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Régionales en Occitanie : revivez le grand débat organisé par France Bleu

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault, France Bleu Roussillon

Ce mardi 25 mai, de 19h à 20h, France Bleu organise un débat à moins d’un mois du premier tour des élections régionales avec six des neuf têtes de liste en Occitanie.

Les six candidats présents au débat.
Les six candidats présents au débat. © Maxppp - Bonnefont, ANISSET et GABALDA

Les élections régionales se tiendront les 20 et 27 juin prochains. À cette occasion, France Bleu organise un débat ce mardi de 19h à 20h en direct à l’antenne et en Facebook live avec six des neuf têtes de liste de la région Occitanie et deux thématiques : la santé et les transports.

Vous pouvez écouter ce débat sur les quatre radios locales de la région : France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault, France Bleu Occitanie et France Bleu Roussillon. Il est également disponible en vidéo (Facebook live) sur les pages Facebook des radios concernées.

Les six candidats présents

  • Carole Delga (PS), la présidente sortante ;
  • Jean-Paul Garraud, (RN) ;
  • Myriam Martin, (FI);
  • Antoine Maurice, (EELV) ;
  • Aurélien Pradié, (LR) ;
  • Vincent Terrail-Novès, (LREM).

Trois autres candidats ne participeront pas à ce débat : Jean-Luc Davezac, candidat régionaliste et tête de liste de "Bastir Occitanie", Malena Adrada pour Lutte Ouvrière (LO) et Anthony Le Boursicaud à la tête d’une liste citoyenne "Union Essentielle".

La santé. Faut-il que les régions en fassent plus pour aider les habitants, est-ce qu’il faut décentraliser le domaine de la santé ?

Carole Delga. La santé, c'est la préoccupation majeure. Je demande qu'il y ait plus de pouvoir aux régions. Je propose qu'en plus de la création de maisons de santé, de centres de santé que nous avons soutenues, la région recrute 200 médecins salariés et qu'également ce soit la région qui investisse dans les hôpitaux comme nous l'avons fait pour les lycées. Il y a la question aussi de la prévention, parce que le vrai problème en France, c'est qu'un ouvrier, il a six ans d'espérance de vie en moins qu’un cadre et donc on doit, par la prévention, agir. C'est sport et santé, c'est alimentation et santé.

Jean-Paul Garraud. Oui, mais il y a autre sujet qui est le déséquilibre des territoires, entre le rural et l'urbain, et on rejoint le sujet de la santé par la désertification, effectivement, qui existe aussi. On a quatre fois plus de communes en Occitanie dans le cadre d'une désertification médicale que, par exemple, en Nouvelle Aquitaine. Je ne suis pas certain que les médecins soient d'accord pour être recrutés. Moi, j'ai d'autres propositions sur des centres d'urgences médicales. Je veux renforcer la médecine libérale et tous les moyens à la disposition de la médecine libérale.

Aurélien Pradier. La réalité, c'est que cette région aurait dû faire beaucoup plus sur la santé. Dès le début de cette campagne, le premier axe sur lequel je me suis engagé avec mon équipe, c'est la santé. La proposition que je fais est la suivante au terme de mon mandat de président de région de ces six ans, plus aucun habitant de notre région ne sera à plus de 30 minutes d’une prise en charge d'urgences cardiaques ou de maternité. Nous mettrons 100 millions d'euros sur la table pour financer des équipes dans des lieux de proximité.

Myriam Martin. Je ne suis pas pour la décentralisation et la régionalisation de la santé. Alors nous aussi, on a travaillé avec des acteurs de la santé, des infirmiers et infirmières qui sont d'ailleurs aujourd'hui en poste et qui ont dû faire face à la crise et notamment à l'état désastreux de l'hôpital public qui a été laissé tel quel depuis des années. Les élus régionaux peuvent faire une, on peut déjà se battre pour arrêter par exemple, le démantèlement des hôpitaux, la fermeture des services de proximité, les hôpitaux uniques. Et nous, on propose effectivement des centres de santé, avec des médecins qui sont des médecins salariés.

Antoine Maurice. La région de demain devra avoir plus de compétences, nous défendons un acte nouveau de la décentralisation. Et nous proposons des réseaux territoriaux pour justement amener dans chaque département les bonnes réponses et les bons besoins parce que construire des bâtiments qui resteraient vides ou embaucher des médecins si on ne leur garantit pas un cadre de vie dans les territoires ruraux, ça ne marchera pas. Donc, il faut une politique globale pour la santé de proximité. Mais en préservant le service public et l'hôpital public.

Vincent Terrail-Novès. Je pense effectivement que la région doit avoir un rôle de coordination de la répartition des effectifs sur le territoire. Mais je ne suis pas favorable à ce que la région intervienne dans l'investissement dans les hôpitaux. Pourquoi ? Parce que je ne veux pas dans mon pays des régions à deux vitesses concernant les soins aux soins dans les hôpitaux. Je suis très favorable à la création de maisons de santé pluridisciplinaires. L'objectif pour moi, c'est qu'à la fin du mandat, nous ayons un accès aux soins à moins de 30 minutes de chez nous.

Les transports et notamment les LGV. Quelles réactions au coup d’accélérateur donné par Jean Castex avec plus de quatre milliards pour la LGV Bordeaux-Toulouse et l'accélération de l'enquête publique pour la ligne Montpellier-Perpignan ?

Tous les candidats ont reçu favorablement cette annonce, mais tous, sauf Vincent Terrail-Novès, reconnaissent qu’il s’agit d’une "lettre d’intention, d’une promesse…" et qu’il faudrait que les quatre milliards promis passent par un projet de loi de finances, puis par une ordonnance, ensuite ratifiée par le Parlement.

Les transports et les routes, avec la décentralisation, là aussi. Une actualité concerne la Nationale 116 dans les Pyrénées orientales. Le gouvernement propose de régionaliser cette route comme avec les départements avec les départementales. Est-ce que ce n'est pas une charge de plus pour les régions ?

Carole Delga. Pour la région, c'est indispensable d'agir. Aujourd'hui, les travaux ne se font pas. Nous, sur le mandat, on avait budgété 85 millions d’euros. Il n'y en a que 56 millions qui ont été consommés. Pourquoi ? Parce que l'État prend du retard. Et c'est pourquoi j'ai proposé au Premier ministre que sur la RN 116, et la RN 20, nous puissions avoir cette décentralisation, que ce soit la région qui réalise les travaux. Et il faut que la région puisse agir de façon plus globale sur la question des transports.

Jean-Paul Garraud. Moi, je ne suis pas contre la voiture, je voulais le dire. Je ne suis pas non plus contre le diesel et je pense notamment à cette usine Bosch, en Aveyron, qui perd 750 emplois. Un équipementier aussi. Parce qu'il y a aussi une vision qui est celle de la majorité de Mme Delga, qui est composée par la majorité de Mme Delga, qui est absolument contre ces voitures. Or, le diesel est maintenant beaucoup plus respectueux de l’environnement.

Antoine Maurice. La région aujourd’hui, elle a les compétences à la fois sur le ferroviaire, mais aussi sur l'ensemble des alternatives à la voiture individuelle, qui sont souvent une contrainte quand on a une voiture parce que c'est coûteux. On propose toute une série de propositions, des cas de mobilité à partir des gares ou des villes et villages où on amène des services sur trains, cars, services de réparation de vélo, transport à la demande, covoiturage, autopartage. Pas question de récupérer des charges sans avoir effectivement davantage d'autonomie.

Aurélien Pradié. Rappelons que 90% des mobilités dans cette région se font par la route. Quand on habite à Cahors et qu'on travaille à Figeac, on n’a pas de TER, on n'a pas de TGV, on n'a pas d'autres moyens que la voiture. Donc il faut sortir de vos centres-villes et aller voir comment la vraie vie se passe. Je propose que nous ayons un fonds d'investissement de 200 millions d’euros pour financer, au terme des 6 ans, un projet structurant routier par département.

Myriam Martin. On retombe toujours dans les mêmes travers : un désengagement de l'État et on est enthousiaste à prendre des charges supplémentaires. Mais là, sur la route, soyons clairs, c'est une compétence de l'État. Je pense qu'il faut mettre encore une fois l'accent sur les transports en commun. Il y a des endroits où il n’y a pas de trains. Il faut développer à partir des gares ou des trains qui existent et rayonner maillé pour qu'il y ait des bus aussi qui se déplacent entre les villes.

Vincent Terrail-Novès. Moi, je suis pour une position équilibrée. Je veux à la fois développer les trains du quotidien et je proposerai une ouverture à la concurrence de la SNCF. Je suis favorable au financement des LGV avec notamment un consortium public privé. Et puis, je veux aussi que nous continuions à investir dans les routes. Je pense notamment à des axes particuliers. Je crois qu'il est nécessaire d'investir dans le réseau routier parce que ça participe aussi à l'équilibre des territoires.

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