Politique

Primaire de gauche au Pays Basque : dimanche prochain, on vote

Par Jacques Pons, France Bleu Pays Basque lundi 16 janvier 2017 à 5:30

Pour savoir où voter, le site primaires citoyennes est incontournable
Pour savoir où voter, le site primaires citoyennes est incontournable © Radio France - Jacques Pons

Ce sera le premier tour de la primaire à gauche le 22 janvier avant un second tour le 29 janvier. 78 bureaux de vote seront ouverts dans les Pyrénées Atlantiques.

Pour la deuxième fois la gauche compte ses troupes avant une présidentielle. La première primaire remonte à fin 2011. Cette année là, après le scandale Strauss-Khan, 30 000 électeurs du département des Pyrenées Atlantiques donnaient la majorité à François Hollande face à Martine Aubry.

1 euro et une signature avant de voter

Pour voter, comme en 2011, il faudra d'abord signer une charte dont les termes sont les suivants: "je me reconnais dans les valeurs de la gauche et de la république, dans le projet d'une société de liberté, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire". Il faudra ensuite s'acquitter d'un euro pour participation aux frais de l’opération électorale. On ne paye qu'une fois pour les deux tours.

78 bureaux de vote dans le département

Les Pyrénées Atlantiques compteront 78 bureaux de vote cette année. 53 en Béarn, 25 en Pays Basque. On en dénombrait 110 il y a six ans. Les partis organisateurs (PS, PRG et EELV) mobiliseront au minimum 3 à 6 personnes par bureau de vote. Pour savoir où voter il vaut mieux se rendre sur le site internet primairescitoyenne.fr Pour connaitre l'adresse de votre bureau de vote.

Élus nationaux: qui soutient qui ?

Au national, qui soutient qui? - Aucun(e)
Au national, qui soutient qui? -

Élus locaux : qui soutient qui ?

Primaire à gauche : les préférences des élus locaux - Radio France
Primaire à gauche : les préférences des élus locaux © Radio France -

Au Pays Basque, aucun élu PS de la côte ne soutient publiquement Manuel Valls. Il faut aller en Béarn chez le député David Habib pour que l'ancien premier ministre trouve grâce aux yeux d'un élu. Le maire d'Hendaye, Kotte Ecenarro, le place dans son trio de candidats favoris mais il déclare ne pas avoir encore choisi, entre Manuel Valls, Vincent Peillon et Benoit Hamon.

Ce choix est difficile pour moi — Kotte Ecenarro, maire d'Hendaye

Choix difficile pour Kotte Ecenarro entre 3 candidats possibles

Kotte Ecenarro, maire d'Hendaye - Radio France
Kotte Ecenarro, maire d'Hendaye © Radio France - Jacques Pons

Effet Hamon au Pays Basque

Benoit Hamon ravit une majorité de conseillers généraux, régionaux ou conseillers municipaux étiquetés PS : Guy Mondorge (Anglet), Mathieu Bergé (Bayonne), Christophe Martin (Boucau), Marie-Christine Aragon (Bayonne), Sandrine Derville (Anglet), Sylviane Alaux (Ciboure) et Émilie Dutoya (Ciboure).

Benoit Hamon porte des valeurs de gauche — Guy Mondorge, élu municipal PS (opposition) à Anglet

Pour Guy Mondorge, c'est Benoit Hamon qui porte des valeurs de gauche

L'angloy Guy Mondorge favorable à Benoit Hamon - Radio France
L'angloy Guy Mondorge favorable à Benoit Hamon © Radio France - Jacques Pons

Arnaud Montebourg, lui, est soutenu par les Bayonnais Henri Etcheto et Juliette Brocard-Muller. La député Bayonnaise Colette Capdevielle appuie, elle, la candidature de Vincent Peillon. Enfin, Frederique Espagnac maintient sa position de retrait public. La sénatrice Hollandiste basco-bearnaise s'abstient de tout commentaire depuis le renoncement de son champion.

Pour qui votent les anciens élus du PS ?

Des hommes, des femmes libérés de leurs mandats depuis quelques années. 32 ans élu (maire d'Ispoure, conseiller général de Garazi et conseiller régional) François Maitia se dit proche de Vincent Peillon. A Ciboure, Nicole Pery, ancienne vice présidente du parlement europeen de Strasbourg, refuse de dire qui l’intéresse le plus parmi les 7 candidats en lice. Elle se contente d'une observation toute en prudence : "mon choix sera en cohérence avec ma ligne personnelle durant 40 ans". Enfin, Jean Espilondo est plus disert. L'ancien maire PS d'Anglet (battu en 2014), ancien conseiller général (2 mandats) et élu municipal longtemps dans l'opposition, se définit encore comme "un citoyen actif". Un homme à la parole libre quitte à égratigner le parti socialiste (il a adhéré en 1978). Reportage :