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Politique

Deux ans avant les municipales, les jeux sont très ouverts à Lille

mardi 15 mai 2018 à 7:05 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord

Martine Aubry n'a toujours pas fait part de ses intentions : sera-t-elle candidate pour un quatrième mandat à Lille en 2020 ? Deux ans avant les élections municipales, France Bleu Nord fait le point sur les forces en présence, et les candidats potentiels.

De gauche à droite : Adrien Quatennens (FI), Martine Aubry (PS), Christophe Itier (LREM), potentiels candidats à la mairie de Lille
De gauche à droite : Adrien Quatennens (FI), Martine Aubry (PS), Christophe Itier (LREM), potentiels candidats à la mairie de Lille © Radio France - Cécile Bidault

Lille, France

Dans deux ans, les électeurs seront appelés à élire leur nouveau maire. Les élections municipales auront lieu en 2020, et la capitale des Flandres est particulièrement convoitée. Quel que soit le bord politique des interlocuteurs que nous avons sollicités, la réponse est la même : le jeu n'a jamais été aussi ouvert à Lille.

Après trois mandats successifs, la maire socialiste, Martine Aubry laisse toujours planer le doute sur sa candidature : il n'y a pas d'expression sur le sujet à l'ordre du jour actuellement, nous fait-on savoir depuis le beffroi lillois. En tout cas, le scénario Lamy semble bel et bien abandonné : fin 2014, l'ancien ministre François Lamy, proche de Martine Aubry, s'installait à Lille, pour préparer la succession disait-on. Une défaite aux législatives plus tard, il ne semble plus en mesure d'être candidat.

La France insoumise "travaille méthodiquement à la préparation" des municipales

En 2020, Martine Aubry sera dans l'année de ses 70 ans, et la jeunesse se voit bien prendre sa place. A commencer par la France Insoumise : au premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a recueilli 30% des voix à Lille, et deux jeunes députés, Ugo Bernalicis et Adrien Quatennens, ont gagné des circonscriptions socialistes réputées imprenables. Adrien Quatennens n'hésite donc pas à parler de fin de cycle. Et il se tient prêt : "on travaille méthodiquement à la préparation de la suite. Alors je sais que la seule question qui passionne les foules, c'est quel candidat ou quelle candidate, cette question n'est pas tranchée. Dans tous les cas, j'aurai un rôle à jouer, lequel ? Il est trop tôt pour le dire à cette heure".

La République en marche vise le rassemblement

La République en marche se dit officiellement concentrée sur les élections européennes, mais le parti présidentiel sait qu'il a une carte à jouer aux municipales ici. Le Lillois Christophe Itier, actuellement Haut-commissaire à l’économie sociale, candidat malheureux aux législatives à une quarantaine de voix près, remet sur la table le désormais fameux "ni de droite ni de gauche". Pour lui, l'important est de mettre en place "un projet qui rassemble, de la gauche réformiste, jusqu'à une droite sociale, humaniste, comme on la connaît tout particulièrement à Lille". Quant à savoir s'il se voit tête de liste : "j'y réfléchis d'abord à titre personnel", confie Christophe Itier, "mais aussi et surtout collectivement, avec la République en marche. C'est également le chef de l'Etat qui décidera". 

Gérald Darmanin ne sera pas candidat à Lille

Tout est d'autant plus ouvert que le ministre de l'action et des comptes publics, Gérald Darmanin, en qui beaucoup voyaient le candidat idéal pour faire la synthèse entre la République en marche et la droite, a annoncé qu'il préférait être tête de liste à Tourcoing. Son objectif à lui, c'est la Métropole européenne de Lille (MEL). Il l'a expliqué il y a huit jours sur France Bleu Nord.

Quel candidat pour la droite et le centre ?

La droite doit donc maintenant se trouver un candidat. Le chef de file de l'opposition au conseil municipal, le centriste Thierry Pauchet ? Le jeune élu lillois les Républicains François Kinget ? Le président du département du Nord, Jean-René Lecerf, qui ne sera pas candidat, et soutenait l'arrivée de Gérald Darmanin, voit plutôt une candidature d'union entre la République en marche, le centre et la droite, "seule solution pour l'emporter". Il espère qu'au plan national, il y aura "une prise de conscience que Lille peut basculer aux extrêmes", et donc une intervention du premier ministre, voire du président de la république, "pour trouver une personnalité qui fasse la synthèse".

Eric Dillies souhaite être tête de liste FN

Du côté du Front national, l'actuel conseiller municipal Eric Dillies compte se représenter, même s'il ne l'a pas encore évoqué avec les instances de son parti.

L'attente de l'annonce de Martine Aubry verrouille le jeu politique

L'échiquier des candidatures lilloises va donc bouger, et il est conditionné à l'annonce de Martine Aubry. Le sénateur socialiste Patrick Kanner serait prêt à se lancer, si la maire de Lille renonçait. Mais pour l'instant, hors micro, tous les acteurs politiques l'assurent : "elle va y aller".

Patrick Kanner "regarde avec attention" ce qui se passe à Lille

Joint par téléphone, Patrick Kanner nous assure "regarder avec attention" ce que fera la maire de Lille.  "Tout ce qui concerne Lille m'intéresse", explique-t-il, "je suis sur le terrain, en contact avec les forces vives de la ville". Jusqu'où ira son implication ? A priori pas jusqu'à une candidature dissidente, "la division chez les socialistes serait mortifère", conclut le sénateur.

Le dossier de France Bleu Nord : état des lieux à Lille, deux ans avant les municipales