Politique

Départementales dans les Pyrénées-Orientales : la majorité sortante y croit toujours

Par Baptiste Guiet, France Bleu Roussillon lundi 23 mars 2015 à 0:31

Hermeline Malherbe et les candidats de la majorité sortante
Hermeline Malherbe et les candidats de la majorité sortante © Radio France

Le PS et ses alliés du PC sont qualifiés pour le second tour dans 12 cantons sur 17t. Pour Hermeline Malherbe, le siège de président du conseil départemental n'est pas perdu.

Il y avait des sourires dimanche soir à l'hôtel du département. La déculottée annoncée n'a pas eu lieu . La majorité sortante a plutôt bien résisté à la faveur d'une forte poussée du Front national. Rien n'est encore joué et Hermeline Malherbe veut encore croire à la victoire finale. Les réactions.

"Il y a de la colère qui s'est exprimée."

  • Hermeline Malherbe

"Je voudrais conclure sur celui qui manque ce soir, pour la première fois, mais je sais qu'il serait fier de ce qu'on a réalisé , et de ce qu'on va encore réaliser d'ici dimanche prochain pour faire honneur à ce qu'il a fait pour les Pyrénées-Orientales. Vive Christian Bourquin !" a déclaré Hermeline Malherbes, présidente sortante du Conseil général.

Discours Hermeline

"Il y a de la colère qui s'est exprimée ce soir comme dans toute la France avec un Front national très fort et une abstention très forte, mais il y a quelques jours ,on nous avait prédit qu'on ne serait pas au second tour dans la plupart dans des cantons. Ce n'est pas le cas, nous serons encore là dimanche prochain dans 12 des 17 cantons" a ajouté Hermeline Malherbe.

"On va retourner au plus près des habitants."

  • Ségolène Neuville

"Je crois que les résultats pour la majorité départementale ne correspondent pas à ce qui avait été annoncé par le sondage, la majorité départementale a tenu bon du fait de son bilan et du fait de la proximité avec les habitants. On  va retourner au plus près des habitants pour expliquer notre bilan et notre volonté de poursuivre" a expliqué Ségolène Neuville, conseillère générale et secrétaire d'Etat aux handicapés.

Neuvile

"J'ai confiance, les gens vont se reprendre."

  • Jean Vila**

"J'espère que les gens feront la différence entre la gestion d'une commune comme Cabetany ou celle du Conseil général et celle du Front national. Il y a quand-même une diffrence entre le Front national et le Parti communiste , mais j'ai confiance. Au second tour, les gens vont se reprendre. Je compte sur les progressistes et les démocrates. C'est une gifle pour l'UMP qui pensait avoir tout conquis : sur mon canton le binôme UMP emmené par deux conseillers municipaux de Perpignan est éliminé" a déclaré Jean Vila, maire de Cabestany.

Jean Vila

"Moralement, on a gagné."

  • Michel Moly

"On voulait gagner et moralement on a gagné . On a montré à la population qu'on pouvait renverser les montagnes, qu'ils pouvaient compter sur nous et qu'on continuera d'être à leurs côtés car ils le méritent. On continuera de défendre l'intérêt général comme on le fait depuis six ans. Et permettez-moi une fierté personnelle : je suis arrivé en tête à Collioure" s'est félicité Michel Moly, conseiller général et ancien maire de Collioure.

Moly

"On est à la mi-temps du match."

  • Jean-Louis Chambon

"On s'attendait à être là mais n'oublions pas qu'il y a deux tours. Pour l'instant, on est content, on est qualifié pour le second tour. Avec le travail qu'on a fait, il ne pouvait pas en être autrement. On est à la mi-temps du match, on analyse la première mi-temps pour trouver une nouvelle stratégie,on va se remettre au travail et dire la qualité de ce département et la qualité de notre duo et affronter sereinement le Front national" ont tonné Toussainte Calabrèse et Jean-Louis Chambon, conseillers généraux.

Chambon + Calabrèse

"L'électorat de gauche a envoyé un message, il est entendu."

  • Nicolas Garcia

"L'électorat de gauche a voulu marquer son mécontentement en restant à la maison, ils ont envoyé un message, il est entendu. Maintenant il faut battre le Front national et l'UMP, c'est possible. Il ne faut pas qu'il manque une seule voix . Les électeurs de gauche savent qu'au deuxième tour, on joue la présidence du Conseil général, soit pour la gauche, soit pour la droite forcément flanquée du Front national. La droite sera obligée de faire des concessions au Front national. Il est encore très haut et il y a de quoi être triste, mais on a fait mentir les sondages, maintenant les gens de gauche doivent se mobiliser , c'est l'heure de vérité" a expliqué Nicolas Garcia, ancien maire d'Elne et patron du PC dans les Pyrénées-Orientales.

Nicolas Garcia

À lire aussi : > Les résultats du premier tour dans les Pyrénées-Orientales (carte) > Les élections départementales dans les Pyrénées-Orientales (dossier)

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