Politique

Départementales : l'UMP perpignanaise se satisfait de ses trois victoires face au Front national

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon dimanche 29 mars 2015 à 23:10

Jean-Marc Pujol
Jean-Marc Pujol © MaxPPP

L'alliance UMP-UDI n'a pas réussi à prendre le département des Pyrénées-Orientales à la gauche mais se satisfait d'avoir réussi à battre le Front national sur les trois cantons perpignanais où elle était encore en course et notamment au Vernet. Jean-Marc Pujol dénonce les prises de positons "irresponsables" de certains, dont Jean-Paul Alduy.

Le Front national n'a pas réussi son pari d'entrer au conseil départemental des Pyrénées-Orientales. Il n'y aura pas d'élus frontistes. Et pour l'UMP-UDI c'est déjà une satisfaction .

"On était sur un combat idéologique"

  • Annabelle Brunet, UDI

Ainsi, sur le canton Perpignan I, dans le Quartier du Vernet, l'ambiance était à la fête à la permance d'Annabelle Brunet et Richard Puly-Belli. Le duo UDI/UMP l'emporte avec 54,6% des voix face au binôme FN Marie-Thérèse Fesenbeck / Bernard Reyes. "Des doutes, on n'en a jamais eu. Mais des craintes oui" explique Annabelle Brunet. "On sortait du cadre traditionnel Droite/Gauche. On était sur un combat idéologique, et les combats idéologiques quand on les perd c'est toujours compliqué".

UMP Vernet Brunet

Pour Richard Puly-Belli, "c'est surtout une victoire des Vernetois. C'est un symbole : le Vernet ne pouvait pas passer au Front National".

UMP Vernet rICHARD

"J'ai flippé mais là on respire"

  • Habitant du Vernet

Même satisfaction chez les militants. "J'ai flippé, mais là c'est bon : on respire" soupire Samir, un habitant du Bas-Vernet. "On est hyper-contents que le Front National ne soit pas passé" sourit Yvon.

UMP Vernet habitants

"Si on ne gagne pas le département, c'est à cause des déclarations irresponsables de certains"

  • Jean-Marc Pujol

Jean-Marc Pujol, le maire de Perpignan se félicite de l'entrée au conseil départementale de six conseillers départementaux UMP de la ville de Perpignan (Richard Puly-Belli, Anabelle Brunet, Jean Sol, Joëlle Anglade, Romain Grau et Isabelle De Noëll) :

"Depuis 20 ans, il n'y avait que quatre conseillers généraux perpignanais, il y en a six à présent, c'est une progression de 50 %  et c'est la preuve que les axes que je défends de la droite républicaine et du centre unis sont les bons axes pour s'opposer au Front national" .

"Si on ne gagne pas le département, c'est à cause des triangulaires mais aussi à cause des déclarations irresponsables d'anciens responsables politiques, Jean-Paul Alduy, l'ancien président de l'agglomération qui ont couté la victoire sur certains cantons et à la chute du département Jean Castex".

Elections / Pujol

Pour Romain Grau, premier adjoint au maire de Perpignan, la défaite de la droite ne doit pas empêcher l'UMP de travailler avec la majorité socialiste du conseil départemental : "Nous nous sommes battus jusqu'au bout, on a tenté de convaincre, les gens nous ont entendu. Un énorme merci aux électeurs qui nous ont choisi, aux républicains de tout bords qui ont fait barrage au Front national. Pour tous ceux-là, un grand merci.

"Nous travaillerons de concert, ville et conseil général".Romain Grau**

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"Ce qui compte c'est notre canton, c'est les Perpignanais, on est là pour se battre pour eux. Certes nous n'avons malheureusement pas la majorité, mais  l’intérêt général triomphera. Nous espérons que la nouvelle présidence, qui vraisemblablement sera socialiste, voudra aussi préserver l’intérêt général. Et dans ce cas là nous travaillerons de concert ville et conseil général. Si nous voulons faire reculer le Front national nous devons nous mettre au service des Perpigna na is et ce mandat va nous permettre de le faire"

Elections / Grau

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