Politique

Des communes appelées à fusionner dans le Nord-Pas-de-Calais

Par Odile Senellart, France Bleu Nord lundi 28 septembre 2015 à 11:14

L'hotel de ville de Berck
L'hotel de ville de Berck © Max PPP

De nombreuses villes du Nord-Pas de Calais sont appelées à disparaitre d'ici 2017 pour fusionner avec d'autres dans le cadre de la loi NOTRE. Objectif: faire des économies d'échelle. Parmi les secteurs concernés: Berck et Saint-Omer

L’heure est à la fusion des collectivités locales. Même s’ils n’ont pas été élus pour ça, les maires se retrouvent au cœur d’un big bang territorial, lancé sous la pression de l’Etat qui n’a plus les moyens de financer toutes les communes. Les baisses de dotations de l’Etat ont largement fait la une de l’actualité.

Berck et Saint-Omer en pointe

A Berck-sur-Mer, les élus d’Opale Sud travaillent déjà ensemble depuis près de 50 ans, alors pourquoi pas renforcer leur coopération dans une commune nouvelle de 26 000 habitants. C'est ce qu'estime le maire de Berck Bruno Cousein. 

A Saint-Omer, les élus envisageaient de se regrouper entre communes voisines urbaines. Et, à force de vaincre les réticences, ils veulent d’aller plus loin, objectif près de 70 000 habitants, de quoi talonner Calais.

En contrepartie de ces fusions, l'Etat s'engage à maintenir ses dotations pendant trois ans. 9 millions d’euros à Berck et 24 millions à Saint-Omer. Evidement ça aide à se décider et à le faire vite.

Des délais très courts

Il faut faire voter les conseils municipaux à la mi-octobre. Les décrets créant ces communes nouvelles seront publié en mars pour être opérationnels au 1er janvier 2017. Plusieurs possibilités, soit fusionner des communes entre elles, et pour certaines atteindre le seuil critique de mille habitants, soit carrément utiliser les intercommunalité existantes pour fonder une commune nouvelle. Et puis, il y l’aspect plus contraignant du texte. Il prévoit qu’aucune communauté de communes ne pourra rassembler moins de 15 000 habitants.