Politique

Dordogne : entre 600 et 800 adhérents pour le Front national

Par Caroline Pomès, France Bleu Périgord dimanche 29 janvier 2017 à 15:01

80 militants ont assisté au déjeuner du parti à Chalagnac
80 militants ont assisté au déjeuner du parti à Chalagnac © Radio France - Caroline Pomès

La fédération du Front national en Dordogne réunirait entre 600 et 800 adhérents. Ce dimanche, elle organisait un repas avec une centaine de militants. Au menu du jour : la campagne pour la Présidentielle

A trois mois de la Présidentielle, le Front national s'organise. En Dordogne, Michel Guiniot le conseiller départemental FN de l'Oise et proche collaborateur de Marine Le Pen a rendu visite à la fédération et aux militants ce dimanche pour un déjeuner à Chalagnac. Au programme : la campagne de la candidate et les conseils pour convaincre le plus grand nombre. Aujourd'hui le FN Dordogne rassemblerait 600 à 800 militants. Leur rôle : "tracter, coller des affiches et prospecter pour Marine Le Pen".

"On peut y arriver cette année avec la conjoncture actuelle, l'implosion de la gauche et les problèmes à droite. Nous pouvons être un vrai parti." - Michel Guiniot, conseiller départemental de l'Oise.

"Cette année ce sera Marine !"

A table ce dimanche, 80 personnes venues des quatre coins du département. Marie-Catherine est une fervente supportrice du FN. "Je vote FN depuis mes 19 ans." Elle est persuadée que cette année, c'est la bonne. Tout comme Franck, fonctionnaire territorial de Corgnac-sur-l'Isle, encarté depuis 1987. Pour lui, de plus en plus de monde se tournent vers le FN. "Marine Le Pen a un boulevard devant elle." Il affirme l'entendre de plus en plus autour de lui : "Cette année ce sera Marine!"

"Il y en a beaucoup qui votent Front national dans l'isoloir mais qui se cachent après."- Marie-Catherine, militante FN.

Eric Villemagne, chargé de mission en Dordogne le dit : "il y a encore de nombreuses personnes, des chefs d'entreprise par exemple qui ne veulent pas s'afficher aux couleurs du FN" mais les "mentalités changent." Pour Michel Guiniot, un des bras droit de Marine Le Pen, encarté depuis 1988, la dé-diabolisation est une "réussite" et elle est toujours "en marche". "Nous sommes fiers de notre appartenance au FN."