Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le collectif "Droit Au Logement" contre Eric Piolle pour le droit de manifester

-
Par , France Bleu Isère

L'affaire a commencé samedi après-midi devant la permanence électorale du maire de Grenoble. Et dimanche, les militants du DAL ont suspendu leur mouvement pour quelques jours. Ont-ils l'intention de perturber la fin de campagne électorale ? Mystère !

Les militants du DAL et les Jeunes africains devant la permanence electorale d'Eric Piolle
Les militants du DAL et les Jeunes africains devant la permanence electorale d'Eric Piolle © Radio France - Gérard Fourgeaud

C'était une manifestation paradoxale, étonnante, ce samedi, devant la permanence d'Eric Piolle, en plein centre de Grenoble.   Ce sont les défenseurs des réfugiés africains jeunes majeurs qui ont campé de 17 h à 21 h soutenu par le DAL.
 L'association Droit Au Logement (DAL) s'est vu refuser par le maire l'autorisation d'installer des tentes devant le musée de Grenoble pendant 7 jours. Alors que le préfet avait écrit "qu'aucun motif d'ordre public ne justifie d'interdire cet événement" sous réserve de discuter avec la mairie de Grenoble des conditions d'hygiène et d'obtenir d'Eric Piolle l'autorisation d'occuper le domaine public. 

Le DAL avait lancé une série d'actions en faveur des droits des MNA pour obtenir des papiers et des logements, à ces 80 jeunes mineurs qui ne sont plus sous la tutelle du Conseil Départemental, parce qu'ils ont terminé leurs études. Certains sont sous le coup d'une OQTF (Obligation de quitter le territoire français)    

Ils étaient une centaine à réclamer "des logements, pas du gazon".

Ils ont campé sur la place de Verdun, samedi après midi. Ne pouvant atteindre le parvis du musée, ils sont allés à la permanence de campagne d'Eric Piolle, distante de 200 mètres.  Ils y ont pénétré en bousculant certains colistiers. Il n'y a pas eu de blessé. Puis ils sont ressortis dans la rue. Ils ont construit une tente blanche au milieu de la rue Brocherie, qu'ils ont démontée une heure plus tard à la demande de la police pour laisser libre le passage pour les clients des restaurants du centre-ville. 

La tente installée devant la permanence
La tente installée devant la permanence © Radio France - Gérard Fourgeaud

Plusieurs nouveaux colistiers d'Eric Piolle, peu habitués à la politique, qui ont défendus les jeunes africains depuis plusieurs mois, étaient déconcertés. Mais, ils faisaient bloc moralement autour du maire que l'on n'a pas vu sur place. L'élu le plus "gradé" étant Bernard Macret, quatrième adjoint. Certains colistiers dénonçaient une manœuvre, sans précision sur le ou les auteurs.
Après quatre heures d'attente et de négociations, la ville est restée sur sa position: pas question de manifester à cause des mesures sanitaires.  Les discussions ont eu lieu sur la place des Tilleuls. 

Les discussions entre les élus et les jeunes africains
Les discussions entre les élus et les jeunes africains - Gérard Fourgeaud

Le reportage

Les militants du DAL ont décidé, dimanche en fin d'après-midi, de suspendre leurs actions, jusqu'à la fin de la semaine

Ils laissent entendre une action avant le second tour des élections municipales. Ils s'étaient rassemblés devant le musée de Grenoble, là-même où ils espéraient s'installer pour une manifestation statique d'une semaine.  Ce qui fait dire au DAL : "A l'heure où le pouvoir macronien s'attaque au droit de manifester, Eric Piolle cherche-t-il vraiment à seulement protéger le gazon" Selon eux, le maire de Grenoble leur a opposé le règlement des parcs et jardins pour empêcher la tenue de cette manifestation
 

Les réactions des opposants politiques

Pour Emilie Chalas, député LREM de Grenoble et candidate aux municipales : "Eric Piolle n'a eu de cesse de ne pas transcrire en actes les paroles qu'il prêche... Sans oublier d'attaquer l'Etat au passage. Le cynisme que je dénonçais il y a plusieurs mois finit par se voir, et ceux qui sont engagés au quotidien auprès des migrants finissent par le dénoncer... CQFD". La réaction d'Alain Carignon, arrivé en deuxième position au premier tour : 

La réaction d'Alain Carignon

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu