Politique

Des manifestants tenus à distance à Châlus lors de la visite du Premier ministre

Par Françoise Ravanne, France Bleu Creuse et France Bleu Limousin vendredi 13 octobre 2017 à 17:28

Les salariés du CHU de Limoges tentent en vain d'approcher le premier ministre à Châlus
Les salariés du CHU de Limoges tentent en vain d'approcher le premier ministre à Châlus © Maxppp - Françoise Ravanne

Des agents du CHU de limoges, et des ex-salariés de GM&S étaient une bonne trentaine ce vendredi matin à Châlus pour tenter d'interpeller Edouard Philippe et sa ministre de la santé. Mais ils sont restés sur leur faim et ont dû se contenter d'une entrevue avec un conseiller de la ministre.

Les manifestants, pour la plupart des salariés du CHU de Limoges mais aussi des personnels d'EHPAD venus en délégation à Châlus avaient bien l'intention de rencontrer la ministre de la santé pour lui faire part du malaise qu'ils vivent quotidiennement dans leur travail. Mais ils n'ont jamais réussi à l'approcher. Face à l'impressionnant dispositif de sécurité déployé pour la venue du premier ministre qui a annoncé son plan de lutte contre les déserts médicaux, les manifestants sont restés sur leur faim. Un goût amer aussi pour les quelques salariés de GM&S désormais licenciés et qui espéraient bien s'entretenir avec Edouard Philippe.

Les personnels du CHU de limoges et des salariées de maisons de retraite espéraient parler de leur désarroi à la ministre de la santé mais ils n'ont pu rencontrer qu'un de ses conseillers

Une délégation d'anciens salariés de GM&S, aujourd'hui licenciés sont venus de La Souterraine en Creuse. Ils voulaient dire au premier ministre qu'il ne peut pas y avoir de médecin s'il n'y a plus de travail et donc plus de population. "c'est un tout" ajoute Florence Metge, la secrétaire générale CGT au CHU de Limoges "on ne peut pas lutter contre les déserts médicaux si on ne préserve pas l'emploi'

Les GM&S voulaient parler au premier ministre de leur situation mais ils ne l'ont même pas aperçu - Radio France
Les GM&S voulaient parler au premier ministre de leur situation mais ils ne l'ont même pas aperçu © Radio France - Françoise Ravanne