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Régionales en Normandie : ce qu'il faut retenir du débat de l'entre-deux tours entre les quatre candidats

Avant le second tour des élections régionales dimanche 27 juin 2021, Hervé Morin (LR/UDI/MoDem), Nicolas Bay (RN), Mélanie Boulanger (PS-EELV/Gen.s) et Laurent Bonnaterre (LREM) ont débattu ce mercredi sur France Bleu. Retrouvez ce qu'il faut retenir des propos des quatre têtes de liste.

Hervé Morin (LR/UDI/MoDem), Nicolas Bay (RN), Mélanie Boulanger (PS-EELV/Gen.s) et Laurent Bonnaterre (LREM) débattent sur France Bleu
Hervé Morin (LR/UDI/MoDem), Nicolas Bay (RN), Mélanie Boulanger (PS-EELV/Gen.s) et Laurent Bonnaterre (LREM) débattent sur France Bleu © Radio France - montage

Qui sera le président ou la présidente de la région Normandie au soir du 27 juin ? Quatre candidats ont obtenu plus de 10% des votes exprimés et ont donc maintenu leur liste au 2nd tour des élections régionales.  Hervé Morin (LR/UDI/MoDem), le président sortant, est arrivé en tête au 1er tour avec 36,86% des voix devant Nicolas Bay (RN) qui récolte 19,86% des voix, puis Mélanie Boulanger (PS-EELV/Gen.s) qui recueille 18,37% des voix et Laurent Bonnaterre (La République en marche) avec 11,07% des voix.

A quelques jours du second tour dimanche 27 juin 2021, France Bleu a organisé un débat ce mercredi entre ces quatre candidats. Ce qu'il faut retenir :

Economie 

Le candidat soutenu par La République en Marche, Laurent Bonnaterre, ne se pose pas en opposant à Hervé Morin. "Des choses ont été faites" a-t-il déclaré. Il a toutefois demandé que le conseil régional de Normandie travaille d'avantage avec l'Etat. 

Le chef de file du Rassemblement National, Nicolas Bay, entend lui créer _"les conditions d'attractivité économique et du développement de l'emploi en Normandie", es_timant que la région n'est pas suffisamment au chevet des entreprises. 

La tête de liste PS-EELV, Mélanie Boulanger, convoquera pour sa part "un comité régional de relance pour lancer un nouveau plan de relance post-crise" en misant notamment sur l'emploi lié à la transition écologique. 

Le président sortant, Hervé Morin, défend lui son bilan : "on a mis en place un écosystème qui a placé la Normandie sur les marches du podium quand on parle d'économie en région." Le candidat à sa réélection assurant aussi que grâce au soutien de la collectivité régionale, "16.000 emplois ont été sauvés." 

Enseignement supérieur 

"Il faut renforcer les conditions qui permettent aux étudiants de réussir. On a vu beaucoup de décrocheur pendant la crise sanitaire et il faut les accompagner" plaide Mélanie Boulanger. La candidate socialiste et écologiste s'est dite opposée à ne faire qu'une seule université normande. 

"La question n'est pas qu'il y ait fusion ou pas fusion des universités, a estimé pour sa part Laurent Bonnaterre. L'important est de savoir si ça fonctionne ou pas." Le candidat de la majorité présidentielle a affirmé que "les jeunes normandes et normands sont les moins bien qualifiés de France. On a de grandes faiblesses dans la recherche. Nous n'avons pas de recherche puissante en Normandie."

Pour le candidat du Rassemblement National, Nicolas Bay, l’enseignement supérieur "manque de lisibilité aujourd’hui. Il faut une véritable université de Normandie en conservant bien-sûr les pôles dans chaque territoire." Le proche de Marine Le Pen mise aussi sur le secteur de l'énergie, la Normandie peut devenir leader dans ce domaine (nucléaire et hydrogène). 

Hervé Morin envisage lui d'installer un établissement d'enseignement supérieur par an : "dans l'hypothèse où nous sommes réélus, j'aurai rendez-vous avec l'administrateur provisoire de Sciences Po pour renforcer la présence d'un institut politique de Paris en Normandie. J'ai des discussions avec deux écoles d'ingénieurs qui veulent s’installer dans la région." Le président sortant du conseil régional rappelle aussi qu'une école d'ingénieur a vu le jour à Vernon, sur le campus de l'espace, et que le nombre d'infirmiers, aide-soigants, éducateurs spécialisés formés va augmenter de 800 dans les deux prochaines années.

Déserts médicaux en Normandie 

Pour que des professionnels de médecine s'installent davantage en Normandie,"il faut déjà bien les accueillir" ,fustige Mélanie Boulanger. "Aujourd'hui, vous discutez avec un étudiant d'une filière d'un métier sanitaire, il vous dit que la Normandie l'a mal accueilli et qu'il n'a qu'une hâte, c'est de repartir." La Socialiste souhaite aussi salarier les médecins, les accompagner dans leurs démarches administratives et construire des maisons de santé pluridisciplinaires. 

Pour Nicolas Bay, le problème c'est l'Etat "qui a trop longtemps serré le numerus clausus. Et donc on forme pas assez de médecins libéraux. Et souvent d'ailleurs, on fait appel à la main d'œuvre étrangère pour les médecins. Avec une arrière pensée, c'est d'avoir une médecine finalement à moindre coût, avec des salaires moins élevés". Le candidat du Rassemblement national est farouchement opposé au fait de salarier des médecins : "les socialistes veulent toujours créer de l'emploi public plutôt que de permettre le développement de l'emploi et de créer les conditions pour que l'on ait une médecine libérale qui s'installe, qui se développe partout en Normandie."

Un positionnement remis en cause par Laurent Bonnaterre, la tête de liste soutenu par La République en Marche : "il se trouve que quand on salarie des médecins, il y a quand même des actes qui sont facturés. Donc, il y a des recettes. Ce n'est évidemment pas la puissance publique qui finance. Et par ailleurs, les médecins, comme tous les Français, ont envie de mode de vie différents. Ils ont plus envie de faire 7 heures 22 heures tous les jours. Donc il y a beaucoup de généralistes qui souhaitent être salariés. Le président du conseil général de l'Orne dont je n'ai pas entendu dire qu'il était socialiste l'a mis en œuvre. " 

Hervé Morin a lui rappelé que "beaucoup de choses ont été faites sur une compétence qui normalement est celle de l'Etat." Et il a détaillé : "nous avons ouvert 400 places supplémentaires de professionnels paramédicaux divers et variés. Aujourd'hui, 150 maisons de santé sont déployées sur l'ensemble du territoire régional. Alors quand on dit que rien n'a été fait !" Le président sortant rejoint en revanche le candidat du RN sur le salariat des médecins : "ce n'est pas à la région de le faire. C'est plutôt une collectivité locale qui le fait, une agglomération, une commune. Et là, nous nous aidons à travers l'investissement, c'est à dire la construction du cabinet. Ça, ça me parait malin. C'est ce qu'on a déjà fait."  

Ré-écoutez le débat :

Débat de l'entre-deux tours en Normandie sur France Bleu

Les résultats du premier tour

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