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Politique

Deux quartiers de Reims et Charleville-Mézières éligibles au projet des "Cités éducatives"

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Le gouvernement a dévoilé, ce jeudi, une liste de 80 quartiers défavorisés éligibles au label "Cités éducatives", dont Croix-Rouge à Reims, et Ronde Couture, à Charleville-Mézières. Au total, 100 millions d'euros sur trois ans vont y être affectés pour aider les moins de 25 ans.

Le quartier Croix-Rouge de Reims fait partie des 80 éligibles.
Le quartier Croix-Rouge de Reims fait partie des 80 éligibles. © Radio France - Aurélie Jacquand

Reims, France

C'était l'une des pistes du rapport Borloo sur les quartiers populaires : le label "cités éducatives" a été présenté ce mardi matin, à Lens, par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et celui de la Ville, Julien Denormandie. 

80 quartiers, partout en France, dont celui de Croix-Rouge, à Reims, et celui de Ronde Couture, à Charleville-Mézières sont éligibles. Ils ont jusqu'au 30 juin pour être officiellement candidats. 

Une "grande alliance éducative"

Mais alors, pourquoi faire ? Le gouvernement l'assure, ce ne sera pas "un simple dispositif de plus". Son idée, c'est de proposer une "grande alliance éducative", pour faire travailler ensemble ceux qui s'occupent des jeunes de moins de 25 ans, des parents aux professeurs d'école, en passant par les entreprises, les éducateurs sportifs, les commerçants ou les bibliothécaires. Les projets concrets, spécifiques à chaque quartiers, seront présentés entre septembre et décembre. 

A priori, cela se ferait en renforçant l'accompagnement des jeunes après la fin des cours, le soir et le week-end, notamment sur l'aide aux devoirs. Les moyens supplémentaires iraient aussi aux clubs sportifs et les associations culturelles. L'ambition "n'est pas d'être un dispositif de plus mais l'occasion de mieux coordonner et renforcer les dispositifs existants" (scolarisation obligatoire dès 3 ans, dédoublement des classes, dispositif "devoirs faits", petits-déjeuners à l'école...), selon les ministères.

100 millions d'euros seront mis sur la table de 2020 à 2022

Ils pourront pour cela bénéficier d'une enveloppe de 34 millions d'euros de crédits par an, soit "près de 100 millions d'euros de 2020 à 2022", attribués par le ministère de la Ville. Par ailleurs, les collèges des territoires concernés, a priori le collège Joliot-Curie à Reims et le collège Léo-Lagrange de Charleville-Mézières se verraient attribuer 30 000 euros supplémentaires. Selon la Préfecture des Ardennes, c'est même ce collège qui devra coordonner ce dispositif. 

Expérimentée à Grigny, en banlieue parisienne, en 2017, cette idée avait été reprise l'an dernier par l'ancien ministre de la Ville Jean-Louis Borloo dans son rapport, largement édulcoré ensuite, à l'exception de quelques projets phares dont celui des "cités éducatives"