Politique

Disparition annoncée des départements : les conseillers généraux de Gironde pas très chauds

France Bleu Gironde lundi 14 avril 2014 à 7:20

L'hémicycle du Conseil Général de Gironde
L'hémicycle du Conseil Général de Gironde © Radio France

Les élus du Conseil Général de Gironde sont comme leurs collégues de toute la France : ils se posent beaucoup de questions sur l'annonce par le Premier ministre Manuel Valls de la disparition des départements à l'horizon 2021.

C'est un des grands chantiers ouverts par Manuel Valls : le nouveau premierer ministre l'a annoncé mardi dernier lors de son discours de politique générale : il veut supprimer les départements – comme collectivité territoriale – à l'horizon 2021, histoire de faire des économies et de simplifier le millefeuille administratif. 

Cette nouvelle a surpris tout le monde, à commencer par les conseillers généraux eux-même. C'est le cas en Gironde comme ailleurs : Philippe Madrelle, le président de l'Assemblée départementale, l'a annoncé sur France Bleu Gironde dès le lendemain de cette annonce  lui sénateur, il ne votera pas la réforme territoriale en l'état. Pour l'instant, le gouvernement n'a pas donné plus de précision sur "ce big bang territorial"  qui prévoit aussi de réduire le nombre de régions en France. Pascale Got, la députée socialiste est également conseillère générale du canton de Castelnau-Médoc, est très critique sur cette réforme annoncée. Elle se dit d'abord surprise  par la "brutalité de l'annonce" , effectuée sans concertation. Sur le fond, elle ne se montre pas non plus convaincue. Pour elle, l'échelon du département est le meilleur rempart pour défendre le monde rural.

Suppression départements

Les élus, dans l'ensemble, estiment que beaucoup de choses restent pout l'instant dans le flou. Le département est compétent dans de nombreux domaines : la construction des collèges, l'entretien des routes et surtout le social, qiu représente la moitié du budget dans un département comme la Gironde. La question est de savoir à qui ces prérogatives seront confiées si les départements disparaissent.

"Lé département est une très grosse machine en matière de solidarité. C'est un outil indispensable, au plus près des habitants. On ne peut pas le supprimer sans le remplacer par quelque chose." — Philippe Carreyre, conseiller général PS du canton de Saint-Symphorien

Les métropoles pourraient récupérer demain certaines de ses compétences, mais bon nombre d'élus estiment que les territoires ruraux et péri-urbains, qui regroupent la moitié de la population en Gironde, seraient les grands oubliés de cette réforme.

"Les territoires ruraux, moins riches que les territoires urbains, ont besoin d'une institution comme le Conseil général en matière sociale, mais aussi en matière d'aides aux communes pour poursuivre leurs investissements." — Xavier Loriaud, élu Modem du canton de Blaye

Les élus girondins espèrent bien que tous ces points seront mis sur la table lors de la concertation promise par le gouvernement. 

Suppression département

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