Politique

Départementales : et maintenant ?

Par Marina Cabiten, France Bleu lundi 30 mars 2015 à 8:58 Mis à jour le lundi 30 mars 2015 à 10:24

Dépouillement du second tour des départementales
Dépouillement du second tour des départementales © MaxPPP

Le second tour des départementales dimanche s'est achevé sur une large victoire de la droite au détriment de la gauche, et sur une avancée du Front national dans les départements. Au lendemain de ce scrutin, quelles conséquences ? La première sera le "troisième tour", à savoir l'élection des présidents des conseils départementaux.

Quelles vont être les conséquences de ces élections départementales ? De nouvelles assemblées pour diriger les départements, bien sûr, mais pas seulement. Les enseignements de ce scrutin vont également être pris en compte par les formations politiques. 

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Le troisième tour

C'est ainsi que l'on désigne l'élection des présidents des départements par les conseillers fraîchement élus. Cette élection est leur première mission et elle se déroulera jeudi. Les élus de chaque groupe politique représenté n'ont donc que quatre jours pour se réunir et se mettre d'accord sur un candidat à présenter. Si dans certains départements, le nom du futur président apparaît déjà comme une évidence, ce n'est pas le cas partout. Par exemple dans le Vaucluse et l'Aisne , où il n'y a pas de majorité absolue, ce processus s'annonce délicat. 

L'urgence du rassemblement à gauche

Cette nouvelle défaite électorale a déclenché beaucoup de réactions à gauche, sous le signe des appels au rassemblement et au changement. Un an après son éviction de Matignon, Jean-Marc Ayrault a souligné dans un tweet une "défaite pour la majorité, qui devra en tirer les leçons".   

Sur France Info, le président du groupe PS à l'Assemblée Bruno Le Roux y est allé encore plus fort : "Nous avons perdu par bêtise politique" . "La division de la gauche a été en grande partie responsable de la défaite" a-t-il dit. "Il n'y a aucune perspective possible si nous n'arrivons pas à retrouver le chemin de l'union" a encore dit Bruno Le Roux. 

Les "frondeurs" du PS ont eux demandé "un contrat de rassemblement" de la gauche. Ce rassemblement est le travail qui "nous attend dans les prochains jours" , et cela passe par un "accord sur le fond" , a avancé le maire socialiste de Lille, Martine Aubry. Plusieurs figures du PS, tel Benoît Hamon, ont brandi le risque de "ne pas être au deuxième tour de la présidentielle" de 2017 faute d'évolutions.

Un feu vert pour Nicolas Sarkozy

Pour l'UMP et son président Nicolas Sarkozy, cette large victoire donne le cap pour 2017. La stratégie d'alliance avec l'UDI et le MoDem a payé. C'est la première victoire de l'ancien président de la République depuis son retour en politique, et elle lui permet de passer sereinement à la suite. "L'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera" a déclaré dimanche soir Nicolas Sarkozy, dont le projet serait de créer un nouveau parti, notamment fondé sur ce nouveau partenariat avec le centre. 

Cap sur les régionales pour le FN 

Du côté du Front national, si aucun département n'a finalement été remporté, l'ancrage dans la vie politique locale se confirme avec 31 cantons acquis contre un seul conseiller général sortant. Pour la présidente du parti d'extrême droite, Marine Le Pen, "c'est une vraie victoire" , et un signe positif pour son prochain grand test : les régionales en décembre prochain. 

"Le mode de scrutin sera différent et les résultats seront bien différents" , a-t-elle affirmé lundi matin, après avait répété ses "espoirs de gains très sérieux dans quatre ou cinq régions" . Marine Le Pen a redit qu'elle n'avait "pas encore décidé" si elle serait candidate dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

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