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Élections régionales en Pays de la Loire : retour sur le deuxième débat de l'entre-deux-tours

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Mayenne, France Bleu Loire Océan, France Bleu Maine

Le second tour des élections régionales se déroulera ce dimanche 27 juin. En Pays de la Loire, quatre listes se maintiennent. Les candidats têtes de liste ont débattu ce jeudi sur France 3, en collaboration avec France Bleu.

Les candidats au 2nd tour des régionales en Pays de la Loire : François de Rugy, Christelle Morançais, Matthieu Orphelin et Hervé Juvin.
Les candidats au 2nd tour des régionales en Pays de la Loire : François de Rugy, Christelle Morançais, Matthieu Orphelin et Hervé Juvin. - AFP / Maxppp

Qui sera élu à la tête de la région Pays de la Loire ? Le second tour des élections régionales se déroule ce dimanche 27 juin en France. Dans notre région, quatre listes se maintiennent. Au premier tour, marqué par une abstention inédite, la présidente sortante LR, Christelle Morançais, est arrivée en tête avec 34,3% des suffrages exprimés, devant l'écologiste Matthieu Orphelin (18,7%) et le socialiste Guillaume Garot (16,32%). Le candidat du Rassemblement national, Hervé Juvin, a obtenu 12,54% des voix, et François de Rugy (LREM) 11,97%.

Ces quatre candidats ont débattu ce jeudi soir, de 17h45 à 18h45, sur francebleu.fr et France 3. 

Pour ce second tour, Matthieu Orphelin et Guillaume Garot ont décidé de s'allier afin de battre la droite. "Une alliance de la honte", selon la présidente sortante, Christelle Morançais. Malgré les appels de Christian Jacob et l'ancien ministre mayennais Jean Arthuis, le candidat En Marche François de Rugy a décidé de se maintenir dimanche prochain. 

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ANALYSE

Attention au mot de trop, à l'éclat qui pourrait traduire une forme d'agressivité : l'heure est au dialogue courtois, à tel point qu'au début du débat, les quatre invités reconnaissent avec un bel ensemble que les propos homophobes dont a été victime Matthieu Orphelin n'ont rien à faire dans une campagne électorale. "Je dois être respectée et on ne me parle pas comme à un chien », Christelle Morançais, au sujet de l’altercation avec Matthieu Orphelin de mercredi, quand ce dernier lui a justement reproché ces propos, de la part de militants. Hervé Juvin, lui aussi, rappelle qu'un membre de son équipe a subi une agression physique à Saint-Nazaire, et remercie ses adversaires de l'avoir condamnée. Voilà, en tous cas, qui permet de calmer les esprits, après le clash de mercredi.   

Mais la querelle Morançais-Orphelin a visiblement laissé des traces. En tout cas, c'est entre eux deux que les échanges sont les plus vifs, et marqués par une vraie différence de choix politiques, notamment sur la question des transports. Quand l'une se félicite des investissements réalisés pour le réseau routier, le candidat écologiste indique que justement, pour lui, le réseau routier ne peut pas être considéré comme une priorité.

Le reste du temps, chacun est resté dans son rôle, avec des points de programme quelques fois très proches. On retiendra cependant que c’est par rapport au gouvernement actuel qu’il existe une autre ligne de fracture entre les candidats. Si Christelle Morançais rappelle le travail et les négociations qu’elle a menées avec l’Etat, elle se garde bien de critiquer la politique d’Emmanuel Macron. Matthieu Orphelin lui aussi prend soin de ne pas aller sur le terrain de la politique nationale. Mais les deux autres candidats se positionnent clairement sur ce point. François de Rugy assume pleinement et revendique son soutien au président de la République, alors qu’Hervé Juvin se présente comme le seul véritable opposant au chef de l’Etat.

Avec les quatre candidats, trois grandes thématiques ont été abordées :   

L’économie  

Comme elle l‘a déjà fait, Christelle Morançais met en avant son bilan, et notamment le plan de relance qu’elle a négocié avec l’état « parmi les plus importants au niveau national. Plus de 35.000 entreprises ont été accompagnées ». Matthieu Orphelin rappelle sa proposition d’épargne verte destinée à soutenir les entreprises. « Un milliard d’investissement sur les entreprises, c’est du concret, comme l’accompagnement de 50.000 emplois dans la transition écologique et les métiers du lien ». François de Rugy se montre sceptique : « on s’envoie les chiffres à la figure, avec une surenchère, comme, malheureusement, dans toutes les campagne électorales. Je ne fais pas de promesse de créations d’emplois. La seule relance possible, c’est celle qui combine les forces de l’état et les collectivités locales, dont la région. ». Pour Hervé Juvin, « il faut apporter des fonds propres aux entreprises. C’est pourquoi je propose la création d’un livret d’épargne entreprise région, et de donner un capital de départ aux jeunes qui veulent créer leur entreprise ». 

Les transports  

«  Il faut investir », dit Matthieu Orphelin. « On ré ouvre des lignes de train, on investit dans les cars et les bus propres, on développe le vélo. On est la région la plus dépendante à la voiture, et ça, ça doit changer ». Christelle Morançais s’interroge : « je voudrais savoir avec quel argent M. Orphelin veut créer tout ça. Nous, nous avons augmenté l’offre de TER et sauvé des lignes ». Pour François de Rugy, « il va falloir réfléchir à comment attirer des gens vers les transports en commun alors qu’aujourd’hui, ils utilisent encore leurs voitures. Je propose le pass unique qui facilite les déplacements entre les différents transports en commun ». Pas d’accord, répond Hervé Juvin, qui en appelle à « un peu de modestie et de respect de la liberté de nos concitoyens. Le rêve des transports en commun généralisés, il est justifié pour des habitants qui habitent des villes. Je souhaite que nos territoires continuent de vivre, et je ne vois pas comment le faire autrement que par les véhicules individuels ». 

La jeunesse  

Là encore, les candidats présentent des propositions diverses. Pour François De Rugy, la région toute seule ne peut pas faire grand-chose : « l’Etat unissant ses forces avec la région, et les collectivités locales, et les entreprises, et les centre de formation. C’est pas l’Etat tout seul, ce n’est pas la région toutes seule ». Pour Matthieu Orphelin, il faut favoriser l’accès des jeunes au sport : « la licence sportive à dix euros, en partenariat avec les clubs. Il faut aussi élargir la carte jeune ». Christelle Morançais s’interroge une nouvelle fois sur les budgets nécessaires, et pour elle, la priorité, c’est d’abord «  la formation et l’emploi. L’apprentissage qui augmente, c’est un combat que je mène depuis cinq ans ». Pour Hervé Juvin, et c’est une des raisons qui d’après lui, explique la forte abstention, "les jeunes voient bien que les régions ont de moins en moins de moyens pour eux. Seule l’élection présidentielle peut les mobiliser. Je plaide pour _le référendum d’initiative locale_".

Pour conclure, chaque candidat a pu donner sa vision des Pays de la Loire dans quinze ans.

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