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Didier Rambaud, sénateur de l'Isère : "Emmanuel Macron a redonné un cap"

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Par , , France Bleu Isère

L'Isérois Didier Rambaud a réagi ce mercredi matin à 7h45 aux annonces d'Emmanuel Macron. Le sénateur LREM était l'invité de France Bleu Isère.

Didier Rambaud, sénateur LREM de l'Isère
Didier Rambaud, sénateur LREM de l'Isère © Radio France

Le chef de l'État a-t-il donné les bonnes réponses ?

Son intervention était très attendue. Je pense qu'il a redonné un cap et qu'il a fixé un calendrier avec notamment ces trois dates - 28 novembre, 15 décembre et 20 janvier -, et puis il a tracé des perspectives pour le futur. Donc il a quand même répondu à un grand nombre d'attentes qui émanaient notamment des acteurs économiques.

Vous avez été l'un des premiers au sein de la majorité à vous positionner pour une réouverture des commerces locaux, qui était attendu par exemple au Grand-Lemps, votre secteur... 

Oui c'est à partir de ce que je vis dans ma commune que j'ai bien vu qu'il y avait dès le départ un problème de compréhension entre ces notions de commerce "non essentiels" et "essentiels". Je pense que l'expression a été très malheureuse. Dans ma commune  je pouvais aller à la boulangerie, à la boucherie, à la maison de la presse mais je ne pouvais pas aller chez le coiffeur donc il y avait une certaine incompréhension, d'autant plus que tous ces commerces ont bien joué le jeu pour limiter les interactions sociales. Donc il fallait revoir la règle. Mais je comprends aussi bien que l'objectif est de sauver des vies et de maîtriser l'épidémie.

Vous vous êtes fait taper sur les doigts ? 

Je ne vous cache pas qu'être dans la majorité ces derniers temps ce n'est pas forcément un exercice facile sur le terrain ! Depuis les gilets jaunes en passant par la crise du terrorisme et ce qu'on vit aujourd'hui... Mais il faut assumer, il faut aussi expliquer et puis aussi nous-même comprendre de manière à faire remonter les messages .

Il y a des déceptions quand même, notamment les stations de ski: c'est plié pour les fêtes de fin d'année.

Moi en famille c'est toujours en général à Noël qu'on fait notre première sortie de ski, et en Isère. Je peux comprendre la déception mais encore une fois il y a des objectifs sanitaires à remplir. Et puis comme vous le savez le ski malheureusement est un sport générateur d'accidents et donc il faut s'assurer que dans les hôpitaux on puisse accueillir à la fois malheureusement celles et ceux qui vont encore tomber malade et les accidents sportifs du ski.  Et puis il y a la question des restaurants qui ne sera pas réglée avant janvier et comme vous le savez une station de ski sans restaurant et sans bar, ce n'est pas tout à fait une station de ski 

Là encore les cafetiers et les restaurateurs payent très cher cette situation sanitaire. C'est cruel quand même pour ce secteur...

Ça manque effectivement dans notre vie sociale aussi à tous. Mais malheureusement c'est peut-être là que le le virus circule le plus parce que quand vous êtes au bar forcément vous ne prenez pas toutes les mesures de protection.

Mais certains ne s'en relèveront peut-être pas.

C'est pour ça qu'il faut tout un travail d'accompagnement économique. Notre pays a été assez exemplaire dans le monde quand on voit tout ce qui est mis sur la table depuis le printemps dernier. C'est pour ça aussi que le Président de la République a annoncé des mesures nouvelles avec un fonds de solidarité modifié - la possibilité d'indemniser 20 % de la perte du chiffre d'affaires par rapport à décembre 2019. Donc maintenant il faut les accompagner.

Il a aussi invoqué la bienveillance nécessaire et l'humanisme. Ce n'est pas vraiment ce qu'on a vu avant-hier soir place de la République à Paris au moment de l'évacuation musclée d'un camp de réfugiés. Vous qui venez de la gauche vous ne vous sentez pas un peu mal à l'aise ?

Oui surtout quand quand on parle des migrants. Rappelez-vous qu'il y a quatre ans  j'étais le premier maire en Isère à dire qu'il faudrait que chaque commune de France soit en capacité d'accueillir une famille de migrants ; et en plus je l'ai fait dans ma commune. C'est vrai que ces images m'ont choqué. Je ne suis pas dupe non plus ; qu'il y a une certaine opération politique menée du côté de l'extrême gauche, de la France insoumise. Comme par hasard ils étaient là...

Mais ce n'est pas la France insoumise qui a poussé les policiers à agir comme ça. 

Non non mais c'était bien préparé pour que ça se passe peut-être comme ça. Mais effectivement ces images m'ont choqué et il y a besoin d'en savoir un peu plus. J'attends avec impatience le retour de l'enquête qui a été diligentée par les services du ministère de l'Intérieur. 

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- © Visactu
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