Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Dordogne : un ex-député a acheté sa permanence avec des fonds publics

jeudi 23 novembre 2017 à 18:03 France Bleu Périgord

L'ancien député PS Pascal Deguilhem a acheté le local de sa permanence, au 7 place de la Cité, à Périgueux avec ses indemnités parlementaires. Plus de 70 ex-députés auraient également acquis leurs locaux avec des fonds publics, révèlent nos confrères de France Info.

L'ancienne permanence de pascal Deguilhem à Périgueux.
L'ancienne permanence de pascal Deguilhem à Périgueux. © Radio France - Capture d'écran de Google Maps.

Périgueux, France

Aujourd'hui, il n'en est plus propriétaire. Mais l'ex-député du parti socialiste, Pascal Deguilhem a bien acheté sa permanence avec ses indemnités parlementaires pendant son mandat. Plus de 70 anciens députés seraient dans son cas. C'est ce que révèle une enquête de nos confrères de France Info.

"Les loyers à Périgueux étaient trop chers"

L'ancien député de Périgueux et de la Vallée de l'Isle, élu en 2007 a décidé d'acheter sa permanence en 2008. "Les loyers coûtaient trop chers à Périgueux. Cela me revenait moins cher d'acquérir et le local acheté était plus grand."

Depuis neuf ans, il était propriétaire du 7 place de la Cité, à Périgueux. A l'époque, Pascal Deguilhem a fait un prêt à l'Assemblée nationale et a investi une "modeste" somme personnelle. Les 60 mètres carré derrière l'église de la Cité lui ont coûté 120 00 euros.

Depuis, il remboursait son prêt avec ses indemnités représentatives de frais de mandat. Une enveloppe d'environ 6 000 euros versée tous les mois aux députés pour qu'ils payent leur frais de déplacements notamment. Jusqu'en 2015, les députés avaient le droit d'utiliser cet argent pour acheter leur permanence.

Pascal Deguilhem a "anticipé" le remboursement du local et a fini de le payer avant juin dernier, à la fin de son mandat. Il y a un mois, il a revendu à une entreprise et l'argent de la vente lui est revenu mais cela n'a pas été une "opération financière" pour le député qui l'aurait vendu moins cher que ce qu'il avait acheté.

"Que ce prêt ait disparu est normal. Pour moi, c'était une possibilité à l'époque et c'était la seule façon d'accéder à quelque chose qui convenait à l'exercice de mon mandat."

Aujourd'hui, l'ancien député trouve normal que ce processus ait disparu. "Pour moi, c'était une possibilité à l'époque et c'était la seule façon d'accéder à quelque chose qui convenait à l'exercice de mon mandat."

Germinal Peiro et Colette Langlade locataires

Quant aux trois autres anciens députés, ils sont tous locataires. Germinal Peiro, député du Sarladais pendant 20 ans a _"toujours loué ses permanences", d_e la première à la troisième et dernière, celle de l'avenue de la Dordogne, dans le quartier du Pontet, à Sarlat. Chaque mois, Germinal Peiro versait 600 euros de loyer.

Colette Langlade, députée du Nontronnais depuis 2007 dépensait 700 euros chaque mois pour ses deux permanences, à Thiviers et à Nontron. Elle est d'ailleurs toujours locataire du 2 boulevard Gambetta à Nontron, jusqu'à Noël.

Quant à Brigitte Allain, l'ex-députée écolo du Bergeracois, elle n'est pas visée dans l'enquête de France Info puisqu'elle n'a été députée que 5 ans.