ce dernier lui propose, en 2004, de devenir le collaborateur des élus centristes d'opposition au conseil régional d'Aquitaine à Bordeaux. Mathieu Ara adhère à l'UDF et rentre dans le monde de la politique, qu'il n'a depuis jamais quitté. "Je n'étais pas destiné à ça, je voulais être enseignant au départ. Et puis des rencontres m'ont amené à cela" précise Mathieu Ara.  

Au conseil régional, il fait une autre rencontre, capitale : Geneviève Darrieussecq. En 2004, elle n'est pas encore maire de Mont-de-Marsan mais vient d'être élue à l'assemblée régionale sous l'étiquette UDF et travaille donc au côté de ce jeune collaborateur, Mathieu Ara. Entre elle et lui, le courant passe tout de suite. "Je me retrouvais dans cette femme, dans ses valeurs, dans son courage, dans ses convictions, dans son travail aussi, c'était une élue très travailleuse. On ne s'est jamais quitté depuis" dit aujourd'hui Mathieu Ara. En 2008, il fait campagne avec elle, lors de la municipale à Mont-de-Marsan. Elue maire, elle lui propose d'être son directeur de cabinet, ce qu'il accepte. Mathieu Ara, Girondin de naissance, fait alors, à 26 ans, son arrivée dans les Landes, un département qu'il connaît bien puisque sa mère est originaire de Tarnos. "Je suis tombé amoureux de cette ville, Mont-de-Marsan. J'y ai rencontré plus tard ma compagne, nos enfants y sont nés. C'est ici que j'ai bâti ma vie d'homme et ma vie professionnelle" dit-il. 

En 2015 il est élu pour la première fois et devient conseiller départemental d'opposition des Landes. En 2017, Geneviève Darrieussecq, nommée au gouvernement, au ministère des armées, lui demande une nouvelle fois de la suivre, pour être l'un de ses collaborateurs. Il reste à Paris pendant quatre ans, enchaînant les allers-retours entre la capitale et la préfecture des Landes. Une situation désormais révolue : Mathieu Ara a démissionné du ministère des armées en 2021, pour pouvoir se consacrer pleinement à la campagne des départementales. Lui aussi défend ses valeurs : "J'ai toujours été loyal et fidèle aux hommes et aux femmes qui m'ont tendu la main, qui m'ont aidé, je n'ai jamais changé de parti, de loyauté ni de fidélité."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess