Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Bordeaux : de Juppé à Florian

Edouard Philippe candidat à la mairie de Bordeaux en 2020 ? "Tout est possible" répond Jean-Louis David

-
Par , , France Bleu Gironde

L'émotion est grande dans les rangs de la majorité municipale à Bordeaux. Lors d'une conférence de presse, Alain Juppé a donné les raisons de sa démission. Son adjoint en charge de la vie urbaine et pilier historique, Jean-Louis David peine à se prononcer sur sa succession.

L'adjoint au maire, Jean-Louis David lors d’une session du conseil municipal de Bordeaux en 2017
L'adjoint au maire, Jean-Louis David lors d’une session du conseil municipal de Bordeaux en 2017 © Maxppp -

Des regards émus, des larmes sur quelques visages : la conférence de presse d'Alain Juppé ce jeudi s'est révélée être un réel moment d'émotion entre le futur ex-maire de Bordeaux et les élus de sa majorité municipale. A quelques mètres du pupitre, les bras croisés mais les yeux brillants d'émotion, Jean-Louis David. Ce pilier historique du camp juppéiste, adjoint au maire en charge de la vie urbaine, a répondu aux questions de France Bleu Gironde. Il a connu Jacques Chaban-Delmas avant Alain Juppé et il revient sur ce qui différencie les deux hommes, mais il  n'ose pas encore se prononcer sur sa succession.

Jean-Louis David, vous êtes l'un des proches d'Alain Juppé. Durant cette conférence de presse, on a vu un Alain Juppé ému, la voix cassée à plusieurs reprises. Est-ce que cela vous a touché ?

Je suis au service de Bordeaux et d'Alain Juppé depuis 1995. Nous avons fait route ensemble sur cette formidable aventure à proximité l'un de l'autre et j'ai tellement appris de lui. C'est donc forcément aujourd'hui un moment très délicat, émotionnellement très difficile. On revoit tellement d'images, de moments passés ensemble : les joies, les difficultés, les dossiers réussis, ceux qui ne l'étaient pas. Il y a un vrai livre à écrire.

Vous avez connu deux maires, Jacques Chaban-Delmas et Alain Juppé. Que vous ont-ils apporté ? Quels souvenirs gardez-vous d'eux ?

Ce sont deux hommes d'exception, deux hommes d'Etat et deux hommes extrêmement différents. L'un était un homme de l'oralité, de la verbalité, de la séduction, vous aurez reconnu Jacques Chaban-Delmas. L'autre, Alain Juppé, était un homme d'Etat, d'une capacité à manager et à gérer les dossiers ; il suffit d'ailleurs de regarder la révolution de la ville. Mais l'un et l'autre ont marqué ma vie, ma vie politique mais aussi ma vie humaine. Ce sont des gens pour lesquels j'ai nourri une très très grosse affection.

Est-ce que vous êtes prétendant à sa succession ? Est-ce qu'il y a un profil au sein de la majorité, en tout cas pour l'année qui arrive avant les élections municipales ?

Non, je ne réponds qu'une chose à ça depuis l'annonce de sa démission hier : je sers Bordeaux, les Bordelais et le maire dans la délégation qui est la mienne, dans les compétences qui sont les miennes. 

Comme Alain Juppé l'a dit lors de sa conférence de presse, les élus de la majorité municipale se réuniront samedi matin et on aura là l'occasion de parler de tout ça ensemble. On pourra exprimer les uns après les autres nos idées et nos désirs par rapport à cela. Et je pense que c'est une bonne méthode, c'est la bonne manière de faire. Il y a dans cette équipe municipale un certain nombre, et plus élevé que certains ne le disent, de gens capables de faire les choses.  Alors maintenant, avec ces gens de grandes qualités, il faut arriver à souder l'équipe telle qu'elle est aujourd'hui pour aller jusqu'en 2020. On va faire ça je pense en toute sincérité, amitié et fidélité.

En 2020, Edouard Philippe à Bordeaux, c'est possible ?

En politique, tout est possible. Il y a deux règles que je me suis fixées : tout est possible et la vérité d'un jour n'est jamais celle du lendemain. Mais la question de 2020 n'est pas d'actualité. La vraie question d'actualité c'est comment l'équipe s'organise pour aller jusqu'aux élections municipales ; comment, plus tôt que prévu, nous nous mettons en ordre de marche pour peaufiner, affiner, mettre en oeuvre les projets, les dossiers qui ont été initiés par Alain Juppé et par l'équipe depuis quelques années.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu