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Politique

VIDÉO - Alain Juppé : "Je confirme que je ne serai pas candidat, une bonne fois pour toutes"

lundi 6 mars 2017 à 10:28 - Mis à jour le lundi 6 mars 2017 à 11:37 Par Thibaut Lehut, France Bleu Gironde et France Bleu

Alain Juppé, qu'une partie de la droite presse de prendre la place de François Fillon, a réitéré ce lundi son intention de ne pas être candidat à la Présidentielle. "Il est trop tard", a estimé l'ancien Premier ministre face aux journalistes depuis la mairie à Bordeaux.

Alain Juppé lors de sa déclaration à Bordeaux, le 6 mars 2017.
Alain Juppé lors de sa déclaration à Bordeaux, le 6 mars 2017. © AFP - Georges Gobet

Alain Juppé a refusé "une bonne fois pour toutes" d'être candidat à l'élection présidentielle, ce lundi. Au cours d'une allocution de sept minutes effectuée depuis la mairie de Bordeaux, l'ex-Premier ministre a expliqué qu'il avait reçu "de très nombreux appels" en faveur de sa candidature qui l'ont "fait hésiter". "Pour moi, il est trop tard", a-t-il répondu, expliquant d'un air grave qu'il n'incarnait pas, à 71 ans, le "renouvellement".

"Le passage de témoin se ferait dans la douleur et ne manquerait pas de laisser des cicatrices", a poursuivi le maire de Bordeaux. "Je n'ai pas l'intention de m'engager dans des tractations partisanes, pour un Gaulliste ce n'est pas l'esprit de l'élection présidentielle".

"L'obstination" de Fillon l'a conduit "dans une impasse"

"Quel gâchis pour la droite et le centre", a ajouté Alain Juppé. "Au lendemain de notre primaire [...], François Fillon avait un boulevard devant lui", a rappelé l'ancien Premier ministre qui a eu des mots durs envers le candidat, dont il a dénoncé "l'obstination". "Le déclenchement des investigations de la justice à son encontre et son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse", a-t-il déploré.

Bureau politique à 18h

Alain Juppé a également estimé que le rassemblement de la droite et du centre avait été rendu "plus difficile encore" par cette stratégie de défense. "Une partie du centre, que certains d'entre nous ont rudement stigmatisé, nous ont quittés", a-t-il expliqué. "Comme l'a montré le rassemblement du Trocadéro hier, le noyau des militants et sympathisants LR s'est radicalisé", a-t-il conclu, "et je ne suis donc pas en mesure aujourd'hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur". "C'est ce que je dirai à Nicolas Sarkozy et à François Fillon s'ils souhaitent me rencontrer".

L'ex-Président de la République a en effet proposé, plus tôt dans la matinée, d'organiser une réunion avec François Fillon et Alain Juppé pour trouver une sortie de crise. La réflexion sur les suites à donner à la campagne des Républicains sera donc confiée au bureau politique du parti, qui se réunit ce lundi à 18h. François Fillon a rappelé dimanche soir son intention de rester candidat après le rassemblement organisé au Trocadéro.

L'intégralité de la déclaration d'Alain Juppé