Politique

Don de RTT : le geste des salariés de Badoit en débat au Sénat

Par Tifany Antkowiak, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 29 avril 2014 à 17:30

Christophe Germain et son collègue, et ami, Antony Martin
Christophe Germain et son collègue, et ami, Antony Martin © Radio France - Tifany Antkowiak

Le Sénat débat ce mercredi autour d'une proposition de loi, déjà adoptée à l'Assemblée nationale, qui permettrait à un salarié de donner des heures de repos à un collègue dont l'enfant est gravement malade. Cette proposition est portée par le député UMP de la Loire Paul Salen, mais est née à Saint-Galmier, au sein de l'usine Badoit en 2009.

Elle devrait s'appeler la "Loi Mathys". Du nom du fils de Christophe Germain, décédé en 2009 d'un cancer du foie. C'est de cette histoire qu'est née la proposition de loi qui doit être votée ce mercredi au Sénat visant à permettre le don de RTT à un parent dont l'enfant est gravement malade. 

Un don de 170 jours de repos

À l'époque, Christophe Germain, plasturgiste chez Badoit à Saint-Galmier, revient au travail après s'être occupé de son fils Mathys pendant plusieurs semaines. Le médecin de l'assurance maladie ne l'autorise pas à prolonger son arrêt maladie car ce n'est pas lui le malade. Ses collègues, qui savent que le fils de Christophe est mourant, décident de se mobiliser et font don de 170 jours de repos à Christophe Germain.

Don de RTT ENRO

Cinq ans après cet élan de générosité spontané, cette histoire est sur le point de devenir une loi. Ce sont les parents de Mathys qui ont décidé de prendre cette voie. En hommage à leur fils, mais aussi aux collègues de chez Badoit qui les ont soutenus.

Don de RTT SON

Christophe Germain espère que cette proposition de loi sera adoptée, et permettra d'aider d'autres familles. Il y contribue déjà avec l'association qu'il a montée avec son épouse