Politique

Départementales : l'UMP dénonce la victoire de la gauche arrivée seulement troisième et le redécoupage

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon dimanche 29 mars 2015 à 22:26

Jean Castex, maire UMP de Prades, en 2012
Jean Castex, maire UMP de Prades, en 2012 © MaxPPP

Jean Castex, le leader de la droite départementale pour ces élections s'interroge : la gauche conserve le département des Pyrénées-Orientales mais elle est pourtant arrivée troisième derrière le Front national et l'UMP-UDI, les derniers seront les premiers.

La droite n'a pas réussi son pari de remporter le département des Pyrénées-Orientales et analyse ce dimanche soir sa défaite. Jean Castex, a fait les comptes, la gauche a réussi à conserver la majorité absolue en arrivant seulement troisième en nombre de voix derrière le Front national et l'UMP.

"En valeur absolue, la gauche n'est que troisième".Jean Castex

"Bien sûr c'est un échec , puisque nous ne sommes pas parvenus à nos ambitions, mais il faut regarder les chiffres de très près, lors de ce second tour. En valeur absolue, le FN obtient 64 147 voix, l'UMP-UDI 61 219 voix et la gauche 60 987, ce qui signifie qu'avec 32,5 % des suffrages exprimés, la gauche conserve la majorité absolue des sièges, ça fait réfléchir. Nous sommes dans un département où il y a un rejet qui se manifeste avec plus de 65 % des suffrages exprimés et ce sont, malgré tout, les mêmes qui seront aux affaires."

"On voit bien à qui profite le vote FN".

"Contrairement aux affirmations des donneurs de leçons, on voit bien à qui a profité le vote FN. Il aurait fallu être meilleur incontestablement, de notre côté, pour contrer le vote d'exaspération qui s'est manifesté, mais je ne peux pas, pour mon département, me satisfaire qu'une telle équipe soit reconduite après un tel désaveu dans les urnes.

"Difficile d'exister dans l'opposition avec une gauche aussi sectaire".

Dans l’opposition, je serai l'élu que j'ai toujours été pour représenter mon canton, porteur de projet et de proposition, mais la gauche est tellement sectaire, je l'ai connue à la région. Pour être dans l'opposition, il faut qu'il y ait une majorité qui ait envie de discuter et je crains que ce ne soit pas le cas. Je suis déjà dans l'opposition aujourd’hui avec ma position de maire et on a zéro subvention, on ne regarde pas la qualité des projets mais uniquement la couleur politique dont ils émanent, rien ne m'indique que ces pratiques sectaires vont cesser.

"Je ressens un certain malaise".

Je me mets à la place du corps électoral, dans quelle démocratie on est avec des redécoupages de cantons, des triangulaires. Vous avez plus de 65 % des gens qui désavouent une majorité en place et elle arrive à se maintenir ! On aurait perdu largement, il n'y aurait rien à dire, c'est le message démocratique, mais quand je vois ça, je pense à tout ceux qui ne voulaient pas poursuivre avec cette majorité qui est à la tête d'un bilan catastrophique, premier département de France pour le chômage, pour la pauvreté, pour  le RSA, donc je ressens un certain malaise".

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La réaction de Jean Castex pour France Bleu Roussillon