Politique

Droits à la retraite : Laurent Wauquiez se défend sur son détachement du Conseil d'État

Par Thomas Schonheere, France Bleu Drôme-Ardèche, France Bleu Isère, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Pays de Savoie, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu jeudi 14 septembre 2017 à 18:58 Mis à jour le jeudi 14 septembre 2017 à 21:53

Laurent Wauquiez en haut du Mézenc, lors de l'ascension en 2014.
Laurent Wauquiez en haut du Mézenc, lors de l'ascension en 2014. © Radio France - Julie Szmul

Depuis 2004, Laurent Wauquiez cumule des droits à la retraite pour un poste qu'il a occupé deux mois au Conseil d'État. "C'est l'application stricte de la loi", a expliqué jeudi le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans un communiqué.

La pratique est tout à fait légale, comme le rappelle Lyon capitale, qui a révélé l'information. Depuis 2004 et sa première élection en tant que député de Haute-Loire, Laurent Wauquiez est en "détachement" du Conseil d'Etat, qu'il a rejoint à sa sortie de l'ENA. A ce titre, l'actuel président de la région Auvergne-Rhône-Alpes cumule des points de retraite en tant que maître des requêtes. Un poste que Laurent Wauquiez aura occupé deux mois, en 2004, sans jamais revenir ensuite au Conseil d'État.

"Emplois fictifs"

Dans un communiqué diffusé ce jeudi après-midi, Laurent Wauquiez, qui brigue la présidence du parti Les Républicains, affirme qu'il n'est "pas dupe du calendrier de ce genre d’attaques en pleine période de reconstruction de l’opposition". Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes poursuit : "Je suis aujourd’hui dans le régime du détachement prévu par la loi. (...) Il est important de préciser d’une part qu’il ne s’agit pas d’un régime spécial de retraite, d’autre part que tous mes droits à la retraite sont évidemment ouverts par des cotisations que je paye réellement."

La réponse de Laurent Wauquiez arrive après plusieurs réactions indignées. Interrogé jeudi par franceinfo, le président de l'association Anticor, Jean-Christophe Picard, dénonce un système "choquant et indéfendable". Olivier Faure, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, estime pour sa part que Laurent Wauquiez "perpétue la tradition des emplois fictifs".