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Politique DOSSIER : Contournement de Beynac

Déviation de Beynac : que faire des tabliers qui vont arriver sur le chantier à l'arrêt ?

vendredi 11 janvier 2019 à 14:34 Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord

Deux tabliers sont attendus sur le chantier de contournement de Beynac suspendu par le Conseil d'Etat. Le collectif "Sauvons la vallée de la Dordogne" dénonce un gaspillage d'argent public. Le conseil départemental assure qu'il peut pas annuler cette commande passée avant la décision.

Le chantier de Beynac début novembre.
Le chantier de Beynac début novembre. © AFP - Thibaud Moritz

Beynac-et-Cazenac, France

Le vendredi 28 décembre, le Conseil d'Etat a prononcé la suspension du chantier de contournement de Beynac. Depuis, les travaux sont à l'arrêt dans la vallée de la Dordogne. Ce vendredi 11 janvier le collectif "Sauvons la vallée de la Dordogne" affirme dans un communiqué que l'entrepreneur Bouygues "et son sous-traitant italien veulent livrer sur le chantier les passerelles métalliques construites pour les ponts sur la Dordogne de cette déviation." Selon le collectif, le convoi exceptionnel doit arriver en Dordogne ce lundi 14 janvier au matin.

Pour les opposants au contournement, ces passerelles ne doivent pas être livrées car il reviendra ensuite aux contribuables périgourdins de les payer. "Sauvons la vallée de la Dordogne" demande au gouvernement d'annuler l'autorisation du convoi exceptionnel.

La commande sera honorée et payée

Le Département ne comprend pas cette prise de position. Cette commande avait été passée bien avant la décision du Conseil d'Etat. "Nous sommes comme n'importe quel particulier qui passe une commande sur-mesure. Nous ne pouvons pas demander à l'entrepreneur de garder ces tabliers construits spécialement pour le chantier," explique le vice-président Jacques Auzou. Le risque c'est aussi de payer des pénalités. La commande sera donc honorée et payée. Si le chantier venait à être annulé, le Département pourrait se retourner vers l'Etat. 

Par ailleurs, d'après la collectivité il n'y a pas de crainte à avoir. Ces tabliers ne vont pas restés stockés sur le chantier au pied de la falaise en attendant un nouveau jugement du tribunal administratif de Bordeaux. Ils seront entreposés sur des terrains appartenant au Département.