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Départementales en Isère : "nous appelons la jeunesse à se mobiliser", Amandine Germain, du printemps isérois

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Par , , France Bleu Isère

Au lendemain du premier tour des élections départementales en Isère, la droite est en ballottage favorable. En face, le Printemps Isérois - la gauche unie, reste surtout puissante sur les cantons grenoblois, comme sur le canton Grenoble-4 où Amandine Germain remporte 52,37% des suffrages.

Ce dimanche, sur les 866.000 électeurs inscrits sur les listes électorales en Isère, 590.000 ne se sont pas déplacés pour voter pour ce premier tour.

Aucun conseiller départemental n'a été élu directement au premier tour, en raison, justement de cette forte abstention. Même si plusieurs ont dépassé la barre des 50% des suffrages exprimés, il aurait aussi fallu dépassé les 25% des inscrits. Le meilleur score est celui du président du départementJean-Pierre Barbier dans la Bièvre, avec 63%.

À gauche aussi, les binômes ont passé la barre des 50% dans trois cantons de Grenoble et à Tullins (André Vallini). Sur le canton Grenoble-4, Amandine Germain, pour le Printemps Isérois, rassemble 52,37% des suffrages. Elle était l'invitée de France Bleu Isère ce lundi matin.

Bonjour Amandine Germain, dans votre canton Grenoble 4, vous dépassez les 50% mais vous n'êtes pas élus faute de participation, c'est rageant ?

Amandine Germain - Je veux remercier tous les électeurs qui se sont déplacés, qui ont fait confiance au Printemps Isérois et au projet de transition sociale, écologique et démocratique que nous portons pour l'Isère. La grande gagnante effectivement de cette élection hier soir, c'est l'abstention. Deux tiers d'abstention, c'est énorme ! Sans doute qu'il nous faut redoubler d'efforts pour faire comprendre les compétences des collectivités locales et l'importance des départements, des régions dans la vie quotidienne de tous. Et puis, c'est aussi une crise démocratique dont les partis doivent prendre aussi toute la mesure et la responsabilité pour renouer la confiance avec les citoyens. 

Il y a une crise de confiance. D'après Olivier Ihl, politologue enseignant à Sciences-Po Grenoble, il y a un désintérêt, lui ne voyait pas ça comme une protestation, mais juste un "bof" généralisé. On a la tête ailleurs ?

Amandine Germain - C'est vrai qu'on sort d'une crise sanitaire difficile. Peut-être que les citoyens ont aussi d'autres préoccupations aujourd'hui ? La propagande électorale n'est pas non plus arrivée partout dans les boîtes aux lettres, ce qui n'a pas facilité les choses. Plus globalement, il faut que nous soyons au rendez-vous pour expliquer vraiment les compétences des collectivités : le budget de l'Isère, c'est 1,6 milliard d'euros chaque année. Donc, ça concerne tout le monde, tous les âges de la vie, de la petite enfance au plus grand âge. C'est aussi un levier important en matière d'investissements qu'on pourrait orienter demain vers la transition écologique. C'est tout ça que nous allons nous atteler à faire cette semaine. 

Le printemps isérois est au second tour dans 26 des 29 cantons, mais en position favorable dans une dizaine. C'est mieux que ce que vous pensiez ?

Amandine Germain - Écoutez, on aurait souhaité être en ballotage favorable encore davantage. Mais tout n'est pas joué pour cette élection. Au contraire, je crois que le champ est ouvert avec une telle abstention. Nous allons effectivement faire le maximum pour aller à la rencontre de tous les citoyens de gauche, progressiste, humaniste, écologiste qui se retrouvent dans le projet de transformation sociale et écologique que nous portons pour l'Isère. Tous ceux qui croient qu'il y a urgence aujourd'hui à agir pour le climat. Tous ceux qui pensent que cette crise a creusé les inégalités. Qu'il nous faut agir avec des politiques de solidarités plus fortes, plus innovantes. Nous appelons tous ceux-là à se mobiliser, la jeunesse notamment. 

Il n'y a aucun RN face à vous. C'est quand même plus difficile d'aller se battre contre la droite que contre le Rassemblement national où il y a des fois un front républicain qui vient vous faciliter la tâche.

Amandine Germain - Électoralement, c'est peut être plus difficile. En tout cas, moi, je me satisfais quand même que le Rassemblement national soit beaucoup moins présent qu'il n'a pu l'être en 2015. Mais c'est peut-être aussi que la droite devient une droite-extrême en déportant un certain nombre de sujets qui n'ont rien à voir avec les compétences des collectivités, tels que la sécurité dans cette campagne, pour venir chercher les voix du Rassemblement National. 

C'est un reproche qu'on fait souvent à Laurent Wauquiez, vous le faites aussi à Jean-Pierre Barbier ? 

Amandine Germain - Sur certains cantons, en tout cas, on a vu la droite clairement faire campagne sur la sécurité, la propreté, tout ce sur quoi le département n'est pas compétent. 

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