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Politique

Edouard Philippe en Corse : "Ouvrir la voie à la différenciation des territoires"

Le Premier ministre a posé le pied à Bastia en début d’après-midi ce mercredi. Après un déjeuner à la Préfecture de Haute-Corse, le premier rendez-vous politique était cet entretien avec Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, prévu pour 45 minutes... et qui aura duré bien plus longtemps.

Edouard Philippe (à droite) retrouve Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, 1 an après leur première rencontre.
Edouard Philippe (à droite) retrouve Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, 1 an après leur première rencontre. © Radio France - Hélène Battini

Bastia, France

Un an après une première entrevue à Matignon, c'était cela dit le contenu qui posait question : va-t-on vers un dégel de la situation entre la Collectivité de Corse et ses représentants, et l'Etat ?

La réaction de Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse au sortir de cette réunion à trois : 

Jean-Guy Talamoni, président "Corsica Libara" de l'Assemblée de Corse

Nous avons demandé une fois de plus l'ouverture d’un véritable processus de dialogue, du type du « Processus de Matignon », ouvert par Lionel Jospin en son temps. Nous avons exposé de façon argumentée la position de notre majorité et il n’y a pas de différence d’appréciation entre les différents courants de la majorité (nationaliste, NDLR). L’essentiel était le niveau politique et non pas le niveau technique, un changement de cap de la part de Paris, une prise en compte du fait démocratique, du projet qui a été validé par les corses à une majorité absolue.

Trois mois après la venue dans l'île du Président de la République, dans le dernier épisode du Grand Débat National, que les deux président de la CDC avaient boudé, ces derniers ont accepté de rencontrer le chef de l'Exécutif, cette fois.

Cuzzà, c'était un format qui ne nous aurait pas permis de nous exprimer , c'était une opération de com'. Aujourd'hui, le format était différent. Nous n'attendions pas de réponse immédiate, mais il est évident que si dans les jours ou les semaines qui viennent il n'y a rien de nouveau dans l’attitude parisienne, cela sera extrêmement préjudiciable pour la Corse bien sûr, et pour les relations entre la Corse et Paris", précise encore le chef de file de Corsica Libara.

"Développement, spécificité, constitution..."

Edouard Philippe a ensuite fait un crochet par la mairie de Bastia, et rendu visite au maire Pierre Savelli. S'en est suivi un moment plus solennel, dans la cour du Palais des Gouverneurs, au musée de Bastia. Un moment ouvert par un discours d’accueil du président de l'exécutif territorial, Gilles Simeoni : 

« La question Corse n’est pas qu’une question économique, c’est aussi une question politique », a déclaré l'élu autonomiste face au chef du gouvernement, avant que le premier ministre ne s'avance à son tour face aux micros.

Edouard Philippe dans la cour du musée de Bastia lors de son discours. - Radio France
Edouard Philippe dans la cour du musée de Bastia lors de son discours. © Radio France - Christophe Giudicelli

« Nous allons mettre en place des discussions pour ouvrir la voie à la différenciation des territoires. La corse et ses spécificités ont toute la place dans ce projet.", a précisé Edouard Philippe. 

Le premier ministre a confirmé la création d'ici un an d'un nouveau plan d'investissements pour l'île. Ce plan de transformation et d'investissements pour la Corse (PTIC), déjà annoncé par Emmanuel Macron lors de sa venue en avril mais dont les modalités restaient à définir, est destiné à prendre le relais du Plan exceptionnel d'investissement (PEI). 

Le pensionnaire de Matignon n'a pas parlé d'autonomie, presque pas évoqué les revendications principales de la majorité nationaliste (prisonniers, statut de résident...). Son discours est resté axé sur le développement de l'île, et son inscription dans la constitution. Un processus de révision interrompu l'été passé, et qui sera relancé possiblement après les élections municipales du printemps 2020. 

Accompagné de Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires et de Muriel Pénicaud, ministre du travail, Edouard Philippe a ensuite pris la direction de Ponte Leccia, pour une restitution de la mission urbanisme face aux maires de l'île. Il se rendra demain en Corse-du-Sud, d'abord à Propriano, puis Ajaccio. Au programme notamment, une rencontre avec les maires de deux municipalités, et la signature de la cession de la citadelle ajaccienne à la ville, ainsi qu'un dépôt de gerbe devant la stèle du Préfet Erignac, en la préfecture de Corse.