Politique

Départementales : la droite gagne l'Essonne et la Seine-et-Marne

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris Région lundi 30 mars 2015 à 8:18

Vote départementales 2015
Vote départementales 2015 © Fotofolia

Depuis ce dimanche 29 mars, 5 départements d'Ile-de-France sur 8 sont désormais aux mains de la droite. L'Essonne, à gauche depuis 17 ans, a été remporté par l'UMP tout comme la Seine-et-Marne. La gauche parvient en revanche à conserver le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis. Autre enseignement des départementales 2015 : aucun candidat FN n'a été élu.

Principaux enseignements des élections départementales 2015 en Ile-de-France : la gauche limite la casse mais perd l'Essonne, fief du Premier Ministre Manuel Valls, à l'issue d'un second tour qui n'aura vu aucun candidat FN être élu malgré sa présence au second tour dans 60 cantons. La région parisienne compte aujourd'hui cinq départements à droite : les Yvelines, les Hauts-de-Seine, l'Essonne, la Seine-et-Marne et le Val d'Oise. Trois restent à gauche : Paris (qui ne votait pas), la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

Carton plein de la droite dans les Yvelines

Sans surprise, les Yvelines restent à gauche à l'issue de ces élections départementales 2015 mais la vague bleue est sans précédente puisque la droite y réalise le "Grand chelem" en remportant 21 canton sur 21, du jamais v u selon le président UMP sortant Pierre Bédier. Pierre Bédier qui s'est imposé dans le canton de Mantes-la-Jolie face au candidat FN, maire de Mantes-la-Ville, Cyril Nauth, avec 66,6% des voix. Il n'y aura aucune opposition dans le prochain conseil général. A noter l'abstention élevée, à 57,48%.

L'Essonne bascule à droite avec Georges Tron, grand vainqueur

L'Essonne, terre du Premier Ministre Manuel Valls, ancien maire d'Evry de 2001 à 2012, département à gauche depuis 17 ans, vient donc de basculer à droite sous l'impulsion du maire UMP de Draveil, Georges Tron. Les Ulis, Viry, Athis, des bastions de la gauche sont tombés au soir du second tour des départementales. Le Président sortant, le froudeur socialiste Jérôme Guedj, parvient à se maintenir à Massy. En tout, le PS n'a réussi à conserver que 9 sièges sur 42; 30 reviennent désormais à la droite.

E vague bleue en Essonne

Le prochain président du Conseil général de l'Essonne sera élu jeudi : une bataille va s'engager à droite entre les deux UMP Georges Tron et François Durovray.

La Seine-et-Marne passe à droite et contient la montée FN

Vague bleue aussi en Seine-et-Marne où la droite remporte 19 des 23 cantons en jeu, le département de la Seine-et-Marne bascule à droite avec une nette majorité après 11 ans de gouvernance socialiste. La gauche ne s'impose que dans quatre cantons avec le PS à Pontault-Combault, Combs-la-Ville et Champs-sur-Marne et un duo PC-DVG à Mitry-Mory. Le Front National qui s'était maintenu au second tour dans 19 cantons, n'est en revanche pas parvenu à conquérir un seul siège.

S la Seine et Marne bascule à droite

La gauche résiste en Seine-Saint-Denis

Dans cette vague bleue, le département de Seine-Saint-Denis fait de la résistance. Ce fief historique de la gauche reste aux mains des socialistes avec 12 cantons contre 9 pour le binôme UMP-UDI. 

E 93 reste à gauche

Mais l'autre enseignement du scrutin en Seine-Saint-Denis, l'un des départements les plus pauvres et jeunes de France, qui avait voté à 65% pour François Hollande lors de la Présidentielle : un tiers des électeurs s'est rendu aux urnes avec une participation de 34,15%.

Le Val-de-Marne, seul département de France communiste

Le Val-de-Marne, fief historique du PCF depuis 1976, est aujourd'hui le seul département de France encore présidé par les communistes. A l'issue d'un second tour très indécis, la gauche remporte finalement 14 cantons sur 25. Le président sortant du Conseil Général, Christian Favier, l'a notamment emporté dans le canton de Champigny-sur-Marne avec 52% des voix. Le Front National était présent aussi au second tour dans cinq cantons mais aucun candidat n'a été élu.

P Communistes Val de Marrne

La droite conforte ses positions dans le Val d'Oise

La droite sort renforcée de ces élections dans le Val d'Oise : de 21 sièges, elle passe à 32 conseillers généraux élus, un record pour ce département. La gauche conserve seulement cinq cantons. Là encore, le FN présent pourtant au second tour dans 16 cantons, n'a pas réussi à s'imposer et n'aura donc aucun élu dans le prochain Conseil Général.

E La droite renforcée ds le Val d'Oise

Les Hauts-de-Seine toujours plus à droite

Dans les Hauts-de-Seine, fief historique de la Droite, l'UMP renforce toutefois encore un peu plus son ancrage. De 28 conseillers généraux, la droite passe à 38 élus. Le Parti Socialiste a réussi à se maintenir à Montrouge; le PCF à Bagneux, Nanterre et Gennevilliers. A noter que dans le canton de Levallois, c'est le candidat Divers Droite, Arnaud de Courson qui l'emporte face à la candidate soutenue par l'UMP et le maire de Levallois Patrick Balkany.