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Politique

Dordogne : un an après l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée, les électeurs de Cherveix-Cubas sont déçus

lundi 7 mai 2018 à 7:09 - Mis à jour le lundi 7 mai 2018 à 12:03 Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord et France Bleu

Cherveix-Cubas, en Dordogne est un gros bourg de 600 habitants où Emmanuel Macron était arrivé largement en tête, dès le premier tour, avec près de 30% des voix. Un an après l'élection présidentielle, les électeurs "macronistes" de l'époque sont globalement déçus.

Les habitants de Cherveix Cubas sont globalement déçus de l'action d'Emmanuel Macron
Les habitants de Cherveix Cubas sont globalement déçus de l'action d'Emmanuel Macron © Radio France - Antoine Balandra

Cherveix-Cubas, France

C'était il y a tout juste un an. Emmanuel Macron était élu président de la République avec 66% des voix au niveau national. En Dordogne, il décrochait 64.2% des suffrages face à Marine Le Pen. En Périgord, Emmanuel Macron n'était pourtant arrivé que deuxième à l'issu du premier tour, avec 22.49% derrière Jean Luc Mélenchon 22.97%. 

Quelques communes avaient pourtant plébiscité la candidature d'Emmanuel Macron. C'est le cas à Cherveix-Cubas, gros bourg rural de 600 habitants en Périgord vert. Emmanuel Macron y avait fait près de 30% des suffrages dès le premier tour (loin devant Fillon, deuxième avec 20%). Et 73.3% au second tour ! Mais un an après, la déception est palpable sur place.

"J'ai voté pour lui, et je suis déçu de ce qu'il a présenté sur l'année. Il avait fait des promesses aux fonctionnaires, car je suis fonctionnaire, et il est revenu dessus, ce n'est pas supportable" dit Philippe, un habitant.

Ne pas s'attaquer aux retraités

"C'est surtout les 80 km/h, je suis chauffeur, je suis directement concerné, ce sera compliqué, nous on est à la campagne on a besoin de la voiture pour aller travailler, on est pas en ville, on ne profite pas des bus, moi j'habite à 17 km de mon travail, j'ai besoin de mon véhicule.

"Si j'allais voter dimanche, franchement, je pense que je ne revoterai pas Macron" conclut cet habitant.

Un sentiment globalement partagé dans le bourg. Car ce qui a choqué, dans cette Dordogne où la part de personnes âgées est importante, c'est la hausse de la CSG et l'effort demandé aux retraités.

"Je maintiens que c'est le président des riches, il s'attaque aux retraités, il a raison sur certaines choses, mais on ne s'attaque pas aux retraités" dit Josiane, une habitante.

Les quelques fidèles du président rencontrés eux se disent en attente. Ses fidèles soutiens disent attendre la fin de son mandat pour juger.